Étudiants Québec

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La mauvaise farce de Charest

Qu'un chef de gouvernement se permette des fanfaronnades pendant que sa police tabasse sous ses fenêtres son bon peuple n'est certes pas élégant. Qu'il le fasse devant de richissimes profiteurs qui vivent loin des préoccupations populaires est sans doute navrant. Mais que tout ce beau monde se bidonne est extrêmement troublant. J'ai l'image de Louis XIV et de sa cour. Mais je préfère ne pas me rappeler comment ça a tourné.
CP

Cette crise est une trilogie

Chaque jour, plus profondément je me révolte. Et n'allez pas croire que je porte le carré rouge sur mon manteau déjà rouge. Pas besoin. Le rouge orne de plus en plus mon regard, et teint mes principes comme une chaussette oubliée dans une brassée de blanc.
CP

Votre date butoir n'est pas la nôtre

Chers membres de l'élite, sachez que la lutte goûte bon aux étudiants. Même dans la connerie de votre autisme. Même dans le dialogue de sourds. Même couverte de votre ridicule. Elle goûte le printemps, l'espoir. Nous sommes peut-être cernés de nuits blanches et de longues journées, mais nous ne sommes pas fatigués. Pour nous, la lutte ne fait que commencer. Elle nous alimente. Votre date butoir n'est pas la nôtre.
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Vandalisme

Les déprédations malhabiles des étudiants ne sont rien à côté du pillage étatisé que le Québec est en train de subir. Creuser le sous-sol dans la cour des gens, ça c'est du vandalisme. Fracturer la roche et contaminer la nappe phréatique, c'est aussi du vandalisme. Vider le territoire québécois de ses ressources et les donner à des compagnies étrangères qui vont en tirer des profits faramineux, c'est encore du vandalisme de haut vol. Détourner l'argent des contribuables pour bétonner le Grand Nord au profit des compagnies minières, c'est du vandalisme. Vendre pour une poignée de pain l'exploitation des étendues encore vierges sans aucune garantie environnementale, c'est du pur vandalisme.
CP

Changer de paradigme

Dans le contexte actuel, il est d'une malhonnêteté déconcertante de dire que la ministre de l'Éducation refuse de s'asseoir avec les leaders étudiants. Négocier veut dire faire preuve d'un minimum de flexibilité. Ce qui a été fait afin de répondre à chacune des raisons pour lesquelles les associations étudiantes disaient s'opposer à la hausse des droits de scolarité.
Radio-Canada.ca

Arriver à ce qui commence

On critique l'entêtement idéologique des jeunes dans la rue, mais qui des deux, gouvernement ou étudiants, est le plus aveugle à votre avis? Même si les étudiants sont forcés de réintégrer leurs classes, et ils devront bien le faire à un moment donné, la grogne est désormais plus large, le besoin de s'exprimer plus vaste et la nécessité de reprendre ce qui nous appartient, de plus en plus aiguë.
CP

Faites-les échouer!

« Ma responsabilité est de rappeler aux directeurs d'établissements des universités et des cégeps que toutes les mesures doivent être prises pour que les cours puissent se donner », a dit Line Beauchamp le mercredi 11 avril. Ça a l'air un peu dur, fâché, mais pas déraisonnable. On comprend que la ministre est excédée. On ne bafouera pas davantage son impérieuse autorité. Mieux : les sondages semblent être de son bord.
PC

Droit à l'éducation: tel est pris qui croyait prendre

Depuis quelques jours, les démarches juridiques se multiplient en rapport à la grève estudiantine. Des étudiants voulant retourner en classe se tournent vers les tribunaux pour que ceux-ci ordonnent la reprise des cours à coup d'injonctions. Certains obtiennent gain de cause et d'autres non. En entrevue au Devoir, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a réagi en dénonçant la «judiciarisation» du conflit, c'est-à-dire l'utilisation des tribunaux et du droit pour régler un litige entre le gouvernement et les étudiants. «C'est un conflit qui est politique, et la justice ne saurait servir quand tu as perdu sur le terrain politique.»
PC

Lettre à madame la ministre de l'éducation

Je parle rarement de politique publiquement. Mais les événements des dernières semaines, liés à l'annonce par votre gouvernement d'une augmentation brutale des frais de scolarité au Québec me mettent dans une rage folle. Non, je ne suis plus étudiant. J'ai même foulé les bancs des HEC, là ou le mot grève ne franchit que rarement la porte d'entrée. Aujourd'hui, je n'écris pas par solidarité. Ni par compassion. J'écris parce que je suis en colère. L'éducation n'est pas une marchandise.
PA

De la juste part à la juste place

L'argument central est simple: toute hausse des droits de scolarité mettrait à mal non seulement l'accessibilité aux études universitaires, mais les principes mêmes de la justice et de la solidarité sociale. Ces petits coups de force rhétoriques ont bien sûr pour effet de caser tous ceux qui reconnaissent la pertinence de cette hausse dans le camp des méchants « néo-libéraux », des individualistes désancrés et insensibles à la misère des autres. Un bien triste sort pour ceux et celles qui n'entrent pas dans la marche et qui ne bénéficient pas de cette surexposition médiatique consentie au camp adverse plus bruyant et sans doute mieux organisé.
PC

