La chronique qui suit est un peu preachy, je le réalise. Mais j'ai été récemment tellement troublé par une conversation que j'ai entendue que je ne peux résister. Corrompus. Voleurs. En politique pour eux-mêmes. C'est le genre de commentaires que j'ai entendus sur les hommes et femmes politiques, commentaires pronouncés par des jeunes qui voteront pour la première fois lors de la prochaine élection - s'ils votent. Encore adolescents, leur discours suaintait du plus profond cynisme. C'est déprimant.
C'est aussi ça notre malheur. Le manque d'éthique et l'usurpation ne sont plus des crimes. Une fois avoué, c'est le petit coup de règle sur les doigts et on promet de ne plus recommencer, mais on recommence encore et encore. On recommence parce que notre système est ainsi fait! Voler l'individu est un crime, mais voler la collectivité est parfois une nécessité ou une simple erreur de parcours.
En temps d'élections, les visages souriants de nos potentiels élus essaiment en ville, nous assurant qu'ils connaissent nos besoins, nous promettant de faire comme s'ils étaient "le peuple". Une fois le suffrage consommé et nos représentants intronisés (et jamais, ou presque, ceux pour qui j'ai voté... c'est peut-être pourquoi je m'en prends à eux, direz-vous... pas fou!), nous sommes très poliment conviés à continuer notre petite vie, jusqu'à ce qu'on nous invite à renouveler notre licence de citoyen.