Si le XXe siècle est déjà derrière nous, l'automobile règne toujours sans partage en Amérique du Nord. Européens et Asiatiques ont pourtant resserré depuis longtemps leurs mesures de contrôle sur les émissions de CO2 des bagnoles. Pourquoi sommes-nous toujours à la traîne ?
L'Allemagne vient d'atteindre une étape essentielle dans le domaine de l'énergie renouvelable. Le 26 mai, le pays a réussi à combler la moitié de ses besoins énergétiques avec de l'énergie solaire. D'accord, il s'agissait de jours ensoleillés, mais les Allemands produisent malgré tout 20% de leur électricité annuelle avec des ressources renouvelables.
Les scientifiques sont formels: la nature est bonne pour notre bien-être et notre santé, de 7 à 77 ans. À son contact, la pression artérielle diminue, l'anxiété et le stress aussi. La qualité du sommeil augmente, l'énergie et la joie de vivre aussi. Alors, qu'attendez-vous pour passer au moins 30 mn par jour dans la nature?
S'il fait consensus en matière d'environnement et de développement durable, le principe du pollueur-payeur est particulièrement remis en question dans le contexte du conflit sur la hausse des droits de scolarité. Ne sommes nous pas en présence d'un de ces cas de deux poids deux mesures ?
Après des semaines de manifestations, il est évident que le problème va plus loin que la question de la hausse des frais de scolarité. Les manifestants nous forcent à nous poser une incontournable question : à quoi sert un gouvernement ? Gouverner, c'est établir des priorités. Les étudiants se rendent bien compte qu'ils ne pèsent pas lourd dans celles-ci.
Le contraste ne pourrait être plus saisissant. D'un côté, un gouvernement totalement déconnecté et furieusement idéologue qui agit comme si le Canada était coincé dans un autre siècle. De l'autre, des citoyens conscientisés qui utilisent des moyens modernes et ouverts pour promouvoir des valeurs progressistes et humanistes.
Alors que le Québec bat au rythme des casseroles et de tous les très très petits « maires Gendron » de la province qui leur font la chasse, c'est le party à Ottawa pour Stephen Harper et sa gang. Avec le projet de loi C 38, les Conservateurs se préparent en effet à imposer un saccage systématique, organisé, concerté de la nature canadienne à tous les niveaux, en détruisant une à une les barrières règlementaires à l'exploitation sauvage et industrielle du pays.
La loi 78 adoptée par le gouvernement du Québec et ses atteintes aux libertés individuelles ont occupé beaucoup d'espace médiatique au cours des dernières semaines. Ceci a fait tomber dans l'oubli l'assaut frontal que le gouvernement Harper a lancé contre la protection de l'environnement et nos institutions démocratiques dans son projet de loi C-38, qualifié de « mammouth » en raison de son envergure
Quand j'ai été élu à la Chambre des communes il y a un an, j'ai accepté le mandat de mes concitoyens le coeur rempli d'espoir. Bien que les conservateurs aient remporté l'élection, je croyais qu'il serait possible pour moi de travailler avec mes collègues de toutes allégeances au nom du bien-être des Canadiens. Douze mois et un budget plus tard, j'avoue m'être trompé.
L'Alberta Enterprise Group fait cette semaine une visite au Québec pour promouvoir cette province et son industrie des sables bitumineux, celle-là même que le magazine National Geographic qualifiait de « Dark Satanic Mills » en 2009. Les gens d'affaires du Québec se pressent pour rencontrer ce groupe et lui démontrer toute leur sympathie.
Le projet de loi C-38 déposé par le gouvernement Harper est un projet de loi fourre-tout lié au budget. Il contient entre autres une section modifiant la Loi sur les Pêches qui sera dorénavant restreinte à la protection « des pêches commerciales, récréatives et autochtones ». Cette mesure a plus d'importance qu'il n'y paraît.
Au Canada, la chasse au phoque est bien réglementée et durable: la population de phoques du Groenland est passé d'environ 2 millions d'animaux à 10 millions en l'espace de 40 ans. Désormais, alors que nous sommes confrontés à la surpopulation, c'est la réduction de la chasse - et a fortiori sa suppression - qui menace grandement l'équilibre naturel de l'écosystème de la côte Atlantique.
Les revoilà. L'Institut économique de Montréal (IEDM) vient de publier une note économique sur la consommation de pétrole et le potentiel d'exploitation de cette ressource au Québec. Pour ceux qui ne connaissent pas l'IEDM, il s'agit d'un institut de recherche indépendant qui prône la création de richesse par le libre marché. L'Institut, aux sources de financement confidentielles, bénéficie d'une visibilité médiatique considérable.
Un gouvernement démocratique qui s'engage à faire preuve d'ouverture et de transparence doit s'assurer que nos ressources naturelles soient exploitées - ou pas - en maximisant les bénéfices tout en minimisant les risques pour sa population. Pour ce faire, il doit demeurer à l'écoute et des experts, de la communauté et des organismes qui les représentent, peu importe que leurs principales préoccupations soient d'ordre environnemental ou financier.
Le désenchantement est inévitable quand on commence à comprendre à quel point le développement technologique, dans le système économique actuel, à été et sera toujours la condition essentielle pour une croissance nécessairement non durable. Prenons la fameuse voiture électrique comme exemple.
Les médias ont parlé de nouveaux « continents » ou de concrétions de déchets solides dérivant sur des milliers de kilomètres. L'image d'une plaque d'ordures atteignant « deux fois la taille du Texas » a été reprise à satiété. L'Agence France-Presse, qui a annoncé l'expédition prochaine de Deixonne, fait elle-même référence à « la découverte du 7e continent, gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l'océan Pacifique et grande comme six fois la France. »