Le chat vient de sortir du sac! Après avoir dit regarder d'un « œil positif » la reconstruction de Gentilly-2, mais de vouloir attendre les chiffres, voilà que François Legault fait une véritable profession de foi envers le nucléaire ce matin dans le Nouvelliste de Trois-Rivières. Il aurait même affirmé que de ne pas procéder avec la réfection de Gentilly-2 serait «irresponsable». Comment se fait-il que Monsieur Legault, qui dit vouloir rendre Hydro-Québec plus rentable en coupant 4000 postes, souhaite maintenant lancer la société d'État dans une aventure financière risquée qui coûtera au bas mot plus de trois milliards de dollars qui pèsera lourdement sur sa rentabilité?
Au regard des deux dernières élections provinciales et fédérales il faut se poser la question: les ONG environnementales desservent-elles les partis verts? Ma conclusion sera moins sinueuse que leur invisible approche politique, cette palette d'organismes ne s'implique pas d'un iota avec les verts quand vient le temps de faire la seule chose sensée qui soit, faire élire les verts. J'en sais quelque chose, je suis vice-président du Parti vert du Canada, 100% bénévole.
Si la prévention est la meilleure façon de diminuer les coûts en santé, pourquoi les gouvernements ne mettent-ils pas plus de moyens en œuvre pour protéger l'environnement? Nous savons depuis longtemps que les facteurs environnementaux, en particulier la contamination de l'atmosphère, de l'eau et du sol, peuvent causer des maladies. Les scientifiques réalisent maintenant que ce lien est encore plus direct que nous ne le croyions.
J'étais récemment à l'école d'été de l'INM et j'ai eu la chance d'échanger avec une nouvelle cohorte de jeunes sur ce qu'on appelle « la création de la richesse ». Les questions étaient les mêmes: À quoi sert la richesse ? Créons-nous vraiment de la richesse? La question mérite d'être posée. Notre économie produit actuellement de la richesse en dilapidant les ressources qui devraient permettre aux générations à venir d'avoir un niveau de vie comparable au nôtre.
Je crois que les projets de développement énergétique doivent faire l'objet d'évaluations environnementales sérieuses. On ne peut pas, par exemple, se lancer tête baissée dans la construction de pipelines sans réfléchir collectivement aux avantages et inconvénients que comportent des projets de telle envergure. Développer, d'accord, mais pas à n'importe quel prix.
En utilisant l'énergie des rayons solaires, un arbre peut absorber jusqu'à 400 litres d'eau du sol chaque jour et rafraîchit l'air ambiant par la transpiration. Les arbres absorbent les contaminants atmosphériques et expulsent de l'oxygène pur. Ils constituent des filtres à air si efficaces que les chercheurs de l'Université Columbia évaluent que, pour chaque lot de 343 arbres ajouté dans un kilomètre carré, les taux d'asthme chez les jeunes diminuent d'environ 25 pour cent.
La compagne électorale promet d'être captivante pour qui s'intéresse aux enjeux environnementaux. Après une première semaine, c'est sous l'angle des emplois verts que la question écologique a été posée. Alors que Jean Charest promettait jeudi dernier la création de 50 000 emplois verts dans un prochain mandat, Québec Solidaire affirmait hier en attendre 166 000 de la mise en œuvre de son Plan vert pour l'économie. Mais au-delà des différences de chiffres, la question qui se pose est la suivante: qu'est-ce qu'un emploi vert?
La campagne électorale tourne déjà à plein régime et les thèmes de l'intégrité et de la corruption, des droits de scolarité et de l'économie en occupent le premier plan. Derrière ces grandes lignes de force électorales se profilent également des enjeux environnementaux qui ont commencé à faire parler d'eux dans la campagne. En voici un aperçu.
Le texte de Maxime Duchesne concernant l'exploration pétrolière sur l'Île d'Anticosti a, à juste titre, suscité un vif intérêt sur les médias sociaux du Québec. Le contraire eut été anormal compte tenu du formidable levier de développement économique que pourrait représenter la production de pétrole sur notre territoire. Et ce, sans compter l'impact que pareille exploitation aurait sur notre indépendance énergétique, nous qui, pour la seule année 2011, avons collectivement dépensé environ 17 milliards de dollars pour acheter hors de nos frontières le pétrole et le gaz naturel que nous consommons.
Notez le manque de cohérence : ce même gouvernement dépense 200 millions pour un amphithéâtre à Québec malgré l'absence de garanties qu'il y aura une équipe d'hockey, mais refuse de payer 300 millions pour une réserve estimée, à l'époque, à plusieurs centaines de milliards de dollars.
L'amiante est possiblement assez bonne pour l'exportation en Indonésie et en Inde, mais pas pour les politiciens supportant l'industrie ici. Le gouvernement fédéral a dépensé des millions de dollars pour enlever de l'amiante des édifices de la colline du Parlement et de la résidence du premier ministre.
Le Canada possède environ 20% des forêts intactes mondiales, 25% des milieux humides et 9% des réserves d'eau douce renouvelables. C'est notre responsabilité collective de protéger ce patrimoine. Pourquoi le gouvernement Harper semble-t-il croire le contraire?
Que pouvons-nous faire de nos déchets issus de nos activités industrielles - que cela soit de notre extraction des combustibles fossiles, de notre agriculture, de nos productions de produits chimiques et pharmaceutiques? Nous en avons déversé beaucoup dans l'air, mais ce n'est pas un bon plan.
Affirmer qu'on doit renoncer à l'exploitation des gaz de schiste parce que c'est « trop dangereux pour l'environnement et la santé » revient à militer pour l'utopique risque zéro. À ce compte-là, aussi bien arrêter de travailler pour ne pas avoir à prendre le risque d'un accident d'auto.
Au terme de sa durée de vie, la centrale devra être démantelée au coût de plusieurs milliards. Coût total après son démantèlement, très certainement au-delà de 10 milliards. À ce prix, Gentilly-2 causera assurément une augmentation des tarifs d'électricité des Québécois et pèsera lourd au bilan financier d'Hydro Québec. Gentilly-2 est un nouveau stade olympique pour deux générations de Québécois.
Les lois sur l'environnement du Canada sont assaillies par le gouvernement fédéral et celui de l'Ontario. À Ottawa, le gouvernement a présenté le projet de loi C-38 afin de mettre en pratique des mesures d'envergure qui ont été annoncées dans son budget. Le gouvernement de l'Ontario, quant à lui, a déposé un projet de loi omnibus similaire qui aurait un impact profond sur l'environnement.