Fin de la guerre en Irak, George W. Bush et Dick Cheney sont intronisés parias nationaux. Les États-Unis ont bien changé en quatre ans. Que reste-t-il du courant néoconservateur qui prit les rênes après le 11-Septembre? La devise "nous créons notre propre réalité" imaginée par le conseiller de Bush, Karl Rove, a-t-elle de l'avenir après un mandat où Obama a voulu un monde multilatéral?
Mitt Romney doit regretter de ne pas avoir pris exemple sur François Hollande. Il aurait dû insister pour n'avoir qu'un seul débat avec Barack Obama. Il faut dire que la politique étrangère n'est pas le sujet de prédilection de Mitt Romney et qu'il évite tant bien que mal d'en parler depuis le début de cette campagne. Il s'agit là d'une anomalie politique car, historiquement, ce sont les candidats Républicains qui font campagne sur la politique étrangère.
En 1962, j'étais au début de ma carrière quand le livre de Rachel Carson, Printemps silencieux, s'est tracé un chemin parmi la liste des best-sellers et a semé les premières graines du mouvement environnemental actuel. Dans cette élection, seul le président Obama partage ces valeurs.
On a besoin d'un vrai débat. Un débat à propos des réalités de terrain, des options possibles, des étapes à franchir. Le discours remarquable que le Président Obama avait tenu au Caire il y a trois ans est retombé dans les limbes. Le prochain mandat sera l'occasion d'aider le Moyen-Orient à établir une nouvelle ère de paix, de prospérité et de démocratie. Avec l'aide des Etats-Unis et de l'Europe.
Le second débat entre les deux candidats a rassuré les démocrates qui ont pu apprécier un président sortant plus combattif et convaincant que lors de la dernière confrontation. Répondant en direct aux questions de citoyens sur les thèmes de l'économie, de l'immigration et de la Lybie, les deux candidats ont défendu leur programme et critiquer celui de leur adversaire devant quelques 70 millions de téléspectateurs.
Il y a deux thèmes qui concentrent toute l'attention des candidats, de leur partis et des médias ces dernières semaines aux Etats-Unis, ce sont bien-sûr les débats -le second des trois prévus entre Romney et Obama aura lieu ce soir 16 octobre- et... l'Ohio.
On a déjà vu Federer à l'apogée de son tennis avoir quatre balles de match, une victoire sur un plateau d'argent, et les mettre toutes dans le filet. En sport de haut niveau, on appelle ça la peur de gagner. Obama avait autant de balles de match en main, mais aucune n'a inquiété Romney, dont le comeback semblait pourtant inespéré.
La politique étrangère demeure le plus souvent un enjeu mineur pour l'électorat américain. Pour le reste du monde cependant, la politique étrangère est la question fondamentale. Nous nous demandons tous, hors des États-Unis, comment le comportement de la superpuissance affectera le monde dans lequel nous vivrons au cours des quatre prochaines années.
Une dose de vodka framboise-coco. Du jus de cranberry. Et un trait d'amertume pour parfaire le mélange. C'est la recette du "Paul Ryan Special", un cocktail rouge-bonbon, couleur du parti républicain, que sert pour 5 dollars, le barman du Tonic Bar, ce mardi soir, à New York. Au dessus du comptoir en bois massif de l'établissement de Times square, Paul Ryan, la cravate d'un rouge presque aussi éclatant que le breuvage sirupeux, affronte sur écran géant Joe Biden, son rival démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis.
En politique, un mois équivaut à une année, et une année à toute une vie. Si certains donnent déjà Romney gagnant, il faut jeter un oeil aux chiffres d'Obama qui ne se sont pas -encore- effondrés. Romney a simplement amélioré les siens, après sa prestation doucement fuyante, apparemment raisonnable, et presque digne d'un gentleman, à Denver.
Il est temps d'arrêter de trouver des excuses à Barack Obama. Avec tant d'enjeux dans cette élection, sa prestation lors du débat mercredi soir était indéfendable. Depuis son élection, on a invoqué des raisons, publiquement ou en privé, pour expliquer pourquoi Obama semblait incapable de relever les plus grands défis de la nation.
Un mot-clef, "middle-class", revient comme un marqueur à chaque réponse des deux concurrents. "Les familles moyennes sont broyées", par votre politique, lance Romney, offensif. Obama masque l'accent dédaigneux qui plisse ses lèvres derrière un sourire exagéré. On entre dans le vif du sujet. Au bar, les voix s'élèvent à mesure que les verres se vident.
Le premier débat des candidats à la présidence est ce soir. Partout, on nous sert le cocktail habituel d'analyses en apparence savantes qui donnent l'impression que la campagne s'apprête à prendre une tout autre tournure. Partout, on voit différentes versions du thème « moment crucial », « duel décisif », ou autres formules accrocheuses. Ne retenez pas trop votre souffle.
Mitt Romney joue toute son élection dans ce premier débat. Son équipe de campagne et ses représentants ne cessent de le dire. La pression pour qu'il réussisse sera énorme. C'est pour cette raison qu'il dira certainement des choses qui ennuieront vraiment le Président.
Cette semaine, c'était à New York que ça se passait. Un peu comme lors de la saison des bals à Vienne ou du Mondial de l'Automobile à Paris, chaque année à la même époque tous les yeux se tournent vers Manhattan, qui devient le théâtre d'un intense ballet diplomatique.
La campagne présidentielle manque cruellement d'idées nouvelles. Les candidats n'ont fait que remâcher les mêmes discours fatigués, ne donnant aucun sentiment d'engagement. Les choses pourraient changer si le Président Obama considérait avec un peu plus de sérieux son discours d'acceptation à la convention et plaçait enfin "une chose qu'on nomme la citoyenneté" au cœur de sa campagne.