Maintenant le vrai travail commence. Des millions d'entre nous - la majorité - doit se rassembler pour pousser le Président Obama et les démocrates à se dresser et à se battre pour les choses pour lesquelles nous les avons élus. M. le Président, n'écoutez pas les commentateurs aujourd'hui qui vous demandent de "faire des compromis". Non. Vous avez déjà essayé. Et cela n'a pas marché.
C'est dans la défaite que l'on mesure souvent la stature d'un homme politique. Mitt Romney a très mal pris sa défaite contre le président Barack Obama et son discours où il concédait la victoire à son rival était celui d'un homme surpris par les résultats et profondément aigri. Le candidat républicain n'avait préparé qu'un seul discours, 1118 mots disait-il, celui de la victoire ce qui est déjà très présomptueux.
Les jeux sont faits pour les badauds recueillis, un drapeau à la main. "C'est une victoire importante, mais rien de semblable à celle de 2008".
Le président Obama n'a pas seulement gagné sa réélection ce soir. Sa victoire est le signe du triomphe indéniable d'une nouvelle Amérique du 21ème siècle : multiraciale, multiethnique, ouverte au monde et tournant le dos à des siècles de traditions raciales, sexuelles, maritales, et religieuses. Obama, le fils métis d'Hawaï, qui est passé par le Kansas, l'Indonésie, Los Angeles, New York et Chicago, a gagné sa réélection non seulement parce qu'il incarne cette nouvelle Amérique, mais aussi parce qu'il sait lui parler, tout comme le parti démocrate qu'il dirige.
On peut déjà tirer des leçons et de la victoire d'Obama et de la campagne interminable qui s'achève. La première leçon à tirer, c'est que la crise n'est pas une fatalité. Il est le seul dirigeant occidental confronté à la grande débâcle économique et financière de ce début de siècle qui ait résisté. Souvenez-vous des premiers G8 ou G20 de l'ère Obama : Sarkozy, Zapatero, Berlusconi, Gordon Brown étaient autour de la table. Le seul qui se maintienne hors de l'eau, c'est Obama. Et cela amplifie encore sa victoire. Superman sort abîmé, quelques habits en lambeaux, mais vainqueur.
Je m'appelle David Lynch. Beaucoup d'entre vous pensent probablement que je suis encore de ces cinglés sortis d'Hollywood et que je ferais mieux de m'occuper de mes films et de ne pas donner mes opinions politiques. Mais je suis quand même un Américain. Le Huffington Post m'a demandé de regarder deux publicités politiques. L'une, faite par l'équipe du Président Obama, s'appelle "Romney chante" ; l'autre, par l'équipe de Romney, s'appelle "une bosse sur la route". La politique a divisé notre pays. Nous ne sommes plus les Etats-Unis d'Amérique, mais les Etats-Divisés d'Amérique. Pour moi, les démocrates et les républicains ne sont plus que deux stupides équipes de football ne cessant de se battre.
À moins de quelques heures avant que ne soient diffusés les premiers résultats de l'élection américaine, le Web regorge de ressources pour suivre la soirée électorale. On peut facilement s'y perdre, j'ai donc regroupé pour vous quelques unes de mes adresses et liens chouchous, afin de vous aider à profiter au maximum de ce qui s'annonce être une course très serrée.
Démocrate... Républicain ? Est-ce que la couleur politique du futur président américain sera d'une grande importance aux yeux des marchés ?
Avec la crise, "la classe moyenne et la classe inférieure ont fusionné et il ne reste plus que deux classes: celle des 99% et celle des 1%", à laquelle Romney est si fier d'appartenir, souligne-t-il. Alors, à quelques heures du verdict, Steve n'espère qu'une chose: que chacun aille voter. Car "je ne sais pas si les Républicains peuvent gagner cette élection. Mais ils peuvent certainement la voler".
Je me suis assis pour la première fois avec Barack Obama dans son bureau au Sénat, inondé de soleil. Il s'est avancé avec son grand sourire, sa cravate desserrée, s'est assis dans un profond fauteuil, en posant les pieds sur la table basse. J'ai été saisi par son assurance, son talent, sa façon de s'emparer des problèmes et son charme enjoué: le vrai Obama. C'était début 2007. Plus tard cette année-là, je me suis assis avec Mitt Romney lors de la tournée électorale des primaires républicaines.
Il sera probablement le même que le précédent, illustrant cette drôle d'Amérique. Violente et consensuelle à la fois. Capable de brutalité et d'outrance, mais aussi d'Union nationale, n'aimant rien tant que montrer à la face du monde que l'Amérique est soudée face à l'adversité. Tout est excessif aux Etats-Unis, à commencer par le déchaînement des éléments: l'ouragan Sandy qui a frappé le Nord-Est des USA est sans précédent. Les éléments ne sont pas seuls à porter des coups à l'Amérique. Les faits divers eux aussi sont hors normes, causés par des déséquilibrés utilisant les armes à feu tellement protégées par le Deuxième Amendement.
À une semaine de l'élection présidentielle américaine, la fébrilité se fait sentir des deux côtés adversaires. Et pour cause : les intentions de vote laissent présager des résultats serrés. En fait, si ces intentions actuelles devaient se matérialiser mardi prochain, l'élection serait plus que serrée : elle serait historique. On pourrait en effet assister à un phénomène d'une extrême rareté dans l'histoire des États-Unis : une victoire d'un candidat n'ayant pas obtenu le plus grand nombre de votes.
George Bush a été envoyé en Sibérie politique parce que la campagne de Romney fait tout ce qui est humainement possible pour empêcher les électeurs de réaliser que si Romney est élu la semaine prochaine comme président, il a l'intention de revenir exactement aux mêmes politiques ratées de Bush à la Maison Blanche.
Alors qu'il y a une semaine ou deux on pensait que tout reposerait sur la performance des deux candidats dans les débats télévisés, ces prestations sont déjà lointaines dans l'esprit des électeurs américains. La question sur toutes les lèvres est: Cet ouragan aidera-t-il ou non Barack Obama? À qui profite-t-il?
L'ouragan Sandy a révélé la véritable union bipartisane à laquelle nos leaders n'apportent qu'un soutien de façade. Soudain, dans une campagne où la question principale concernait le rôle du gouvernement, plus personne ne demande : "Pourquoi est-ce que le gouvernement est impliqué ?" Les gouverneurs dans les états appliqués n'ont pas demandé de l'aide aux "créateurs d'emplois", ils ont réclamé l'aide fédérale.
Selon les sondages, le Président Barack Obama est en tête du Collège électoral, mais sa marge, décroissante, n'est plus vraiment confortable. Son dernier mail à ses supporters, "Restez avec moi", sonne plus comme un appel à la pitié qu'à un appel aux armes. Les avocats dans les deux camps se préparent à ce qui pourrait devenir une autre élection contestée, dans laquelle le recomptage des voix pourrait être exigé ou réclamé, et cette fois probablement pas en Floride mais dans un ou plusieurs états.