J'aime parler des sondages. Ça m'amuse. J'aimerais donc vous parler du sondage - d'une firme bien connue - auquel j'ai répondu très récemment et qui portait sur la politique provinciale. Il y avait sûrement aussi des questions sur la bière et les chars, comme d'habitude, mais j'm'en souviens plus. Évidemment, LA question était posée : Pour qui voteriez-vous s'il y avait des élections aujourd'hui, au Québec ?
Le Québec est mené par des hors-la-loi. Je ne parle pas de John James Charest et ses Libéraux. Je parle des individus et organisations qui ont proféré des menaces de sabotage envers le Grand Prix du Canada. Et de ceux pour qui la désobéissance civile est un droit fondamental. Ce sont eux qui mènent la province, actuellement.
«Conne, blondasse, condescendante, matante bourgeoise, vendue, frustrée, jalouse sans talent, ignorante de banlieue, vieille peau qui ne comprend rien». Je ne suis pas un fan de Sophie Durocher. Mais Isabelle Maréchal a un show de radio pas mal du tout. La question : méritaient-elles ce genre d'insultes, malgré leur position par rapport au conflit étudiant? Je pense que personne ne mérite cela.
Imaginons que Charest déclenche des élections maintenant. Là, là. On vote pour qui, hein? Jean Charest? Ce n'est clairement pas un leader. Pauline Marois, son opportuniste carré rouge et sa souveraineté ? Non, merci. François Legault, celui qui appuie la loi 78 et qui accueille dans son parti les brebis égarées à droite et à gauche? L'ADQ, c'est tellement vide... Oh, pardon, la CAQ c'est tellement vide!
Cette semaine, le cours de « forces et comportements politiques » n'a pas pu se donner aux élèves de l'Université de Montréal. Bien loin de moi l'envie de critiquer le professeur, que j'ai d'ailleurs beaucoup apprécié, ce sont les élèves qui sont à critiquer aujourd'hui. Le monde de Facebook est une mine d'informations assez croustillantes! Tout le monde connaît bien les conséquences de ce monde virtuel : le partage d'informations ou la signature électronique peuvent parfois être très révélateurs sur les intentions réelles.
Plusieurs n'étaient pas d'accord avec mon point de vue. Bien avant que des centaines de milliers de jeunes soient en grève, je disais que d'être contre la hausse, c'était trendy -- cool, dans le vent, à la mode - alors cela faisait que les gens qui étaient pour la hausse ne s'affichaient pas... même s'ils représentent la majorité.
J'ai finalement décidé d'épingler un petit carré vert printemps sur mon manteau de pluie, ce matin. Ce petit carré de la honte, ce petit bout de tissu vert vomi, comme plusieurs aiment à l'appeler, je le porte désormais bien en évidence sur mon flanc droit. N'en déplaise à personne. En affichant ainsi mes couleurs, j'ai tenu à manifester publiquement mon soutien à la hausse des frais de scolarité promulguée récemment par le gouvernement Charest, et ce, même si mon coming out intervient alors que ce débat est déjà bien entamé.