Nous sommes un peuple attaché à ce que nous avons construit ici en Amérique depuis 400 ans : une société originale, unique, ni meilleure ni pire que les autres, juste différente. Et cette différence est précieuse : nous en sommes fiers. Le respect de nos valeurs, de notre identité, de ce que j'appellerais « l'âme québécoise », est d'autant plus important qu'il y a présentement à Ottawa un premier ministre qui ne nous respecte pas, qui ne respecte pas la nation québécoise.
La campagne électorale tourne déjà à plein régime et les thèmes de l'intégrité et de la corruption, des droits de scolarité et de l'économie en occupent le premier plan. Derrière ces grandes lignes de force électorales se profilent également des enjeux environnementaux qui ont commencé à faire parler d'eux dans la campagne. En voici un aperçu.
Lorsque le premier ministre récite comme une litanie la longue liste des initiatives de son gouvernement pour combattre la corruption, il devrait avoir l'honnêteté de remercier le Parti québécois, l'ADQ et Québec solidaire sans oublier les médias qui lui ont montré du doigt les problèmes et l'ont forcé à corriger certaines des lacunes les plus criantes.
Force est d'admettre que plusieurs membres des communautés culturelles font ou refont le saut en politique active, lors de la présente campagne électorale. Ces candidats le font dans l'espoir de façonner un Québec qui leur ressemble, à eux aussi, et ce, dans le respect des valeurs québécoises. C'est le cas au sein du Parti libéral, de la Coalition avenir Québec, mais c'est aussi le cas au sein du Parti québécois. En effet, chacun des trois partis susceptible de prendre le pouvoir le 4 septembre prochain, compte près de 10% de candidats issus de l'immigration parmi ses rangs.
Il me semble que tous ceux qui pourfendent la division du vote ne se préoccupent pas suffisamment de la deuxième partie de l'équation. En fait, ils ne voient pas pourquoi on voterait Québec Solidaire, Option Nationale ou Parti Vert quand on a déjà un parti passablement solidaire, bien national et un petit peu vert. C'est-à-dire le PQ. En d'autres mots, ils ne prennent pas très au sérieux --du moins est-ce mon impression-- les velléités de voter pour un (petit) parti "progressiste souverainiste", comme s'il s'agissait d'une simple vue de l'esprit.
Depuis quelques jours, on me questionne sur la position de Québec solidaire par rapport aux transports collectifs. Voici ma vision et les raisons qui font que je crois que c'est un enjeu prioritaire pour les citoyens et les citoyennes de Taschereau. Nos vies nous amènent à de multiples déplacements, mais sommes-nous conscients du poids considérable de cette mobilité sur l'environnement?
Les partis politiques ont la fâcheuse manie d'annoncer les bonbons qu'ils promettent aux contribuables avant d'expliquer comment ils vont les payer. C'est exactement ce qu'a fait le chef de la CAQ, François Legault mardi, en projetant un retour de 1000$ pour une famille moyenne sur un horizon de 5 ans.
Une première semaine vient de s'écouler depuis que les autobus de campagnes sont sur la route et force est d'admettre que même sur internet, les partis ont maintenant trouvé leur vitesse de croisière. En tète de peloton le PQ et le PLQ, suivi de Québec Solidaire, Option Nationale et finalement, la CAQ. C'est Pauline Marois qui aura donné le ton en confirmant qu'elle n'allait pas tweeter pendant la campagne, enlevant du coup l'odieux de ne pas y être pour Jean Charest.
Monsieur Drainville, je comprends que nous sommes en élection et que pour vous, tous les coups sont permis. Je comprends aussi que le Parti Québécois est paniqué depuis que Jacques Duchesneau, a annoncé, la semaine dernière, qu'il tournait le dos au PQ. Mais il y a une chose que vous devez savoir. Je suis en politique depuis dix-huit ans, j'ai toujours servi les citoyens de mon comté et défendu les intérêts du Québec avec dignité, intégrité et loyauté et continuerai de le faire. Je ne vous permettrai pas de salir ma réputation.
La surprise n'est pas venue du camp péquiste, ce « gouvernement en attente » vers qui l'on devrait normalement se tourner, mais bien de la jeune équipe de la CAQ, pourtant moins en moyen financièrement et disposant d'une organisation de loin inférieure à celle de ses adversaires libéraux et péquistes.
Les baby-boomers sont nombreux à approcher l'âge de la retraite et les employeurs pourraient assurément bénéficier de leur expérience et de leur savoir-faire plus longtemps. D'ailleurs, l'âge moyen de la retraite au Québec est actuellement inférieur à celui en Ontario et dans le reste du Canada (60,9 ans au Québec et au-delà de 62 ans en Ontario et dans le reste du Canada). Comment favoriser le maintien en emploi de nos travailleurs?
Une de mes plus grandes inspirations à Montréal s'appelle Will Prosper, le candidat de Québec Solidaire dans la circonscription de Bourassa-Sauvé. On a nos désaccords, mais ce qui nous lie est plus fort que ce qui nous éloigne. Je saisis cette tribune pour que la voix d'un autre type de citoyen qui tente de se battre à temps plein contre un système qui nous étouffe à temps plein, soit entendue à l'Assemblée nationale afin de porter les revendications et l'obsession d'exister de gens fatigués de subir les conséquences du déni de l'idéologie dominante.
Or c'est là l'intéressant pour Québec solidaire: la bataille électorale qui s'engage semble si ouverte, si indéterminée, si difficilement prévisible que dans plusieurs comtés, il serait possible pour les candidats et candidates de Québec solidaire de se glisser à la première place, à la faveur de luttes à deux ou à trois dispersant le vote. De quoi pouvoir faire élire plusieurs représentants de QS et constituer un bon groupe de députés solidaires à l'Assemblée, susceptibles y compris de détenir la balance du pouvoir.
La réaction un peu affolée de la chef péquiste Pauline Marois, qui a esquivé les questions des journalistes, en disait long sur l'impact de la conférence de presse de l'ancien chef de l'Unité anticollusion. Les souverainistes trouvent le moyen en outre de se payer un débat sur les vrais souverainistes (Duceppe-Khadir) et de souffler sur les braises référendaires.
Au premier jour de la campagne, le chef de la CAQ a su exploiter avec efficacité le talon d'Achille du PLQ en présentant son projet de Loi 1, un plan d'action pour mettre en échec la collusion et la corruption qui seraient devenues systémiques sous les Libéraux de Jean Charest. François Legault a frappé un grand coup en recrutant Jacques Duchesneau, un homme-clé qui jouit d'une grande popularité dans la lutte anti-corruption mais qui est aussi réputé pour ses déclarations intempestives.
Le premier août, jour du déclenchement des élections, nous apprenions l'arrestation des deux Grands-Mères et celle de leur neveu Jacob. Quelque part, à la jonction entre deux chemins forestiers, à 250 km au nord de l'élection en cours, se joue un drame relaté uniquement par un média social, le seul qui ose nous relier, du Sud au Nord, avec une vision du monde que nous n'avons toujours pas intégrée.