Dès leur prise de pouvoir en 2006, les Conservateurs se sont empressés de dépenser toutes les marges fiscales du gouvernement fédéral en abaissant la TPS à 6%, puis à 5%, se privant ainsi de revenus qui auraient atteint 14 milliards $ en 2014-2015. Ils ont aussi poursuivi les baisses du taux d'imposition des entreprises amorcées sous le régime libéral durant lequel il était passé de 28% à 21%, pour l'abaisser à 15%, se privant de 7 milliards $ de revenus annuellement.
Il est temps de rompre avec l'inertie fiscale. À défaut, les contribuables désireux de réduire leur fardeau fiscal vont se tourner naturellement vers la fraude fiscale ou l'évasion fiscale. L'impôt est nécessaire pour assurer le financement des services publics. Sans impôts, il ne peut exister de destin commun et de capacité collective à agir. Mais il ne suffit pas d'établir l'impôt. Encore faut-il qu'il soit juste et équitable. Si l'impôt est nécessaire, le système fiscal ne doit pas être une pression sur les contribuables.
Mercredi dernier, le Parti québécois annonçait que s'il forme le prochain gouvernement, la « taxe santé » serait abolie. En vertu de cette taxe implantée par le gouvernement du Parti libéral, chaque adulte doit contribuer au système de santé à hauteur de 200$, chaque foyer 400$, en plus des taxes et impôts déjà remis à l'État québécois.