C'est le temps du renouveau, comme on dit, et tandis que le soleil tend à darder ses rayons hésitants et ambrés sur les gazons encore étourdis et hagards, la femelle, par trop longtemps retenue, entreprend sans attendre sa danse du blanc mollet, certes encore un peu ratatiné, mais plein de promesses. Le mâle, lui, s'accommodera sans rechigner de son appellation cromagnonesque. Mieux, il l'accueillera avec joie, dévirilisé par l'air du temps et un semestre sans cabanon. Et c'est aussi ratatiné que sa douce enfin épilée qu'il sortira de l'hiver, bedonnant, mais soulagé.
La culture, la cohésion sociale, voilà deux grandes oubliées dans le débat entourant la langue d'enseignement au collégial. Je constate une fois encore qu'au Québec, la question linguistique est un gros arbre qui cache bien d'autres dimensions de vie en société. Dans le cas particulier de l'intégration des immigrants, croire qu'il suffit de leur faire apprendre quelques rudiments de français pour les laisser à leur sort ensuite est un leurre.
Il fallait l'immaturité de sa jeune vingtaine pour sortir une pareille connerie, et l'opportunisme d'une marque prête à profiter de l'air du temps pour l'endosser. Il s'agissait donc, pour rompre «le fait de plaire aux hommes», de se pomponner et de se mettre jolie? Ah. Il me semble que si j'étais une femme et que je décidais, dans un élan de colère de ne plus satisfaire l'oeil lubrique de l'odieux mâle de la rue, ce serait à grands coups de cernes, de cols roulés, de poils aux pattes, et de repousses grisonnantes.
Avec l'ami Martin, on en a vidé des pichets tièdes à refaire le monde. Au cours de nos soirées sans fin, nous avions trois projets: être aimé des femmes sans abandonner notre pilosité, donner un sens à notre vie, puis communiquer le tout à l'humanité. Le premier est toujours en chantier, mais nous avons trouvé comment donner un sens à notre vie. Bon, on n'est pas complètement certain que l'idée soit neuve, mais comme on l'a eue à la bière, et sans Google, on se l'attribue.
Le taux d'endettement des ménages canadiens ne cesse d'augmenter, c'est écrit dans le journal ce matin. Plus 4.6% par rapport au même trimestre l'an dernier, soit désormais 163% du revenu disponible, excluant l'endettement hypothécaire. Et j'avoue que c'est un peu de ma faute. Mon métier, c'est la pub. Chaque matin, je m'assois dans ma tour de verre que la petite Péruvienne vient de récurer au salaire minimum pendant toute la nuit, et je réfléchis. Je réfléchis à toi.
Il y a plein de bonnes raisons de se prêter au moins une ou deux fois dans sa vie à l'exercice typiquement montréalais de la vente de garage, comme je l'ai fait en famille cette fin de semaine. Je ne parle des raisons évidentes bien sûr! C'est-à-dire se débarrasser de ce qui ne sert plus, tout en amassant un peu d'argent...