Mes collègues Robert Aubin et Alexandre Boulerice tenaient un point de presse devant les locaux de la Banque nationale à Montréal pour déplorer le fait que les employés du secteur informatique devaient désormais communiquer en anglais. Choqués, les députés avaient proposé un projet de loi visant à assurer aux Québécois le droit d'avoir des relations et des contrats de travail en français. Le texte législatif avait malheureusement été rejeté par les autres partis politiques, dont les conservateurs.
Si le ministre conservateur Christian Paradis jouait au baseball, il serait maintenant retiré sur trois prises. Pardonnez cette analogie sportive, mais elle m'apparaît aujourd'hui fort appropriée pour décrire la situation absurde dans laquelle se trouve M. Paradis. En l'espace de quelques mois, le ministre de l'Industrie a en effet été mis sous enquête à trois reprises par la Commissaire à l'éthique à la suite de sérieuses allégations de conflits d'intérêts.
Presque tous les jours, je reçois un courriel des services de santé et sécurité de la Chambre des communes m'avertissant que des travaux liés à l'amiante sont en cours dans l'un des édifices du Parlement. Depuis que des preuves irréfutables existent prouvant le lien entre l'amiante et le cancer, les différents gouvernements ont procédé à d'importants travaux de désamiantages dans nos hôpitaux, nos écoles, et nos bâtiments publics comme celui du Parlement.