Nul doute que c'est par calcul politique que la Coalition avenir Québec (CAQ) propose de réduire le nombre d'élus à Montréal: elle a bien besoin de percer sur l'île, mais cela ne l'empêche pas d'avoir raison. On sait que Montréal est surgouvernée avec ses 103 élus et ses 19 arrondissements.
Malgré l'importance de prendre une décision responsable dans le dossier linguistique, la CAQ semble plutôt s'affairer à des calculs politiques.Plus particulièrement, elle semble tomber dans le même panneau que l'ADQ de Mario Dumont de 2007. En posant des objections sur tout, en n'appuyant rien, mais en se disant tout de même «ouverte», la Coalition prolonge inutilement le suspense.
J'ai une question pour François Legault, le chef de la Coalition "Avenir" Québec: t'as déjà vu un arbre réussir à pousser sans s'enraciner profondément dans la terre? Plusieurs savent, sauf toi et les autres opportunistes carriéristes de la politique bien sûr, que l'avenir d'une nation s'enracine dans son histoire et son passé. Toi et tes semblables carriéristes semblez croire que seul le pouvoir du "cash" compte pour être heureux dans la vie, tant comme individu que comme société.
Le Projet Saint-Laurent présuppose un leadership, sinon un dirigisme étatique, car c'est le gouvernement qui doit donner l'impulsion pour décontaminer le fleuve et les terrains qui le bordent. Dans le cas des terrains contaminés, c'est le Québec qui devrait les acquérir, en partenariat bien sûr, et chercher à se refaire en les vendant à des industriels. Cela demeure un pari sur l'avenir.
Le gouvernement Harper a présenté un budget modéré où il y a un équilibre entre des coupures de dépenses et des politiques de stimulation économique. Cet exercice financier va permettre aux conservateurs de maintenir leur appui auprès des Red Tories de l'Ontario. Sur le plan politique, c'est un bon budget.
En s'affichant avec Amir Khadir, même pour une bonne cause, François Legault n'a pas marqué de points et a semé la consternation chez bien des sympathisants de la Coalition Avenir Québec (CAQ). Legault et Khadir ont donné une conférence de presse conjointe, vendredi, pour dénoncer la décision du gouvernement Marois d'autoriser la minicentrale de Val-Jalbert.
Mon statut professionnel a changé depuis mon dernier billet. Je suis devenu conseiller politique à temps plein de l'Aile parlementaire du deuxième groupe d'opposition. J'emprunte un autre véhicule (celui de la politique), mais je garde le cap sur les mêmes préoccupations: la gouvernance des ressources informationnelles et technologiques, l'enseignement supérieur et l'éducation.
C'est notamment au gouvernement libéral de Robert Bourassa que nous devons la loi 22 de 1974, loi qui faisait du français la langue officielle du Québec. Malgré son manque de mordant, cette loi était un pas majeur vers l'avant et allait mener à la loi 101 du Parti Québécois en 1977. Mais à entendre les Libéraux d'aujourd'hui et leur allié médiatique, on jurerait que le français est sans importance au Québec.
Pour le Parti Québécois, la question de l'indépendance fait partie de son ADN et elle reviendra à son agenda tant et aussi longtemps que le Québec sera une province. Il n'est donc pas étonnant que les militants, qui sacrifient beaucoup de temps pour cette cause, souhaitent en retour voir leur parti se diriger vers la souveraineté (Note à Gérard Deltell; ce n'est pas être radical que de souhaiter que les choses bougent!). Mais parfois en politique certaines décisions trahissent votre incapacité d'agir.
La Coalition Avenir Québec (CAQ) de François Legault avait beaucoup à prouver au cours de cette courte session parlementaire à Québec. Elle a réussi à se démarquer et à incarner le besoin de faire de la politique autrement pendant que les libéraux se cherchent. Chassés du pouvoir, sans chef permanent, les libéraux ont eu de la difficulté à trouver leurs marques, malgré une députation plus imposante que prévu
Alors qu'une bonne majorité d'électeurs ont voté aux élections du 4 septembre dernier pour une formation politique privilégiant une hausse des droits de scolarité, les scénarios d'un gel ou d'une indexation de ces droits semblent être ceux qui seront sur la table au moment d'échanger à la mi-février prochain.
Ne cherchez pas la cohérence ces jours-ci. Outre les évidentes lacunes en communication du gouvernement péquiste et ses propres contradictions, de nombreuses critiques contre ce même gouvernement sont elles-mêmes intrinsèquement contradictoires. Nombreux sont ceux qui critiquent la visite de Pauline Marois au Congo et en France : pour eux, la francophonie ne sert à rien et un premier ministre devrait rester au Québec pour s'occuper de problèmes plus urgents.
Le moindre que l'on puisse dire est qu'un changement de gouvernement n'est jamais facile. L'état des finances publiques n'est jamais aussi rose que le prétendait le gouvernement sortant et les premiers jours à la tête d'un ministère peuvent parfois être chaotiques étant donné la nécessaire acclimatation. Un pour qui la transition fut laborieuse est Nicolas Marceau. Le nouveau ministre des Finances est aujourd'hui le grand responsable de la concrétisation de nombreuses promesses électorales.
Aujourd'hui, on s'époumone contre le fait qu'une personne ayant étudié aux frais de l'État et qui gagne aujourd'hui 200 000 $ (et disons 175 000 $ en revenu imposable) doive payer 1 600 $ de plus... On dénonce la potentielle fuite de cerveaux alors qu'on applaudissait une hausse des frais de scolarité qui en aurait découragé plus d'un d'étudier!
L'élection d'un gouvernement minoritaire le 4 septembre dernier a rapidement conduit les analystes à comprendre que le gouvernement Marois devra négocier avec l'opposition pour faire voter certains éléments de son programme. Selon Michel David du Devoir, «le PQ ne sera pas en mesure de mettre en œuvre la 'gouvernance souverainiste'. Il faudra oublier la 'nouvelle loi 101' tout comme la citoyenneté québécoise, sans parler du référendum d'initiative populaire» (RIP).
Je ne serai possiblement pas le dernier ni le premier à analyser les résultats électoraux. J'en arrive à ces conclusions, après une analyse en surface et beaucoup par réflexion personnelle. J'aimerais aussi déplorer l'absence de M. Aussant à l'Assemblée Nationale. Je ne suis pas d'accord sur la question nationale, mais il reste qu'il est un bon exemple de ce que le Québec peut faire avec des nouveaux partis... un vrai "nouveau parti", pas une fusion!