La mort d'un des frères Rose nous pousse collectivement à nous interroger sur la nécessité de rouvrir le débat sur l'importance (ou non) de mettre en place une enquête impartiale afin de faire la lumière sur les actions entreprises pour contrecarrer le mouvement indépendantiste québécois dans les années 1970, ainsi que sur les circonstances entourant le décès de l'ancien ministre libéral du Travail. Doit-on... veut-on... savoir ce qui s'est réellement passé ce jour-là ?
La mise sur pied de l'Unité anticollusion (UAC), dirigée par Jacques Duchesneau, a ressemblé à la Ligue nationale d'improvisation. Le témoignage de l'ancien chef de police de Montréal devant la commission Charbonneau a démontré que la création de cette unité s'est faite sur le coin de la table, sans que toutes les ficelles soient attachées. Cela confirme qu'on cherchait, avant tout, à rassurer les citoyens.
C'est aussi ça notre malheur. Le manque d'éthique et l'usurpation ne sont plus des crimes. Une fois avoué, c'est le petit coup de règle sur les doigts et on promet de ne plus recommencer, mais on recommence encore et encore. On recommence parce que notre système est ainsi fait! Voler l'individu est un crime, mais voler la collectivité est parfois une nécessité ou une simple erreur de parcours.