Rassurée par une perception idéalisée de sa propre importance et de celle de sa langue, la France pourrait bien s'éveiller un peu tard face au rouleau compresseur de la mondialisation et au chant standardisant de ses sirènes monolinguistes. Il lui serait probablement utile de faire preuve d'humilité et d'écouter attentivement ses amis québécois qui ont une bien plus vaste expérience en la matière.
La possibilité que le gouvernement péquiste régisse la rémunération des recteurs et des rectrices relance un débat constant de notre modernité néolibérale qui s'appuie sur cette «règle universelle» voulant que les meilleurs salaires attirent les «meilleurs cerveaux». Cette «loi de l'économie» prend pour acquis cette idée utilitariste selon laquelle l'être humain est motivé par son simple intérêt personnel.
Un jour, tu es ce petit garçon qui saute sur les fauteuils du salon en criant «À l'attaaaaaque!», qui fait cent fois le tour de la salle à manger en courant, qui grimpe dans les arbres, qui se cache dans les draps, qui pète en riant. Un autre, celui qui écoute sur son iPod les mélodies touchantes de Patrick Watson, qui parle de politique, qui s'inquiète de la planète, qui tchille dans le quartier et qui regarde les filles en riant.
ÉDUCATION - Quand une catastrophe atteint des enfants, les adultes se demandent ce qu'il faut dire à ceux qui peuvent à juste titre ou dans leurs rêves s'inquiéter pour leur propre sort. Jusqu'à présent, personne ne s'est inquiété des enfants à propos des révélations de mensonges qui nous occupent tant.
Bien que les bénéfices issus des activités de plein air soient évidents pour la santé, les gouvernements fédéraux et provinciaux n'intègrent pas de dose quotidienne de nature dans leurs lois. La société de nos jours oublie également d'en faire une priorité dans la vie de nos enfants. Cette méthode peu coûteuse et efficace permettant de nous rendre plus sains et heureux devrait être une solution évidente.
La réalité des écoles secondaires du Québec n'est pas celle des cégeps et des universités où enseignent M.Laporte ou encore M. Éric Bédard. Il est faux de croire que l'on peut arriver dans une classe d'élèves du secondaire comme on entre dans une classe de cégep ou d'université et réussir ce marathon qu'est le passage des adolescents par l'école secondaire québécoise en se fiant sur nos qualités d'orateurs et à notre passion pour notre matière.
L'offensive des historiens de la Coalition pour l'histoire dans le dossier de la «refonte» du programme d'histoire nationale est inquiétante. Préférant pourfendre ceux qui s'opposent à leur vision conservatrice et instrumentale de l'histoire que d'exposer et de proposer clairement un projet bien argumenté, ils s'attaquent tant à la qualité de la formation des maîtres qu'au Programme de formation de l'école québécoise...
Le programme d'univers social inauguré en 2006 visait au départ à alléger la matière du cours d'histoire et à lutter contre le décrochage. L'échec est aujourd'hui cuisant. Loin d'être allégé, le cours «Histoire et éducation à la citoyenneté» se retrouve plutôt surchargé de lubies didactiques. Quant au taux de décrochage, il n'a pas bougé d'un poil. Un constat gênant que les administrations camouflent à l'heure actuelle en baissant les seuils de réussite et en proposant une épreuve synthèse si insignifiante qu'on pourrait bientôt diplômer un citron.