Les enfants d'un CPE de Montréal mangent de la viande halal. Les résidents d'un CHSLD de la métropole consomment des aliments cachères. Le Journal de Montréal rapportait récemment que les aliments sanctifiés par le clergé juif ou musulman ont fait leur entrée dans des établissements financés par le gouvernement du Québec. Les philosophies cachère et halal exigent que les animaux soient abattus d'une certaine façon, tandis que le rabbin ou l'imam récite une prière. Pour une société qui se targue d'avoir réussi à séparer l'État de la religion, ce constat a de quoi faire sourciller.