Division Du Vote

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Le vote «stratégique»: une maladie chronique - Sol Zanetti, chef d'Option nationale

La fièvre du vote stratégique est une maladie plutôt répandue dans les pays affligés d'un mode de scrutin uninominal à un tour hérité de la monarchie parlementaire britannique. La majorité des citoyens en ont déjà été victimes au moins une fois dans leur vie; j'en ai moi-même déjà fait l'expérience. Par chance, il est possible d'éviter cette calamité ainsi que les amers regrets qu'elle laisse comme séquelles.
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Pourquoi les indépendantistes ne votent-ils pas tous pour le même parti? (2/2) - Sol Zanetti

Question pertinente, surtout ces temps-ci. Et on sait qu'avant que ne soit instaurée une composante de proportionnalité dans notre mode de scrutin, il faudra un jour que les indépendantistes se rassemblent s'ils veulent aspirer à faire l'indépendance. Comme je le disais dans un article précédent, il y a deux obstacles qui empêchent ce grand rassemblement.

Option nationale et la fameuse «division du vote» - Nic Payne

S'il est une chose à laquelle nous sommes habitués, à Option nationale, c'est de nous voir associés à la "division du vote". C'est encore plus vrai en temps d'élection - allez savoir pourquoi... - et la période actuelle de rumeurs électorales ne fait pas exception à la règle. Ce qui est la règle aussi, c'est que le recours au concept de la division du vote soit parfois l'occasion de dire un peu n'importe quoi.
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Ces souverainistes... qui veulent un pays

Au lieu de pointer du doigt les militants d'Option nationale parce qu'ils ne croient plus au PQ, je préfère prendre acte de ce qui pousse une strate de militants à non seulement quitter le Parti québécois, mais même à fonder leur propre parti. Et je n'oserai jamais accuser des souverainistes pour l'élection de fédéralistes alors qu'ils n'ont pas voté pour eux.
CP

PANEL: Le débat entre indépendantistes aura-t-il un impact sérieux sur l'issue du vote?

Bienvenue sur les panels du Huffington Post Québec. Tout au long de la campagne, nous demanderons à nos analystes et blogueurs invités de se pencher sur une question soumise par un de nos lecteurs. Vous pouvez soumettre vos questions par Facebook ou Twitter, ou tout simplement la publier dans la section commentaires ci-bas. Au menu cette semaine, Louis Balthazar, Francine Pelletier, Pierre-Luc Brisson et Annick Vigeant répondent à la question suivante, posée par Jacques Barolet.
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Voter utile ou voter heureux

Il me semble que tous ceux qui pourfendent la division du vote ne se préoccupent pas suffisamment de la deuxième partie de l'équation. En fait, ils ne voient pas pourquoi on voterait Québec Solidaire, Option Nationale ou Parti Vert quand on a déjà un parti passablement solidaire, bien national et un petit peu vert. C'est-à-dire le PQ. En d'autres mots, ils ne prennent pas très au sérieux --du moins est-ce mon impression-- les velléités de voter pour un (petit) parti "progressiste souverainiste", comme s'il s'agissait d'une simple vue de l'esprit.
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Lettre à Gilles Duceppe d'une ancienne militante du Bloc québécois

Bravo Monsieur Duceppe d'aller scander bien haut votre indignation face à la division du vote. Vous ne faites que renforcer ma position. Je suis justement lasse qu'on prenne mon vote pour acquis, comme si, peu importe ce qui se passait au Parti québécois, mon vote leur appartenait. Quand le Parti québécois m'accordera le droit d'user de mon propre jugement pour décider du parti qui me rejoint le plus, alors il aura déjà franchi une belle étape de maturité politique, ou peut-être de respect de la démocratie.