Étudiants Québec

CAPTURE D'ÉCRAN

Le rapt du nous. Le rap du vous.

Je suis de ceux qui déplorent l'engagement citoyen qu'une fois tous les quatre ans. S'il faut agir vigoureusement pour secouer notre démocratie, l'alternative proposée par la CLASSE - la démocratie directe sollicitée à chaque instant - ne me paraît pas constituer une démarche très responsabilisante.
AFP/Getty Images

La transparence de l'action et de la gouvernance

Un article au Devoir a particulièrement attiré mon attention sur le sujet de la transparence de l'action et de la gouvernance. Dans « Le silence numérique du gouvernement aurait empiré la crise », Fabien Deglise analyse les impacts qu'aurait pu avoir le «silence du gouvernement de Jean Charest dans les nouveaux espaces numériques de communication» sur le conflit actuel. Il es ressort un constat d'échec.
CP

À genoux

Dans son message inaugural en 2003, le premier ministre Charest avait annoncé qu'il prenait sous son aile le dossier Jeunesse. «Je tiens par ailleurs à dire aux jeunes Québécois que les dossiers jeunesse sont sur le bureau du premier ministre. J'en fais une préoccupation personnelle. Les jeunes ont une conscience des enjeux et des considérations universelles....On a besoin de leurs idéaux», disait-il en juin 2003.
SRC

Lettre aux policiers

Chers policiers, Je suis un des très rares citoyens qui peut vraiment apprécier la difficulté de votre travail. La plupart des citoyens oublient que vous êtes des salariés de la classe moyenne, que vous ragez aussi contre ce gouvernement qui semble corrompu, que plusieurs d'entre vous sont parents d'étudiants et que, si vous avez réussi à convaincre votre progéniture de rester chez vous, vous avez peut-être la lourde tâche d'intervenir auprès de ses amis.
CP

Vive la poêle à frire

Le mouvement des femmes au Québec s'est bâti précisément sur le contournement de la loi interdisant l'avortement. Comme bien d'autres féministes à l'époque, j'ai aidé des femmes à avorter dans la plus parfaite illégalité. Arrêtez-moi quelqu'un. Il y a parfois des gestes plus dignes de respect, certainement plus courageux, que de simplement faire les génuflexions d'usage devant la primauté du droit. On comprend, bien sûr, le besoin de juristes et politiciens de réitérer leur attachement aux règlements démocratiques puisque leur pain et beurre en dépend.
CP

Une loi avec des crocs

Ce ne sont pas des dents mais des crocs que le gouvernement Charest a mis dans la loi spéciale qu'il veut faire adopter pour forcer un retour en classe dans les cégeps et universités. Le projet de loi 78 contient, bien sûr, des amendes salées, entre 7,000$ et 25,000$ par jour pour tout dirigeant d'association qui contrevient à la loi, entre 25,000$ et 125,000$ pour une association, des montants qui pourraient doubler en cas de récidive.
CP

Conflit étudiant: le gouvernement prend ses responsabilités

Il se trouvera toujours des gens pour clamer que les étudiants les plus vulnérables n'auront plus accès à l'université l'an prochain, et que la justice sociale en est compromise, que cela soit vrai ou non, qu'ils puissent le démontrer ou non. Il s'en trouvera toujours, à l'Assemblée nationale comme ailleurs, pour crier au scandale, pour dire que « le gouvernement crache sur une génération », alors qu'il prend ses responsabilités et s'engage plutôt à s'assurer que le Québec offre à notre génération et ses enfants la meilleure éducation supérieure possible, et une éducation accessible, de surcroît.
PC

Conflit étudiant: une occasion ratée

Il me semble que si tous les partis s'étaient unis pour demander un retour en classe le message aurait eu de l'impact autant sur les étudiants, les profs que les directions d'établissement. Après 13 semaines de conflit, les étudiants en grève sont dans une logique voulant que la session est, de toutes façons, foutue, donc aussi bien continuer.
PC

De la gratuité scolaire à la carte blanche au gouvernement

Du côté des étudiants, que s'est-il passé durant cette vingtaine d'heures de négociations pour que cela se termine par une entente qui donne carte blanche au gouvernement? Et pourquoi les premières déclarations des présidents des associations, dont Gabriel Nadeau-Dubois et Léo Bureau-Blouin, allaient dans le sens de la victoire étudiante?
Getty

Étudier sous protection policière

Dans le débat sur l'accessibilité aux études, les « carrés rouges » ont perdu la bataille intellectuelle puisqu'aucune étude sérieuse ne soutient leur point de vue. Aucune. Au contraire, les propositions du gouvernement accroissent l'accessibilité aux études. Ils ont aussi perdu la bataille de l'opinion publique puisque la majorité de la population ne les soutient pas.
PC

Rouges, verts, unissons-nous!

Dans une négociation, chacun doit faire son bout de chemin. Quand on annonce aux étudiants qu'on les fait venir un vendredi à 16 heures pour rouvrir le dialogue, pour parvenir à une entente, c'est qu'on est prêt à faire son bout de chemin. Sa «juste part» dans la négociation. Quand on les fait négocier pendant 20 heures de temps, passer la nuit debout, c'est qu'on s'attend à ce qu'enfin, il y ait compromis.

