Les joies sauvages s'en vont l'hiver dans le fond des garde-robes. Elles partent pour la grande migration sous les chandails de laine, sous les manteaux doublés, derrière les foulards de cachemire, sous les bonnets de poil. Les joies sauvages passent les six mois de la saison froide emmitouflées de plumes Canada Goose et de poil d'animal qu'on préfère ne pas imaginer dépecés de leur pelage. Elles sont loin des regards et des envies. Elles hibernent en silence derrière les doubles vitrages de leurs nids douillets. Elles n'émergent de la couette que pour plonger dans le polar et se glisser dans le fantex en morvant et en toussant.
L'accueil du premier film G.I. Joe Le réveil du cobra a été plutôt mitigé. La sortie de la suite G. I. Joe: Les représailles est prévue ces jours-ci. Pour faire la promotion de ce second volet, le studio a mis en place une campagne de marketing viral intitulée «Forces spéciales Cobra». Voilà ce que j'ai aimé et pas aimé dans cette campagne.
Isabelle Hayeur est une photographe et vidéaste très active. Si bien que l'on a parfois l'impression de voir un grand nombre de ses travaux, et ce assez régulièrement. Mais la raison en est qu'elle travaille beaucoup. Déjà, en cette année à peine entamée, elle est en résidence en Nouvelle-Orléans, invitée dans le cadre du programme Ebb & Flow Artist-in-Residence...
J'aime les magiciens et hypnotiseurs de tout acabit. J'aime ne pas en croire mes yeux, j'aime me demander, mais comment ils font et j'aime qu'on entretienne le mystère autour de leurs performances. Cette recherche de l'éblouissement doit se rattacher aux premières découvertes de l'enfance où tout était étonnant et fabuleux. De nos jours, blasés que nous sommes, il est de plus en plus difficile d'être surpris et c'est bien dommage. On aurait besoin d'écarquiller les yeux davantage. Non?
Au-delà des polémiques qu'il suscite (en particulier sur son refus de la violence révolutionnaire), Camus reste toujours un personnage insaisissable, à l'écart parce que lui-même refusait d'être enfermé dans des catégories politiques rigides. Cette position singulière, d'étrangeté parle à la jeunesse actuelle. Nullement parce qu'il est mort à 47 ans. À cet âge-là, un peuple d'écrivains, de musiciens, de peintres, d'artistes de Van Gogh à Schubert avaient donné une œuvre parvenue à maturité. Mais Camus a quelque chose de particulier pour les jeunes.
Sorte de croisement entre Air Force One et Invasion U.S.A (un film insensé, mais jubilatoire avec ce bon vieux Chuck Norris), on ne peut pas dire que Olympus Has Fallen ne manque ni d'action ni de subtilité. On se croirait de retour à la belle époque du milieu des années 1980.
Peut-être serait-ce le temps d'encourager davantage le travail de nos artistes et de reconnaître leur apport à notre démocratie, à notre société. Non seulement le travail des artistes requiert des compétences et vise des objectifs semblables à celui des politiciens, mais ces derniers auraient avantage à s'en inspirer un peu plus. Peut-être, alors, retrouverions-nous un meilleur contact avec le public!
Elles arrivent en France le 7 avril et très bientôt au Québec. 30 ans après Les Mystérieuses Cités d'Or renaissent de leurs cendres, produites par le studio français Blue Spirit, avec la collaboration de la chaîne de télévision privée TF1. Les fans auraient dû se réjouir unanimement du retour de cette série culte. Malheureusement, ce n'est pas le cas.
Aujourd'hui, l'eau est la star. Une fois par année, nous la célébrons, nous la cajolons, nous y pensons. Une fois par année, nous nous attardons, un instant, à des statistiques désolantes et inquiétantes. Puis, le rideau tombe et nous passons à autre chose. Un nouveau spectacle prendra place, un nouvel enjeu sera mis en lumière. Mais un être humain continuera de mourir toutes les 20 secondes sur cette planète par manque d'accès à l'eau.
La chorégraphie de Didy Veldman se révèle plus intéressante et plus riche que celle de Naharin. Le créateur israélien a tendance à se répéter dans sa gestuelle et cela donne une impression de stagnation sans compter qu'il y a une certaine facilité et beaucoup de prosaïques dans plusieurs scènes de Danz. C'est très charmant de voir tout le monde se déhancher sur une musique entraînante, mais lorsque ça dure un peu longtemps on est pas loin du remplissage ou du manque d'inspiration.
Ce sont les nourritures terrestres qui hantent l'une des sœurs de la pièce Les Morb(y)des alors que l'autre est plutôt en quête de nourriture spirituelle, d'amour et d'identité. La tentation d'exister est forte pour Stéphany, une obèse qui refuse, comme sa sœur, de s'écraser sur le divan de leur sous-sol minable et de regarder des âneries à la télévision en mangeant du pop corn et des chips au ketchup. Mais que faire?
Ce troisième long métrage du Sud-Coréen Kim Dong-won (My Boss My Teacher, Sorry for the City, tous deux inédits en Amérique du Nord) propose un nouveau mélange d'action, de romance et de comédie avec ce divertissement léger et efficace.
Sorte d'antépisode au classique The Wizard of Oz, ce film aux qualités visuelles évidentes et à l'illustration soignée déçoit. Qui aurait pensé qu'un jour le réalisateur de Evil Dead jouerait dans les plates-bandes de Tim Burton et se ferait produire par les studios Disney!
Je ne féliciterai jamais suffisamment ces théâtres qui, comme le Théâtre de la manufacture qui loge à La Licorne, nous proposent des pièces d'auteurs contemporains étrangers que l'on peut découvrir et apprécier. L'oeuvre de David Greig Yellow Moon est un lieu où se déploie l'expression de la passion, de la souffrance et de la déception, de l'humanité.
Franchement, quelle sacrée aventure depuis un an pour Kim Nguyen et son film Rebelle. Entre la Berlinale en février 2012 et les Oscars en février 2013, combien de festivals, de rencontres et d'entrevues à travers le monde? Une armada sans doute. Lorsque je l'ai rencontré il y a quelques jours à Montréal, j'en ai profité pour qu'il me raconte une dernière fois son séjour à Los Angeles. Et lui poser la question de l'heure pour lui: voudrait-il aller tourner aux États-Unis à l'instar de Denis Villeneuve et Philippe Falardeau?
Deux femmes. Deux univers différents. La petite corruption d'un individu lambda et la grande, celle de l'industrie de l'amiante. Patricia Melo, du Brésil, et Anne Rambach de la France.