Je pense que la réserve ou le détachement ou ce que vous voudrez d'Obama n'est qu'une façon pour lui de garder son sang-froid face à la pression adverse dans une compétition. Je ne pense pas qu'Obama soit plus socialiste que ses prédécesseurs. Il a utilisé le gouvernement pour ranger un grand désordre, fait par le gouvernement lui-même. Un désordre qui a été créé en autorisant les gens riches à utiliser l'argent des impôts pour s'enrichir en apportant leur produits dans un marché aux prix subventionnés. Subventionnés par vous et moi.
Les républicains se moquent souvent de l'habitude qu'a prise Barack Obama de rester proche de son texte lors de ses interventions publiques, mais ne vous étonnez pas si vous voyez apparaître des télésouffleurs à toutes les interventions, publiques ou privées, du candidat Mitt Romney d'ici à la fin de la campagne. À une époque où les micros et caméras sont dans toutes les poches, les candidats ne peuvent plus se permettre d'improviser à tort et à travers.
Lors de son élection en 2008, les progressistes américains s'étaient enthousiasmés à l'idée de voir le premier président noir entrer à la Maison blanche. Cela était d'autant plus emballant que ce président avait sous le bras un agenda audacieux dont l'objectif était, entre autres, de restaurer l'image des États-Unis de par le monde, mise à mal par la politique unilatéraliste et agressive de George W. Bush. Or, quatre années plus tard, et aux yeux de bons nombres d'observateurs, la politique extérieure et militaire du président démocrate non seulement s'inscrit dans la lignée de son prédécesseur, mais sur bien des points, elle aura été poussée à un nouveau niveau de violence et de secret.
« Ben Laden est mort, General Motors est en vie ». Voilà le slogan de campagne proposé par le vice-président Joe Biden lors de la récente Convention du Parti démocrate. Quel que soit l'impact de cette formule, il est clair que la grande manifestation partisane a donné un léger avantage aux Démocrates en dépit de l'état lamentable de l'économie. Jamais, dans l'histoire récente, un président américain n'a été réélu alors que le taux de chômage dépassait 7,2%. Barack Obama fera-t-il mentir cette règle impitoyable avec un taux qui dépasse 8%?
En 2012, on ne peut plus affirmer que « tout est possible » et les Démocrates peinent à démontrer que les États-Unis sont en meilleure posture qu'ils l'étaient il y quatre ans. Le Président peut cependant se targuer d'avoir relancé l'économie, imposé une certaine discipline aux milieux financiers, instauré un programme d'assurance-maladie presque universel, mis sur pied des programmes d'aide à l'éducation et proposé des solutions pour contrer des déficits insupportables, rejetés cavalièrement par un Congrès républicain hostile.
La lutte contre la drogue a eu des effets dévastateurs aux États-Unis. Et pourtant, alors que démocrates comme républicains se sont réunis pour leurs conventions respectives, aucun des partis n'a adopté une position forte quant au besoin critique d'une réforme de la politique des drogues. C'est surprenant. Maintenant que les mœurs et les opinions ont changé radicalement, nous avons en fait atteint un seuil critique pour la réforme des drogues aux États-Unis. Un sondage Gallup indiquait l'an dernier que 50% des Américains étaient en faveur de la légalisation de la marijuana.
Les deux dernières semaines ont offert aux deux partis politiques américains majeurs et à leurs candidats présidentiels, Barack Obama et Mitt Romney, l'opportunité de présenter leurs arguments devant l'électorat. Avec les conventions nationales démocrate et républicaine maintenant derrière nous, voici trois points clés à retenir avec un peu moins de deux mois à faire avant l'élection
À quoi sert une Convention? D'abord à rappeler aux électeurs qu'ils voteront dans deux mois, ce dont ils n'ont pas toujours pris conscience, malgré l'interminable campagne qui, aux Etats-Unis, entre les primaires et l'élection elle-même, s'étale au moins sur un an. La grand-messe d'une Convention a pour objet officiel de dévoiler le programme du candidat qu'elle intronise. Mais en réalité, c'est le moment où jamais pour modeler, voire modifier son image.
Alors que s'achève la campagne québécoise, voici donc quelques parallèles, contrastes et leçons qu'on peut, d'après moi, tirer de l'observation de ces deux « laboratoires politiques ». Bien sûr, la liste est loin d'être exhaustive et ce billet est plutôt parcimonieux sur les détails et les nuances, mais j'aurai l'occasion d'y revenir d'ici au 6 novembre.
Ces dernières semaines, les attaques politiques des Républicains sont allées dans ce sens : "Barack Obama est peut-être sympathique mais c'est un mauvais président". Romney n'est peut-être pas celui avec qui vous iriez prendre une bière, mais il a les compétences et la volonté de redresser le pays.
Depuis le retrait de l'ancien sénateur de la Pennsylvanie Rick Santorum des primaires républicaines et la fin officieuse de ces dernières, en avril, les sondages opposant le président démocrate sortant Barack Obama à son adversaire républicain Mitt Romney ont dans l'ensemble peu bougé. En moyenne, Obama s'est maintenu entre 45% et 48%; Romney, entre 43% et 46%. À défaut d'être fluide, la course est certainement serrée. Et, au fil des semaines, elle a mis en relief plusieurs éléments qui devraient inquiéter les deux candidats.
L'enjeu le plus important du choix en 2012 ne tient pas seulement aux différences entre les politiques qui émaneraient d'une administration ou de l'autre. C'est un vrai choix de société qui se présente aux électeurs américains.
Oui, vous avez bien lu : Newt Gingrich. Depuis le début de cette campagne, il me paraît assez évident que le candidat Mitt Romney ne peut pas, à lui seul, défaire le Président Obama. Pour ce quatrième épisode de la série « Les républicains qui pourrait défaire Obama », mon choix risque toutefois de faire des incrédules.
La question qui brûle les lèvres de tous les analystes est de savoir si la remontée de Mitt Romney dans les sondages est réelle ou si elle tient uniquement à la conjoncture actuelle, défavorable à Barck Obama. Les deux candidats sont en fait au coude-à-coude depuis un bon moment déjà et toute avance se situe dans la marge d'erreur.
Comme chez nous, les étudiants américains sont restés au cœur de l'actualité politique cette semaine. Comme chez nous, aussi, les débats politiques auxquels on assiste révèlent des contrastes fondamentaux entre les partis quant à leur vision du rôle social de l'université et de la logique politique qui doit prévaloir à son financement. Comme chez nous, finalement, une vision plutôt radicale s'oppose à différentes visions plus modérées.
S'il y a un mal affligeant les commentateurs politiques, c'est celui de répéter des généralités passant pour des vérités absolues alors qu'elles relèvent davantage du mythe que de la réalité. L'une d'entre elles, dans le contexte électoral américain, est qu'un président sortant est difficile, voire pratiquement impossible, à battre.