Qu'est-ce qui est vraiment le plus provocant: les propos de ces hommes qui, en groupe, ont violé cette jeune femme dans un bus en Inde prétextant qu'elle n'était pas assez vêtue ou l'image des seins des Femen qu'elles adressent aux religieux névrosés qui veulent couvrir le désir que génère sur eux le corps d'une belle femme? Les Femen se servent de l'image de leurs seins pour leur rappeler leur bestialité! Il n'y a aucune ambiguïté dans leur message!
Aujourd'hui, du Pakistan à Paris, en passant par Ottawa, les pays développés aussi bien que les pays en voie de développement ont un besoin de plus en plus pressant d'accélérer les efforts pour la protection des droits des filles et des femmes, de promouvoir l'égalité des sexes et de réaliser des progrès concrets pour les filles et les femmes.
Stephen Harper se dit « fier » de soutenir la candidature du Prix Nobel pour la jeune Malala, mais ses politiques à l'égard des demandeurs d'asile vont à l'encontre du symbole que représente la jouvencelle. Le gouvernement du Canada est sur le point de dresser une liste de soi-disant «pays sûrs» d'où les réfugiés se verront refuser l'entrée au Canada. Le Pakistan se retrouvera-t-il dans le glossaire?
Fin de la guerre en Irak, George W. Bush et Dick Cheney sont intronisés parias nationaux. Les États-Unis ont bien changé en quatre ans. Que reste-t-il du courant néoconservateur qui prit les rênes après le 11-Septembre? La devise "nous créons notre propre réalité" imaginée par le conseiller de Bush, Karl Rove, a-t-elle de l'avenir après un mandat où Obama a voulu un monde multilatéral?
Ce qu'il y a d'intéressant dans la motion de Mark Warawa, déposée une journée seulement après celle de son collègue Woodworth, c'est qu'elle vise, de prime abord, un but contraire : l'arrêt des avortements liés au sexe. Se disant perturbé par de récentes données indiquant que, dans certaines communautés, des femmes avortaient en apprenant qu'elles portaient une fille, voici donc un député conservateur se portant à la défense --ô surprise!-- de l'égalité hommes-femmes.
Hier, Richard Martineau et Sophie Durocher ont pondu deux billets (si l'on peut qualifier de «billets» des opinions désarticulées lancées à la volée et tenant respectivement en neuf et sept phrases) qui passeront à l'histoire comme autant de chefs-d'œuvre de vacuité intellectuelle et d'argumentation déficiente. Réagissant au tollé soulevé par le soutien de Rona Ambrose à la motion sur le statut juridique des fœtus, nos deux chroniqueurs y sont allés d'une charge à fond de train contre ceux qu'ils accusent de vouloir instaurer une pensée unique, défendant le droit de madame Ambrose de voter en son âme et conscience
My loneliness is killing me (and i) I must confess, I still believe (still believe) Voilà le refrain qui doit (devrait) tourner en boucle dans la tête du député conservateur Stephen Woodworth de la circonscription de Kitchener-Center, en Ontario. Le député, inconnu jusqu'ici, a fait une percée très remarquée dans les médias en raison d'une motion présentée le 6 février dernier à la Chambre des communes
La place des femmes en politique est l'un des sujets qui revient dans l'actualité au gré des élections. Combien sont-elles? Que font-elles? Font-elles la politique différemment des hommes? Représentent-elles vraiment les intérêts des femmes? Autant de questions pertinentes qui nous font souvent oublier que le combat des femmes pour les droits politiques est une lutte inachevée et qu'il y a encore beaucoup de place pour elles dans ce monde, trop longtemps réservé aux hommes.
Au Québec, sous les pressions féministe et syndicale, une loi pour assurer l'équité salariale a été adoptée unanimement par les député-es à l'Assemblée nationale en 1996; elle vise à favoriser une équité de rémunération entre femmes et hommes sur des postes équivalents. En 2006, seulement 50% des entreprises l'avaient appliquée, mais elles encourent de sévères amendes si elles ne le font pas en 2012.
Quand seulement 50 membres sur 610 se présentent à l'assemblée générale annuelle, on est en droit de se demander qui la Fédération des femmes du Québec représente-t-elle au juste. Pas moi, pas mes amies, et certainement pas mes filles. Pourtant, nous sommes toutes des féministes dans l'âme et dans l'action, même si le mot est devenu ringard et gèle dans ma bouche. Surtout quand des extrémistes se l'approprient.
La Journée internationale des femmes, le 8 mars, nous permettra de renouveler notre réflexion sur les progrès des luttes menées par les femmes d'ici et d'ailleurs. Elle ne fera pas oublier, malgré les avancées, la fragilité des droits acquis, particulièrement au chapitre du travail avec son lot d'emplois parmi les plus précaires. Pensons également à la violence envers les femmes, trop souvent banalisée et à ce constat désolant qu'elles sont les plus pauvres parmi les plus pauvres comme nous l'apprend la Fédération des femmes du Québec.