Coups et blessures

Ça commence par un coup de gueule, une idée criée plus fort que les autres. Ça commence par une opinion exprimée à voix haute qui ne plaît pas à tout le monde. Ça commence par un désir pressant de mettre en doute les mauvaises habitudes d'un gouvernement embourbé dans les scandales et corrompu par un manque patent d'éthique. Ça commence par des gens assis qui décident de se tenir debout.
PC

Réponse à Lucien Bouchard

Cette mauvaise gestion, qui ne se limite pas qu'au monde de l'éducation, vous en êtes également coupable en tant qu'ancien premier ministre du Québec. L'élite politico-économique dont vous faites partie est responsable de l'endettement record du Québec, du délabrement de nos infrastructures et du plus haut taux de taxation d'Amérique du Nord. Vous parlez du gel et de ses effets néfastes avec le temps, pourtant vous n'avez pas eu le courage d'indexer lorsque vous étiez premier ministre. Malgré tout, aujourd'hui vous donnez la leçon aux étudiants
PC

Étudiants: des citoyens de seconde zone?

Serait-il possible que les policiers ne se présentent ni dans les assemblées générales des actionnaires de SNC-Lavalin, ni dans les réunions d'assemblées syndicales, ni dans les activités de financement du PLQ parce qu'ils savent qu'ils n'y sont pas les bienvenus, qu'il s'agit de discussions entre citoyens qui sont dans leur droit de discuter? Croyez-vous qu'avec n'importe quel autre groupe que les étudiants, le gouvernement laisserait le conflit s'éterniser aussi longtemps?
alamy

Quitter la colère

À part quelques endormis et heureux, nous ne sommes plus que ça : un peuple en colère. Un peuple tout entier. Parce que la colère est contagieuse et qu'elle est désormais de toutes les raisons; le pour, le contre, celui qui ne veut rien lâcher, celui qui voit son année s'envoler, celui qui prend des coups de matraque, celui qui en donne, celui qui s'est fait éclater sa vitrine, celui qui a mis trois heures pour rentrer, celui qui hurle de rage face à la surdité, ou l'autre, qui en appelle à la justice.
Yvon Roy

L'art de la tromperie selon Jean Charest

Monsieur Charest s'acharne sur l'opposition péquiste parce qu'elle porte le carré rouge. En clair, il se sert du conflit pour le tourner à son avantage. Il entretient un conflit qui dure depuis des semaines, un conflit qu'il a pratiquement créé de toutes pièces. Il tente de diviser la population, de la liguer contre un mouvement historique aux revendications tout à fait valables.
CP

Le choc des valeurs

Le gel en vigueur au cours des neuf années précédentes ne pouvait plus perdurer. N'oubliez pas que nous sortons d'une crise économique, nos exportations reculent ou au mieux stagnent depuis deux ans. Sans compter qu'Ottawa a réduit ses paiements de transfert pour l'éducation postsecondaire dans le cadre de sa lutte contre le déficit. Bref, nos finances publiques sont mal en point. Le gel était un luxe, on n'en a plus les moyens.
PC

Un test de leadership

Pour un leader syndical (ou étudiant) le vrai test de leadership dans un conflit c'est d'être capable de vendre un règlement pour reprendre le travail (ou les études). C'est là où nous en sommes dans cet interminable printemps étudiant.
PC

Comment expliquer la popularité de Gabriel Nadeau-Dubois?

Gabriel Nadeau-Dubois et ses collègues ont su profiter de la conjoncture politique actuelle. Ils personnifient l'opposition à l'équipe Charest. En plus d'être jeune, Gabriel Nadeau-Dubois, ce politicien en herbe s'exprime dans un discours accrocheur et syndicaliste ce qui a naturellement attiré les médias. Malheureusement pour les Québécois, son discours cache une tout autre réalité, celle de la promotion de la désobéissance civile, du non-respect des décisions de la Cour, du saccage du bien public et des biens privés et l'appel à la Révolution.
CP

Cher Monsieur Pratte

Il y a crise, Monsieur Pratte, lorsque l'on refuse de reconnaître la légitimité démocratique de décisions prises en assemblées délibérantes, et ce, avec des taux de participation qui feraient rougir toute notre classe politique. Il y a crise, Monsieur Pratte, lorsqu'un gouvernement préfère laisser aux tribunaux et aux corps policiers le soin de dénouer les conflits dans le milieu de l'éducation, ne faisant qu'alimenter les tensions plutôt que d'apaiser la grogne estudiantine.
CP

La révolution et les individualistes

Le discours des étudiants pour la hausse représente bien cet individualisme : « Moi, je veux aller à mes cours si je le veux, eux peuvent manifester s'ils le souhaitent! ». Autrement dit, manifestez pour le bien commun, moi je profiterai de votre victoire et en plus je terminerai ma session! L'image parfaite du passager clandestin!
PC

Une solution honorable

La solution simple que je propose est la suivante. Le gouvernement accepterait de répartir la hausse prévue sur six ans, au lieu de cinq, et celle de la première année serait coupée de moitié. Le manque à gagner des universités serait compensé par une augmentation équivalente du financement public. Les modifications annoncées au régime de prêts et bourses seraient mises en place. L'opportunité d'établir une commission de surveillance des finances universitaires ferait l'objet de discussions ultérieures.