Plusieurs partis politiques qui sollicitent les électeurs dans la présente campagne électorale abordent la question linguistique. Deux d'entre eux proposent même de refaire la loi 101. Nul doute que ces propositions renforceraient notre politique linguistique. Cependant, elles ne seraient pas suffisantes. J'ose même affirmer qu'une loi 101 parfaite, intégralement appliquée avec rigueur et finesse, à l'abri de toutes contestations judiciaires, ne suffirait pas à assurer la pérennité du français au Québec. Les attitudes et les comportements des francophones eux-mêmes, ainsi que les tendances lourdes de la démographie, sont en cause.
Je ne représente qu'une goutte d'eau dans l'océan. Et on ne parle ici que d'un pauvre petit x à inscrire sur un bout de papier, qu'on plie ensuite pour le déposer dans une boite, qui sera décomptée plus tard. Je sais. C'est rien. Mais ce x, moi, j'y crois. Et ce sentiment de fierté de me présenter à l'école primaire du coin pour aller voter m'envahit chaque fois. Je fais partie des gens qui croient en une démocratie saine. Con de même, le gars.
Bien que la chef du PQ ait tenté de corriger son «improvisation», on voit ce qui se cache au fond du sac...Celle qui maîtrise l'anglais avec plus de peine que plusieurs des jeunes étudiants francophones à qui elle envisage barrer l'accès aux Cégeps anglophones, mène une campagne musclée, alimentée par une exclusion inconsciente des autres communautés et de leurs enjeux.
Avec une campagne électorale qui entame le dernier droit avant le vote, le 4 septembre prochain, il est important de relever ce qui semble, à mes yeux, constituer non pas un oubli, mais un déni total d'une réalité qui est celle des Premières Nations, établies ici depuis des milliers d'années. Le Québec tout entier, avait pourtant été interpellé, il y a à peine 20 ans, de manière brutale, dans le contexte de ce qu'on a appelé la crise d'Oka. N'a-t-on rien appris?
Pauline Marois et le Parti québécois se sont engagés à abolir, s'ils prennent le pouvoir, le Fonds des générations afin d'allouer directement 5.5 G$ au remboursement de la dette. Mais nuance importante: ils ne se sont pas ainsi engagés à réduire davantage l'endettement du Québec! Pauline Marois omet de rappler que les sommes cumulées dans le Fonds des générations sont déjà déduites dans le calcul de la dette par le ministère des Finances. Le PQ prévoit donc s'approprier les intérêts de la dette pour financer ses promesses électorales sur le dos des générations futures.
Prendre pour acquis, voilà le défaut du PLQ envers les communautés anglophones, notamment. Le PLQ prend le vote fédéraliste comme étant acquis! Qui est le gagnant? François Legault et son plan constitutionnel boiteux. En effet, suite aux débats, on a bien compris le plan de Legault : mettre de côté son passé péquiste pour tenter d'aller chercher le vote fédéraliste en se présentant comme l'option aux libéraux.
Voici une petite histoire de campagne électorale authentique. Un candidat qui vit sa première campagne attend impatiemment dans un local surchaufé l'arrivée de son chef. Il n'est pas seul. Tous les candidats de la région sont sur place et battent la semelle en attendant l'arivée de la caravane électorale. Les partisans dans la salle trépignent eux aussi.
Le tintamarre des casseroles a visiblement assourdi quelques-uns de mes compagnons de guerre, qui avant aujourd'hui, plaçaient l'indépendance avant tout, y compris dans l'urne. Aujourd'hui, notre chemin se sépare, moi chez Option nationale, eux au Parti québécois. Je vous comprends. C'est déchirant. Mais si je vous résume la situation: il y a trois luttes prépondérantes aujourd'hui: celle de sortir nos vidanges, celle de la hausse des droits de scolarité, et celle de l'indépendance. Le PQ ne peut répondre qu'à la première. Vous sacrifiez donc les deux autres.
Il ne faut pas confondre la politique et les poubelles. Ce n'est pas parce que les deux ne sentent pas bon qu'elles sont remplies d'ordures. Il ne faut pas confondre opinion et oh pis non. La première vous invite à la réflexion et au débat alors que la seconde remplit le vide de ses convictions par un vent d'opposition. Il ne faut pas confondre perdre son siège et se tenir debout. C'est pourtant parce qu'il n'ont pas fait le second que certains élus vivront tristement le premier.
C'est la question que nous pouvons nous poser en analysant la performance des chefs sur le strict point de vue de la crédibilité. Depuis le début de la campagne électorale, notre comité a accordé ses meilleurs pointages aux chefs des partis dont on peut affirmer qu'ils ne formeront pas le prochain gouvernement. Est-ce à dire qu'un porte-parole n'est jamais plus fort que son organisation? J'ai personnellement tendance à croire que oui.
François Legault ne s'en cache pas, il veut poursuivre la réingénierie de l'État que Jean Charest avait dû abandonner devant l'opposition massive que son projet avait suscitée. Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a au moins l'honnêteté d'afficher ses couleurs contrairement à Jean Charest qui avait gardé le silence sur ses véritables intentions au cours de la campagne électorale de 2003. C'est ce qui avait fait dire à toutes les organisations syndicales et tous les groupes populaires qui avaient pris la rue : « Nous n'avons jamais voté pour ça ».
J'ai réalisé mon parcours professionnel dans le secteur public, dont je connais bien les enjeux liés à la retraite. Les régimes de retraite des secteurs publics et parapublics connaissent certes leurs difficultés. Certains d'entre eux connaissent des déficits qui laissent craindre quant à leur capacité de verser des rentes suffisantes. La situation la plus dramatique concerne toutefois les travailleurs les travailleuses qui ont des régimes privés, souvent gérés par les entrepreneurs de façon unilatérale.
Cela fait plusieurs années que l'on nous répète ad nauseam qu'il faut désengorger les urgences. Nombreux sont les intervenants qui soulignent que les urgences ne sont pas l'endroit où l'on devrait se présenter pour des problèmes mineurs ou pour obtenir un diagnostic pour un malaise quelconque. Cela devrait se faire en clinique médicale, en CLSC, auprès d'un médecin de famille, bref AILLEURS qu'à l'urgence.
Pourquoi s'entasse-t-on encore dans les villes et les banlieues? Comment se fait-il qu'il n'y ait toujours pas de trains rapides avec des pains au chocolat et du café pour sortir de la ville le samedi matin? Le temps s'est-il arrêté? Lorsqu' Internet a commencé à se répandre, j'étais excitée à l'idée de pouvoir travailler de n'importe où. Fini les embouteillages, les troupeaux dans le métro, le smog, les appartements trop chers et les ascenseurs du centre-ville.
Bien que l'application de la loi 101 au cégep ne soit pas la plus gracieuse des politiques, elle fait partie intégrante d'une série de mesures qui doivent être appliquées afin d'empêcher Montréal de devenir un nouvel Ottawa (ville avec une importante minorité francophone où la langue commune est l'anglais). Pour ma part, j'appuie cette mesure qui, sans être élégante, est un mal nécessaire pour la vitalité et la survie du français à Montréal.
Nous étions donc, Pauline Marois et quelques candidats dont moi-même, devant le Cinéma Beaubien à présenter les engagements du Parti Québécois en matière de culture, ce qui, compte tenu de l'importance de ce dossier, n'est pas une mince affaire. « La culture d'un peuple, c'est l'ensemble des manifestations de son identité et de ses différences. C'est aussi le langage à travers lequel nous exprimons notre vision du monde. Nous devons lui accorder des moyens supplémentaires pour s'épanouir », expliqua notre chef.