La famille est l'un des sujets les plus exploités dans le domaine de la fiction parce qu'il y a là le terreau le plus riche qui soit. Trop souvent cela donne des histoires qui peinent à s'extirper de la banalité du quotidien. À d'autres moments une touche de génie, comme celle de Michel-Marc Bouchard, nous entraîne dans tellement plus.
La VSD pourrait devenir une option afin de découvrir les œuvres de films méconnus ou en manque de distribution ou de projection. Mais encore faudrait-il convaincre les câblodistributeurs d'encourager davantage le cinéma d'auteur...
Que ce soit avec un placard sous l'escalier comme dans Harry Potter ou avec toute une ville fantôme dans le jardin, les Américains adorent faire rentrer l'univers des films dans leur maison.
Il n'y a que deux choses à faire dans le métro: lire et tomber amoureux. Les deux me sont incompatibles, car je perds la concentration dès qu'un sein s'écrase sur mon omoplate. Je l'imagine parfait, décorant de l'avant la plus douce de toutes. Pas besoin de me retourner, je sais que c'est Vénus. Alors je l'aime pour trois stations, comme on aime une fille déjà prise; en silence et avec mélancolie. Quand les portes s'ouvrent et que le sportif sort, je souris à son sac à dos et je reprends ma lecture.
La lecture de Onon:ta' - Une histoire naturelle du Mont Royal est une expérience jouissive pour l'intellect et la sensibilité. L'essai de Pierre Monette est imprégné d'une compréhension de l'histoire qui va outre la simple présence humaine sur le territoire et qui interroge ce qu'ont compris les hommes de l'habitat qui est le leur, qu'il soit à occuper ou à découvrir.
Oh Boy! Pour leur première réalisation, le duo Jon Lucas et Scott Moore ne s'est pas beaucoup forcé. 21 and Over reprend une formule presque identique à The Hangover sauf que, cette fois-ci, les deux amis ne cherchent pas à retrouver leur ami perdu, mais plutôt l'adresse de ce dernier, ivre d'alcool et à demi conscient.
Comment définir, comment décrire, la poésie d'Henriette Dessaulles, sans évoquer l'aspect fragmentaire maintes fois remâché, le ton humoristique, la délicatesse, la «parlure», et la touchante discrétion? Son écriture «toute personnelle» n'aura de cesse de séduire les esprits, avec cette primauté du «Je», questionnant le monde, en s'opposant aux «simagrées» de son temps.
J'avais beaucoup aimé le premier volet de la trilogie L'histoire révélée du Canada français, écrite par Alexis Martin et mise en scène par Daniel Brière. Alors que la première pièce s'attardait sur notre jardin de givre linguistique, la deuxième, Les chemins qui marchent, s'intéresse à notre rapport avec l'eau, nos rivières, nos lacs, notre fleuve en passant par les usines d'épuration et les barrages de la Baie James. L'héritage amérindien et innu, qui occupe bien peu de place dans notre mémoire collective, est une nouvelle fois très présent. Hélas, c'est moins réussi cette fois-ci.
Ce livre nous porte à nous questionner et à réfléchir sur le rôle de l'armée. Parfois, les mots de Patrick Kègle, livrés avec une grande authenticité, sont difficiles à lire puisqu'ils sont le reflet de sa réalité «sur le terrain». Troublante et percutante, cette correspondance permettra probablement à certains de mieux comprendre l'engagement militaire et, qui sait peut-être, de faire tomber certains préjugés. C'est ce qui est arrivé pour moi, en tout cas.
Moins cheap et amateur que la moyenne du direct-to-video, ce film au budget somme toute assez modeste manque d'originalité et parvient à être captivant qu'en de très rares moments. Sur un sujet similaire, mieux vaut revoir la comédie ultra sanglante Dead Snow ou encore Shock Waves, un mini classique des années 1970.
Ma femme et moi n'avions jamais vu notre plus jeune fils aussi déçu que lorsque les fonctionnaires de l'immigration américaine ont menacé de nous refuser l'entrée sur le territoire américain et donc l'accès à la 85ème cérémonie des Oscars pour laquelle nous venions de voyager pendant deux jours.
Les médecins anglais, à la suite de leurs homologues danois ou néo-zélandais, peuvent désormais prescrire des abonnements à la bibliothèque destinés à leurs patients souffrant de troubles mentaux modérés.
Par-delà le sort des enfants des rues, véritable plaie pour une capitale congolaise peuplée de dix millions d'âmes, l'histoire du film Rebelle convoque celle, brûlante et actuelle, d'un Congo en proie aux conflits armés à répétition.
Le film Snitch est tout à fait respectable pour le genre et qu'il est à ce jour de loin le meilleur film avec l'ex-vedette de la lutte Dwayne «The Rock» Johnson. Les admirateurs de la vedette et de films d'action risquent toutefois d'être un peu déçus. Le film ne renferme que deux séquences mouvementées dont une spectaculaire poursuite finale qui, à défaut d'être efficace, détonne de l'aspect plus réaliste et moins spectaculaire de ce qui précède.
L'Académie des arts et des sciences du cinéma semble s'ouvrir et devenir plus globale. Les Oscars ne sont plus la cérémonie all-American du passé. Ils nous montrent aussi qu'ils sont plus ouverts à l'originalité et à l'innovation.
Depuis une dizaine d'années, le monde de la culture est bousculé par l'émergence de nouvelles technologies. Les produits culturels sont de plus en plus dématérialisés ce qui force des adaptations structurelles, souvent douloureuses, dans ce secteur. L'industrie du livre n'échappe pas à cette tendance lourde et doit elle aussi saisir les opportunités pour réussir à s'actualiser.