CRISE ÉTUDIANTE

Radio-Canada

P-6 ou la patate chaude

Pour un gouvernement péquiste se prétendant social-démocrate, renoncer de se mouiller sur la loi municipale P-6, malgré des déclarations dénonciatrices de la Ligue des droits et libertés et de l'Association des juristes progressistes, relève de la mauvaise foi. On se souviendra toutefois que le Parti québécois avait décrié à maintes reprises le projet de loi 78, le dénonçant comme un bâillon à la liberté d'expression, eux qui ont eux-mêmes participé à quelques manifestations sans qu'un itinéraire ait été fourni aux autorités policières et qui ont de fait utilisé cette prise de position comme un argument électoraliste.
CP

Police: une efficacité à deux vitesses - Pascal Henrard

Je demande solennellement à la police, à son porte-parole toujours si prompt à défendre ses collègues, à sa fraternité tricotée serrée, à ses gradés qui estiment que manifester n'est plus un droit démocratique, je demande donc à tous ces gens supposés défendre la veuve, l'orphelin, la justice et la paix, de bien vouloir faire leur devoir avec autant d'empressement pour les mafieux que pour les manifestants.
PC

Marois tourne la page du carré rouge

Comprimé dans le temps, avec des acteurs choisis judicieusement, le Sommet a produit les résultats escomptés pour le gouvernement Marois, en l'affranchissant d'une promesse électorale et du carré rouge. Désormais, la première ministre pourra invoquer les «consensus» du Sommet pour défendre son approche en éducation. À moins, bien sûr, que l'ASSÉ et ses partenaires ne réussissent à rallumer les braises de la contestation.