Notons d'abord que les néo-québécois et les francophones de souche qui s'inscrivent dans les collèges anglophones ont fait au préalable 11 années de scolarité en français. Leur choix se fonde sur un désir de mieux maîtriser la langue de Shakespeare pour bien réussir dans la vie. S'il est indéniable que plusieurs se rapprochent ainsi de la communauté anglophone, ils ne deviennent pas pour autant des assimilés au terme de ce processus et ne désapprennent pas à parler français.
Le parti républicain a beau se dissocier des propos de Todd Akin, le pousser même à céder sa candidature, l'incident n'est pas si exceptionnel. D'autres républicains ont contribué à répandre le mythe des faux viols, comme des ressorts mystérieux du corps féminin. Le conservateur du North Dakota, Henry Aldridge, par exemple, croit que "le jus ne coule pas" chez les femmes "légitimement" violées. Un autre, Stephen Freind, croit que les femmes violées "secrètent une certaine secrétion" pour empêcher la grossesse.
En ce début du dernier droit de la campagne électorale 2012, nous pouvons affirmer sans détour que si elle aura été marquée par certains événements et paroles mal placées, elle ne passera pas à l'Histoire comme l'une des plus enlevantes, loin s'en faut. Ce dont ont parle beaucoup, mais uniquement de son absence, c'est l'éducation. Conflit étudiant? Jamais entendu parler...
Ces dernières semaines, je m'intéresse tout particulièrement à un phénomène que j'appelle l'actualisation de la Révolution tranquille sur Twitter. À ce propos, j'ai déjà fait paraître deux courts textes sur le Huffington Post Québec - le premier, « De la Grande Noirceur duplessiste à la Grande Noirceur charestienne », le second, « Le patrimoine de la Révolution tranquille : un enjeu de la campagne électorale », parus respectivement les 8 juin et 13 août.
Monsieur Francoeur, J'ai pris connaissance d'un article signé par Karim Benessaieh sur le site de la presse.ca. Dans cet article, l'auteur rapporte que la ville de Montréal et ses policiers en sont à une impasse, que la ville prétend ne plus être capable de soutenir ses contributions à votre régime de retraite et qu'elle pense faire appel à un arbitre pour imposer un règlement. Apparemment, la situation vous a ulcéré mais, pardonnez ma franchise, je suis incapable d'être sympathique à votre cause.
Surtout, la chef du PQ a fait valoir ses états de service, et a rappelé les luttes qu'elle a menées durant sa longue carrière de 30 ans. Profitant du fait qu'elle s'adressait directement aux indécis elle a posé comme la leader rassurante qui a fait le ménage «en douceur» sans dresser les syndicats contre elle. C'est elle qui a aussi réduit de moitié le nombre de commissions scolaires au Québec, devait-elle rappeler.
La société néolibérale n'est pas une société. C'est plutôt une collection d'individus atomisés, individualistes et égoïstes qui consomment, entreprennent et se divertissent au sein d'un énorme marché. Toute poursuite de jouissance personnelle qui n'entrave pas les autres est érigée en droit absolu. Dans une telle société, impossible de penser en commun ou de convenir ensemble d'une quelconque norme collective, car celle-ci en viendra inévitablement à brimer certains individus, à constituer une contrainte dans la recherche de leurs intérêts privés.
Les débats à deux à TVA? «Ça n'a pas de bons sens». L'absence de Québec Solidaire et d'Option Nationale à TVA? «Ça n'a pas de bons sens». L'absence Jean-Martin Aussant au débat de Radio-Canada? «Ça n'a pas de bons sens». Le chaos printanier? «Ça n'a pas de bons sens». La loi 78? «Ça n'a pas de bons sens». Le SPVM? «Ça n'a pas de bons sens».
On met François Legault sur les affiches de tous les candidats, en arrière-plan. Le Saint-François, qui veille sur ses jeunes brebis sans expérience. On sent bien que ce parti est celui d'un seul homme. À part quelques gros noms, les candidats sont peu ou pas connus, alors on mise le tout sur le boss. Pour moi, la faiblesse de l'équipe et la centralisation sur le chef me font réfléchir.
Jean Charest disait après son face-à-face avec François Legault que ce débat avait permis de montrer «le plus beau côté de ma personnalité». Certes, le premier ministre sortant a été habile, mais il a très peu expliqué ce que LUI ferait si les Québécois lui confiaient un 4ème mandat. Moins aguerri, le chef caquiste n'a pas cédé beaucoup de terrain. Ses envolées sur les ressources naturelles, la protection du français, la vente des sièges sociaux devraient faire mouche chez une clientèle nationaliste décue d'apprendre qu'il voterait «Non» lors d'un prochain référendum. Au final, avantage CAQ malgré, ou à cause, de la belle personnalité de Jean Charest.
Dans les nombreuses rencontres de campagne qu'il m'est donné de faire ces jours-ci, je discute avec beaucoup d'indécis et surtout beaucoup d'électeurs et électrices partagés entre le vote du coeur (pour Québec solidaire) et le vote stratégique pour la candidate du PQ, seule capable, selon eux, d'empêcher Clément Gignac du Parti libéral de passer. Or, je le constate à chaque fois: les uns et les autres oublient deux arguments clefs qui les amènent par la suite à percevoir la réalité sous un jour bien différent.
Je parle de cette formidable langue de bois, instituée par le PQ mais enrichie gaiement par QS, qui consiste en une série de formules fumeuses et tarabiscotées qui permettent tout juste de porter l'étiquette souverainiste, tout en camouflant le mieux possible une absence totale d'engagement conséquent. La langue souverainiste n'a pas tout-à-fait le même accent selon qu'on la parle chez QS ou au PQ, mais ses codes sont les mêmes.
Dans cette cacophonie électorale de fabulations de toute nature, on souhaiterait davantage entendre comment un futur gouvernement va stimuler le développement minier, appuyer l'émergence d'une véritable filière québécoise et attirer davantage les investissements de grandes sociétés internationales.
Le premier tête-à-tête télévisé entre Jean Charest et Pauline Marois a placé sous les projecteurs deux stratégies diamétralement opposées pour le Québec. Bien assis, face-à-face, le chef du PLQ et celle du PQ avaient bien préparé leurs «punchs», et ils les ont livrés avec beaucoup de passion. Que ce soit sur la façon de gouverner, la politique sociale, l'économie, la santé, le Plan Nord, le referendum, il y avait de l'électricité dans l'air. Ces deux politiciens se mesurent depuis des années et en ont profité pour régler leurs comptes.
J'étais récemment à l'école d'été de l'INM et j'ai eu la chance d'échanger avec une nouvelle cohorte de jeunes sur ce qu'on appelle « la création de la richesse ». Les questions étaient les mêmes: À quoi sert la richesse ? Créons-nous vraiment de la richesse? La question mérite d'être posée. Notre économie produit actuellement de la richesse en dilapidant les ressources qui devraient permettre aux générations à venir d'avoir un niveau de vie comparable au nôtre.
Au côté de la voix vive et rafraîchissante de Françoise David, il manquait aussi la présence importante d'un cinquième joueur qui ne manque pourtant pas de pertinence: Jean-Martin Aussant d'Option Nationale. Mais, je crois que ça aurait été le coup de grâce pour les vétérans que sont devenus avec le temps Marois, Legault et Charest. Trop d'idées nouvelles, trop de sincérité, trop de discours vrais. On ne bouscule pas l'establishment du jour au lendemain, surtout si c'est pour le bien de tous.