Six mois après l'élection du gouvernement Marois, les inquiétudes du mouvement écologiste se multiplient. Malgré quelques avancées, le Parti québécois semble reculer sur plusieurs positions électorales. Quelle sera la suite? Que faire, par exemple, lorsque le parti « progressiste » pour lequel vous avez voté se tourne à droite une fois élu?
Avons-nous déjà été aussi divisés que maintenant ? Loin de moi la prétention d'avoir tout le recul historique nécessaire pour répondre à cette question adéquatement, mais quelle qu'en soit la réponse, je n'ai aucun doute sur l'importance de cette division. Et je ne crois pas faire preuve d'originalité en établissant qu'il s'agisse peut-être là d'un des maux les plus graves qui affligent le Québec.
Une nouvelle étude de l'Institut national du cancer a révélé que la formation du Tea Party était planifié depuis plus de 10 ans par des groupes proches des industries du tabac et des combustibles fossiles. Une stratégie de longue date pour promouvoir les idées antiscience et antigouvernement d'entreprises puissantes.
Voilà où on en est. Malgré toutes nos représentations, nos manifestations, malgré l'abolition du programme des petites centrales, malgré l'avis défavorable du Conseil du patrimoine, le projet de la minicentrale hydroélectrique de Val-Jalbert va de l'avant. Et s'apprête à dénaturer un des plus beaux sites patrimoniaux de la province.
Un rapport dévastateur du Commissaire à l'environnement vient de confirmer ce que plusieurs soupçonnaient: le fédéral n'est absolument pas prêt à gérer les conséquences d'un accident pétrolier. Quand on sait que plus de 600 grands projets d'exploitation des ressources naturelles auront lieu d'ici dix ans, il y a de quoi être préoccupé, d'autant plus que 70% des projets de combustibles fossiles dans le Nord ne sont pas inspectés par le gouvernement fédéral.
La décision du gouvernement Marois de tuer dans l'oeuf six projets de minicentrales hydroélectriques est logique, compte tenu du fait qu'Hydro-Québec ne réussit pas à écouler ses gigantesques surplus. La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a d'ailleurs expliqué qu'il s'agit d'une décision d'affaires. Difficile, par contre, de retracer la cohérence dans le discours et l'action gouvernementale.
La hargne dirigée contre les mouvements sociaux par les élites en place ne date pas d'hier. Mais le fait d'associer écologie et terrorisme relève d'un phénomène bien particulier: celui de la Peur verte, qui gagne du terrain aux États-Unis, au Canada comme au Québec.
Le Carnaval de Québec, ce rendez-vous annuel de la neige et de l'hiver s'amorce ce vendredi à Québec. Mais avant l'ouverture du carnaval, nous aurons droit cette semaine à Québec au dernier bal du nucléaire québécois: une commission parlementaire où viendront défiler une pléthore d'acteurs favorables à la réfection de la centrale. Bien que la Commission parlementaire soit sensée porter sur les impacts économiques du déclassement, la table est mise pour un procès en règle d'Hydro-Québec et du gouvernement Marois.
La décision du précédent gouvernement d'aller à contresens et d'ordonner une évaluation du BAPE a été un désastre financier pour Questerre et les autres compagnies. Ayant perdu une grande partie de la valeur de nos actions boursières à cause des délais, nous avons beaucoup perdu dans la balance, quand le BAPE nous a surpris de ses recommandations. Le BAPE était tellement indépendant qu'il s'est senti libre d'ignorer complètement son mandat.
De mémoire d'homme, je ne me rappelle pas la dernière fois où un élu s'est fait applaudir à tout rompre par sa population, alors qu'il venait de prendre une décision politique éclatante et voté une loi ou un règlement faisant la presque unanimité auprès de ces concitoyens. Eh bien cette ovation s'est produite à Gaspé le 14 janvier 2013.
Envers et contre tous, le gouvernement conservateur ouvrira en 2013 un nouveau front dans sa lutte contre la science en poursuivant le musellement des chercheurs canadiens. Depuis leur arrivée au pouvoir en 2006, les troupes de Stephen Harper mènent une bataille rangée contre la recherche scientifique, avec comme objectif premier la destruction des faits contredisant leur idéologie. Leur agenda politique semble plus important que la réalité.
Toute cette histoire de 4 000 québécois qui s'engagent dans la désobéissance civile est passionnante. Vivre avec la fausse impression d'être en conflit est stimulant. Démystifier les allégations des bloqueux au sujet du développement local du gaz naturel est divertissant.
Père Noël, je t'écris parce que je pense que tu es le seul adulte à encore comprendre les enfants. Si les grandes personnes détruisent la planète, que restera-t-il pour moi et mon petit frère? Je crois que tu existes Père Noël. Mais je ne crois plus au monde des adultes. Ils ne savent plus ce qui est vrai et faux, ce qui est bien et mal, ce qui est important et ce qui est insignifiant. Elles courent partout, elles se font des querelles et des guerres. Je suis peut-être petit, mais il me semble qu'elles passent leurs temps à se rendre la vie impossible.
Contrairement à ce qui a été avancé par certains, le gouvernement fédéral ne finance pas le projet. Ce n'est ni un prêt, ni une subvention. Aucun dollar de contribuables québécois n'ira à ce projet. Il s'agit d'une garantie de prêt, que nous souhaitons voir disponible à l'ensemble des gouvernements provinciaux, incluant le Québec, à leur demande, pour des projets d'énergie renouvelable.
Les médias ont fait grand cas de la vidéo diffusée le 10 décembre dernier par Mercy for Animals Canada et montrant des porcelets au crâne fracassé contre le sol ou encore des truies étouffées, mutilées, battues ou couvertes de plaies et confinées dans des cases de gestation à boire de l'eau souillée d'excréments, dans une usine de production manitobaine de la compagnie Puratone, fournisseur de Metro, Loblaws, Sobeys et Walmart. Cette pratique est pourtant la norme en Amérique du Nord.
Vous avez bien lu. Le fossoyeur du protocole de Kyoto prétend aujourd'hui être inquiet de l'impact des changements climatiques. Cet homme, qui n'a même pas attendu une journée avant de déchirer le protocole à son retour de Copenhague en 2009, dit maintenant être à la recherche d'un nouvel accord mondial.