Le savoir-vivre le plus élémentaire veut qu'en politique démocratique, on ne peut accepter qu'un candidat aux élections puisse, impunément et par pur opportunisme, discréditer des Québécois issus de l'immigration.
Avec cette transaction, Bell, basée à Toronto, serait propriétaire de 8 des 10 chaînes spécialisées les plus populaires et, du coup, aura la capacité de dicter les conditions du marché publicitaire, ce qui aura un impact direct sur les revenus des télévisions généralistes québécoises, dont la SRC, TVA, Canal V et Télé-Québec. Bell pourra, de plus, offrir un éventail de contenu culturel non réglementé pour ses services de téléphonie mobile ou Internet au désavantage de ses concurrents québécois.
Comme nous sommes actuellement en période électorale, c'est l'occasion rêvée pour les patients, leurs proches et les organismes qui les représentent d'interpeller les candidats et candidates afin de savoir ce qu'ils prônent en matière de santé.
Alors que nos adversaires s'entêtent à répéter et à rembobiner la même cassette au sujet d'allégations qui minent le travail des autorités policières et juridiques, le Parti libéral démontre que sa priorité est d'offrir une vision qui répond aux préoccupations quotidiennes des Québécois, l'état de notre économie et la création d'emplois. De son côté, le gouvernement libéral s'est acharné depuis 2003 à améliorer la qualité de vie et le revenu disponible des familles québécoises.
La trappe libérale comporte un mécanisme à deux coups: utiliser l'énergie de la révolte étudiante pour qu'elle se détruise elle-même, pour ensuite la transformer un appât destiné à attirer la population. Le premier coup est en marche. Le calendrier de reprise de la session d'hiver dans les CÉGEPS oblige les associations étudiantes à commencer la convocation des premières assemblées générales. Poursuite de la grève, trêve jusqu'au 5 septembre, reprise des cours afin de sauver la session, les alternatives sont rares et toutes risquées.
Pour réaliser son programme, François Legault aimerait bien jouir d'une majorité de sièges. Au lancement de la plateforme de son parti à Québec il a évoqué le fait que la meilleure façon de changer le modèle québécois c'est d'avoir «l'appui de la population». La CAQ a survécu aux 2 premières semaines de campagne électorale et, contrairement à ce que redoutaient certains caquistes, n'a pas été mise hors-jeu.
Depuis quelques mois déjà, un phénomène pour le moins fascinant est en train de se produire sur Twitter. Ils sont plusieurs centaines d'utilisateurs à y évoquer le souvenir de la Grande Noirceur et de la Révolution tranquille. J'ai relevé à ce jour plus de 2 500 tweets qui traitent de l'une ou de l'autre, et ça ne tarit pas (là-dessus, voir mon compte Twitter: @alexturgeon). Aucun parti n'est épargné, les uns dénonçant la Grande Noirceur, ce moment de stagnation nationale, les autres se réclamant de la Révolution tranquille, comme moment d'affirmation nationale.
Voilà que - sondages à l'appui - la grande presse fait tout un plat de la CAQ et de sa possible percée durant cette première semaine de campagne, en s'extasiant devant l'effet d'entraînement de la candidature de Jacques Duscheneau. Devant tant de jugements admiratifs dans les médias, il faut mettre un bémol, car dans les faits le parti de François Legault appartient à ce qu'on appelle à Québec solidaire « les vieux partis ».
On dit des militaires qu'ils font souvent l'erreur de se préparer à livrer la dernière guerre. Ils oublient les nouvelles conditions qui apparaissent et s'aperçoivent trop tard que leurs plans sont désuets quand le nouveau conflit arrive. C'est ce qui se produit actuellement au Parti québécois.
Deuxième bulletin de campagne électorale pour les chefs des principaux partis politiques dans leur rôle de porte-parole, selon l'évaluation des facteurs de crédibilité. Jean-Martin Aussant garde la tête et Pauline Marois s'accroche. Malgré une bonne performance cette semaine, le chef de la Coalition avenir Québec, demeure encore, depuis le début de la campagne, le porte-parole le moins crédible.
La compagne électorale promet d'être captivante pour qui s'intéresse aux enjeux environnementaux. Après une première semaine, c'est sous l'angle des emplois verts que la question écologique a été posée. Alors que Jean Charest promettait jeudi dernier la création de 50 000 emplois verts dans un prochain mandat, Québec Solidaire affirmait hier en attendre 166 000 de la mise en œuvre de son Plan vert pour l'économie. Mais au-delà des différences de chiffres, la question qui se pose est la suivante: qu'est-ce qu'un emploi vert?
En cette campagne estivale, en plus d'avoir droit à une joute électorale des plus imprévisibles, nous assistons aussi à une lutte entre la télévision publique (Radio-Canada et Télé-Québec) et la télé privée (TVA). Avec l'annonce d'un grand débat à quatre (ou cinq) chefs le 19 août sur les ondes de la télé publique et de trois face-à face entre les chefs des trois principaux partis du 20 au 22 août sur TVA, les Québécois pourront pour une fois tirer profit de cette bataille que se font les géants des médias depuis des années.
Le Parti québécois et Pauline Marois n'ont pas marqué beaucoup de points depuis le début de la campagne électorale. Le PQ n'a pas réussi à dicter l'agenda, bien qu'il forme l'opposition officielle et affronte un parti qui traîne 9 ans de pouvoir. Il s'est fait chiper en bonne partie le thème de l'intégrité et de la lutte à la corruption par l'entrée en scène tonitruante de Jacques Duchesneau à la CAQ.
Bienvenue sur les panels du Huffington Post Québec. Tout au long de la campagne, nous demanderons à nos analystes et blogueurs invités de se pencher sur une question soumise par un de nos lecteurs. Vous pouvez soumettre vos questions par Facebook ou Twitter, ou tout simplement la publier dans la section commentaires ci-bas. Au menu cette semaine, Louis Balthazar, Francine Pelletier, Pierre-Luc Brisson et Annick Vigeant répondent à la question suivante, posée par Jacques Barolet.
La semaine ne fut pas parfaite pour Pauline Marois et son équipe. L'attaque personnelle de Gilles Duceppe à l'endroit d'Amir Khadir était revancharde et mal avisée, ce que même les adversaires les plus virulents de la « gogauche » ont trouvé déplacé. Sans être directement lié au PQ, ce dérapage pourrait avoir un impact sur les électeurs qui hésitent encore entre le PQ et QS. Même si madame Marois a déclaré qu'elle n'endossait pas les propos de Duceppe, sa réponse manquait de fermeté et surtout de finesse.
En pleine saison électorale, Nadeau-Dubois quitte donc le devant de la scène et je dois dire que c'est tant mieux! Après avoir été outrageusement diabolisé par le gouvernement Charest, ce qu'il déplore à juste titre, Nadeau-Dubois vient de retirer une carte importante d'entre les mains du premier ministre: en s'évacuant du débat public, il vient peut-être de poser le geste le plus habile (sans le vouloir?) de cette jeune campagne électorale.