Jeffrey m'a présenté son matériel musical pour la toute première fois dans son patelin de St-Jean-sur-Richelieu. Dès la première écoute, sa voix particulière m'a tout de suite accroché. J'avais l'impression d'écouter un doux mélange de City and Colour et Kim Churchill, parsemé du son de l'ukulélé à l'occasion. Dès lors, je savais déjà que ce jeune artiste était voué à une brillante carrière.
Le miroir déformant qui traverse toute la scène et qui constitue l'unique décor de L'obsession de la beauté est aussi le fil conducteur qui nous guide dans cette pièce de Neil LaBute. Notre vision de nous-même est souvent distortionnée ou névrotique et peut toucher à la psychose dans les cas d'anorexie ou de boulimie, mais notre interprétation des propos et paroles est tout aussi sujette à caution et susceptible d'être faussée par des préjugés ou des idées préconçues. Alors, où se situe la juste perception? Et puis, somme toute, y en a-t-il une?
J'ai été élevée avec Clémence Desrochers. Dans le sens où ses monologues et chansons ont scandé mon enfance et mon adolescence, dans la mesure où je savais par cœur l'histoire du petit saint italien Fra Gio Gio Fragetti, qui marchait trois milles chaque matin, bravant les tempêtes de neige sous le soleil brûlant d'Italie, pour se rendre à l'école. Et je m'identifiais terriblement à mademoiselle Bourbonnais, souffre-douleur de la religieuse qui racontait l'édifiante histoire aux petites filles qui mangeaient dans le réfectoire du couvent.
Pour plusieurs, la date du 13 novembre 2012 était attendue depuis déjà un très long moment. En effet, celle-ci rimait avec One Direction, puisque les protégés de Simon Cowell lançaient le second album de leur jeune carrière. Allaient-ils être capable de répéter le succès qu'a connu Up All Night? Pour ma part, je vous réponds sans hésitation : oui.
Je ne pourrai pas hélas me joindre au concert de louanges qui a entouré la création des Mutants en 2011. Alors que le propos de cette création de Sylvain Bélanger et Sophie Cadieux m'a semblé fort pertinent, il y a cependant des choses qui m'ont agacée et j'ai le sentiment qu'il s'agit d'une œuvre qui a encore besoin de rodage.
Bienvenue au Gold Rush, votre résumé de tout ce qui concerne les Oscars par le Huff Post Culture. A partir de maintenant et jusqu'au 25 février 2013, Michel Hogan, rédacteur en chef art et culture et Christopher Rosen, rédacteur de la rubrique culture pour le HuffPost américain discuteront de la saison des récompenses et de quels films feront le plus de bruit lors de la 85ème cérémonie des oscars.
Reprenons vos arguments un à un. Vous dites : «Il faudrait recommencer à faire des films que le monde veut voir». D'abord, je ne connais aucun cinéaste, même le plus ténébreux, qui souhaite faire des films que personne ne veut voir. Ensuite, bien malin celui qui peut prédire à l'avance si un film sera un succès commercial. [...] Personne au Québec, ni à Hollywood ne sait «ce que les gens veulent voir».
Il est devenu impossible de vivre dans un pays qui n'offre plus de perspectives d'une vie décente. Et si l'on part, cela ne signifie pas que l'on est des traîtres mais car il n'y a pas d'autres issues. Les personnages du roman quittent leur pays pour la liberté et la recherche d'une vie meilleure, d'une promotion sociale et culturelle.
Puissante, brutale et vociférante, telle fut la soirée offerte par Danse /Danse au public montréalais il y a la semaine dernière. Les quelques habitués et le public nombreux venus applaudir cette troupe déjà bien connue ont été comblés par cette nouvelle pièce de l'anglo-israélien Hofesh Schecter, Political Mother.
Félix a interprété Ton visage. Sur son dernier album, Céline chante Une chance qu'on s'a et Je n'ai pas besoin d'amour. De tous les auteurs-compositeurs-interprètes, Jean-Pierre Ferland est un des rares, sinon le seul, a avoir été interprété à la fois par le père de la chanson québécoise moderne et par la plus grande interprète internationale. Dans l'histoire de la chanson québécoise, il est le maillon d'or entre Félix et Céline.
Stéphane Cazes est né en 1983 dans le sud-ouest de la France. Cinéphile passionné, il étudie dans une école de cinéma et, à 18 ans, il entreprend l'écriture d'un scénario sur le lien entre la mère et son enfant. Pourquoi ce sujet? Il l'ignore. En faisant sa recherche, il apprend que depuis 1946, en France, il existe une loi permettant aux femmes emprisonnées de garder avec elles leur enfant né en prison, pour une période de trois ans.
Enfin! Le ciel a répondu à mes attentes et la Compagnie Jean-Duceppe a demandé à Maryse Warda de traduire la très bonne pièce Du bon monde de l'américain David Lindsay-Abaire. Ce qui fait que plutôt que d'être soumis à un texte boiteux et parsemé d'anglicismes que les comédiens ont parfois du mal à se mettre en bouche, les spectateurs ont cette fois-ci droit à une excellente adaptation où on sent les différences de classes sociales à travers les accents et les expressions utilisées.
Je suis particulièrement sensible au travail de Lucas Belvaux, autant comme acteur que réalisateur. Son cinéma est singulier, engagé, porte sur des thèmes graves où le fond et la forme s'harmonisent. C'est le cas pour 38 témoins qui part de l'ambiguïté d'un fait divers pour déboucher sur un portrait des dérives de la société actuelle.
Un article d'intérêt public sur l'album d'un artiste rappeur américain? Oui, pourquoi pas? Le jeune rappeur prodige, Kendrick Lamar de Compton, Californie, a récemment sorti son premier album: Good Kid, m.A.A.d city. Qualifié comme autobiographique, l'œuvre que Kendrick Lamar présente est bien plus que sa simple biographie. C'est un voyage très intime dans le quotidien banal de ces personnes qui se retrouvent dans les débarras de nos sociétés
La beauté pure côtoie l'étonnement dans ce spectacle. Le numéro d' Eric Bates et de ses boîtes à cigares nous laisse bouche bée alors que les prouesses accomplies avec des cerceaux chinois nous transportent. Les deux jeunes filles, Alexandra Royer et Camille Legris, sont belles au delà des mots dans tout ce qu'elles accomplissent avec une parfaite maîtrise. Ce que l'on sent aussi tout au long de la représentation c'est le lien très fort qui unit ces artistes. Ils ont parfaitement confiance et sont complètement à l'aise dans leurs élucubrations aériennes.
Dans les Landes, on arrange les mariages pour allier les familles et réunir les terrains. Thérèse Larroque devient ainsi madame Desqueyroux. Mais cette jeune femme aux idées avant-gardistes (nous sommes en 1928) ne respecte pas les conventions bien ancrées dans sa région. Pour se libérer du destin qu'on lui a imposé, elle tentera tout pour sortir d'Argelouse, la maison familiale.