La grève et les minorités

Dans la photo, il y a au moins quatre étudiants costumés et maquillés en « blackface ». On les voit ainsi pousser à l'aide d'une charrue une tête massive de Jean Charest en papier mâché, sous laquelle une enseigne indiquait «Sir John James Charest». Quel était le message? Les Québécois sont les nègres du Canada? Ben ouais, et quoi encore? Cet étalage de blackface et la manipulation de l'histoire des Noirs est totalement en contradiction avec les appels retentissants du Mouvement pour la solidarité.
PC

Manifs à travers tout le Québec

MONTRÉAL - Des policiers ont dû intervenir mardi matin pour contrer des manifestations d'étudiants devant le ministère des Finances à Québec et la Société des alcools du Québec à Montréal.À Montréal,...
CP

Tort sur la hausse, mais pas le laissez-faire

Avec la probabilité d'une élection provinciale imminente, il y aura des débats et des décisions d'importance capitale et si la population peut s'intéresser avec autant de vigueur aux enjeux beaucoup plus graves, ce sera bénéfique pour tous. Cela dit, je crois que le mouvement de protestation des étudiants devrait plutôt être dirigé vers quelque chose de réellement inquiétant pour l'avenir, par exemple notre dette record qui va coûter bien plus cher aux étudiants que la hausse elle-même.
AP

Déréglementer et pas juste hausser!

Depuis plusieurs semaines, plusieurs associations étudiantes du Québec tentent de convaincre les Québécois de s'opposer à la hausse des frais de scolarité universitaire, appuyant leur position principalement sur l'argument que l'augmentation des frais de scolarité se ferait au détriment de l'accessibilité aux études supérieures, ce qui engendrerait des conséquences néfastes à long terme sur la croissance économique.
Radio-Canada.ca

Hausse des droits de scolarité: voir la forêt derrière l'arbre

Les études coûtent moins cher dans notre province qu'ailleurs, oui, mais qui analyse les revenus des diplômés québécois par rapport à ceux de l'Alberta, de Vancouver ou de Toronto? En maintenant des politiques salariales parmi les plus basses au Canada, doit-on s'étonner que les coûts de scolarité doivent être plus bas chez nous? On encourage ensuite ce travailleur (ex-étudiant déjà endetté avant sa première journée de travail) à consommer et à faire rouler l'économie, sans quoi le pays sera déficitaire. Du même souffle, on lui reproche d'être irresponsable et de s'endetter, la dette moyenne par famille au Canada étant plus élevée que jamais.
Le HuffPost Québec

Armé de mon carré rouge

Les enfants des « baby-boomers » sont en voie de prendre les rênes d'une société qui a été contrôlée par le premier groupe de l'histoire du Québec à avoir une masse assez importance pour faire basculer les décisions importantes en sa faveur lorsqu'elle le voulait. Ce facteur leur a permis de réaliser de grands avancements pour la société québécoise.
PC

Ma grand-mère et les étudiants

Pauline Lortie, la mère de ma mère, est née en 1929. Il lui arrive parfois de suivre des cours de science politique à l'université du troisième âge. À 83 ans, elle fait partie de cette génération qui a vu naître un Québec moderne laissant place à un projet de société inspirant. De Maurice Duplessis à Jean Lesage, elle a vu le système d'éducation évoluer. Elle a été aux premières loges de la création de l'accessibilité aux études.
PC/Denis Beaumont

Étudiants: le vent a tourné

Le véritable tour de force de cette mobilisation sans précédent est d'avoir détourné le débat sur des horizons beaucoup plus larges. La question n'est plus: pour ou contre la hausse des frais de scolarité? La question est: dans quelle société voulez-vous vivre? Une société où l'éducation est d'abord considérée comme une valeur marchande, ou une société où non seulement l'éducation, mais la participation citoyenne sont valorisées en soi?
CP

Infantilisation, juste part et nombrilisme

Voilà plusieurs jours que j'entends dire différentes choses qui me boguent sérieusement à propos de la grève étudiante. En voici trois.D'abord, est-ce qu'on pourrait arrêter de prendre les étudiants pour des enfants? Quand ce n'est pas le maire Tremblay qui dit que les parents devront faire la leçon à leurs enfants, c'est la ministre Beauchamp qui les sermonne comme une maman en les priant de retourner en classe sous peine de sérieuses conséquences, ou le chroniqueur de circulation de Radio-Canada qui laisse entendre que ce seront les parents qui écoperont du paiement des contraventions encourues par les blocages. Les étudiants ont en grande majorité atteint l'âge adulte, parfois même avancé , et il serait temps qu'on commence à s'adresser à eux comme tel, comme des citoyens à part entière, ce qu'ils sont d'ailleurs.
PC

Mauvais message!

Je suis contre la hausse des frais de scolarité, j'en aurais, moi aussi, long à dire au ministre de l'éducation s'il se trouvait devant moi et je m'évertue à convaincre mes proches qui ne comprennent pas la grogne étudiante du bien-fondé de notre contestation. Pourtant, lors du référendum facultaire, je n'ai pas voté pour la grève. Je n'ai même pas voté contre. Je me suis abstenu, comme une poignée d'autres étudiants de la faculté.
PA

En faveur d'une hausse des frais de scolarité

Je ne sais pas ce qui me prend ce matin. Mais, je me lance tout de même. Et, je le dis haut et fort : «Je suis en faveur de l'augmentation des frais de scolarités». Oui, oui, vous avez bien lu. Je suis en faveur de l'augmentation des frais de scolarité. Mais, avant de recevoir les insultes, je désire m'expliquer.