Oui, c'est bien un billet sur la campagne présidentielle américaine. Non, les étudiants américains ne descendent pas dans la rue pour affronter les coups de matraques et les gaz lacrymogènes, même s'ils auraient peut-être des raisons de le faire. Les frais de scolarité, l'endettement étudiant et le rôle social de l'université sont des enjeux fondamentaux au cœur du débat politique aux États-Unis cette semaine.
On savait déjà que la clause du commerce donne beaucoup de latitude au Congrès pour règlementer les transactions économiques, mais l'argument des opposants à la loi mardi abordait le problème sous un angle nouveau, en posant une question inédite: le droit de règlementer les transactions commerciales donne-t-il au gouvernement fédéral le droit de règlementer l'absence de transaction?
Nous approchons la fin d'un mandat présidentiel lors duquel les schismes partisans et le manque de civisme dans le débat public, au lieu de s'apaiser, se sont exacerbés. Avant d'être employé par Limbaugh, le terme « salope » a été utilisé, moins d'un an auparavant, par Ed Schultz, commentateur de gauche de la chaîne MSNBC, pour décrire en ondes l'auteure conservatrice Laura Ingraham.
Les républicains qui pourraient défaire Barack Obama ne sont pas nécessairement ceux qu'on pense. Si le président perd en novembre, les principaux responsables ne seront vraisemblablement pas le groupe de candidats peu inspirants qui se font la lutte depuis des mois pour l'investiture de leur parti.
Romney a la raison de son côté: les mathématiques lui sont favorables dans la course aux délégués, l'argent coule à flot dans les coffres de ses comités d'action politique, sa campagne est structurée, organisée. Mais, tout ce qui relève de la candidature de Romney s'avère dépourvu de passion. Tout n'est que logique.
Jamais les préoccupations des Américains n'ont été aussi éloignées de celles des politiciens de droite. Tous les sondages montrent que les citoyens veulent des mesures concrètes pour relancer l'économie et l'emploi. Les conservateurs américains parlent de mariage gai, d'avortement, de contraception ou encore de déclencher des frappes préventives sur l'Iran! Santorum ferait passer Stephen Harper pour un communiste. Avant de vous dresser le portrait de ses propositions économiques, il faut que je vous rappelle quelques-unes de ses positions sociales et familiales, car elles sont la base de tout son argumentaire.
Malgré l'appui des Canadiens aux candidats démocrates, on entend à chaque élection des experts et des intervenants politiques rappeler au public canadien qu'il aurait plutôt intérêt à souhaiter l'élection d'un républicain, dont les politiques iraient davantage dans le sens des intérêts économiques canadiens.
Le « Super Mardi », jour où les électeurs républicains se prononçaient dans 10 États pour désigner leur aspirant favori à la Maison-Blanche, a fait beaucoup parler. Certains y voyaient un test crucial pour la candidature de Mitt Romney; d'autres, au contraire, prévoyaient un couronnement possible pour l'ex-gouverneur du Massachusetts s'il devait bien performer. Dans les faits, les résultats observés mardi soir envoient plutôt le message suivant: rien n'a vraiment changé.
Dans son plus récent numéro, le magazine Time titre : «Pourquoi les électeurs latinos vont déterminer l'issue de l'élection de 2012». Le problème central de cette idée n'est pas uniquement qu'elle n'a rien d'original - elle est répétée dans plusieurs cercles médiatiques depuis des années - mais plutôt qu'elle est essentiellement fausse.
Devant les travailleurs de l'automobile réunis en congrès à Washington, le 27 février dernier, Obama prononce un discours singulièrement inspiré qui rappelle les beaux moments de la campagne de 2008. Il peut se targuer d'être parvenu à sauver l'industrie automobile avec une audacieuse intervention pour venir en aide à General Motors qui a repris aujourd'hui son premier rang mondial.
Le grand avantage d'avoir été pauvre est que vous vous sentez beaucoup plus libre le jour où vous devenez riche. Après avoir réussi à survivre sans argent ou presque, la liasse de billets sous le matelas n'a plus besoin d'être aussi épaisse pour garantir un sommeil réparateur.
L'un dit que les candidats républicains sont une bande de clowns, l'autre dit que c'est un concours d'idiotie...Quand Conrad Black s'entend avec Fidel Castro sur quoi que ce soit, on peut définitivement conclure qu'il y a quelque chose qui cloche. La campagne primaire républicaine va mal.
Le débat en Arizona est apparu quelque peu surréaliste mercredi soir lorsqu'il y fut question de contraception. La soirée mettait en vedette cinq hommes (les 4 candidats et l'animateur), questionnés à tour de rôle par un auditoire (où seuls des hommes posaient des questions, à l'exception d'une intervention à la fin), plongés dans un débat sur l'immoralité de la contraception et la perdition de la nation du fait que trop de femmes enfantaient en dehors de l'institution de mariage.
Pourquoi la religion occupe-t-elle une place si importante dans le débat partisan aux États-Unis ? Vaste question. Pour donner quelques éléments de réponse, je propose ici un examen sommaire des quelques corrélations de base qui montrent que si l'identité religieuse prend moins de place aujourd'hui qu'elle en a déjà prise dans la structuration du système partisan américain, l'intensité de la pratique est devenue un élément central du clivage partisan.
Depuis qu'il a déclaré sa candidature au printemps dernier, la trame de Romney reflète son incapacité à attirer les éléments les plus conservateurs du parti républicain et son incapacité à générer de l'enthousiasme pour sa candidature.
Il faut remonter à 1964 pour identifier les premiers signes de la décrépitude du parti républicain.