Des manifestations de révolte et d'indignation ne sont-elles rien d'autre qu'une expression du spectacle sans conséquences politiques réelles? C'est la question que posent nombre d'ouvrages publiés sur les mouvements Occupy et sur la grève étudiante. Taper de la casserole et arborer un carré rouge paraît futile face aux catastrophes économiques et sociales de la crise et très loin d'une quelconque révolution qui pourrait changer véritablement le cours des choses.
J'étais à me lamenter sur ces fléaux de notre existence, ces hypocrisies, ces faux-semblants qui pourrissent nos vies jour après jour, quand tout à coup le téléjournal vint me sortir de ma torpeur pour me donner, enfin, de vraies raisons d'espérer. La très respectable Banque Royale du Canada, la plus grande institution bancaire du pays, venait d'annoncer qu'elle mettait à pied plusieurs dizaines d'employés canadiens pour les remplacer par des travailleurs venus d'Inde.
A-t-on si peur de s'enrichir collectivement ? Faut-il imaginer toutes les magouilles inimaginables pour justifier son opposition ? Faut-il faire appel à la démagogie pour soulever l'opinion populaire ? On veut tous les services du gouvernement sans payer en honnissant les façons de faire et tous les projets pour emmagasiner les entrées de dollars
Si l'on souhaite que le capitalisme apporte la solution aux difficultés que connaît l'économie mondiale, il doit être reconstruit ou plutôt réexaminé, étant donné le succès qu'il a eu par le passé. Il paraît en effet étrange que tout le monde évoque la complexité de la situation économique sans suffisamment se concentrer sur les points principaux.
Le taux d'endettement des ménages canadiens ne cesse d'augmenter, c'est écrit dans le journal ce matin. Plus 4.6% par rapport au même trimestre l'an dernier, soit désormais 163% du revenu disponible, excluant l'endettement hypothécaire. Et j'avoue que c'est un peu de ma faute. Mon métier, c'est la pub. Chaque matin, je m'assois dans ma tour de verre que la petite Péruvienne vient de récurer au salaire minimum pendant toute la nuit, et je réfléchis. Je réfléchis à toi.
Faisons donc l'amour à foison et faisons des enfants par douzaines, maintenant. Créons des baby-boomers à nouveau, juste pour qu'ils se gavent et décrissent, pour le bonheur de la génération suivante. En tant qu'économiste nouvellement installé, j'offre donc cette théorie à mes contemporains: Baisons, on sauvera une humanité sur deux. C'est mieux que rien.
Allez demander a quiconque ayant un brin de conscience et vous verrez que le commun des mortels souhaite un monde plus propre et plus équitable. Suite à la montée des médias sociaux, le consommateur est de plus en plus informé et conscient des implications de ses achats. Nous n'achetons plus que pour la valeur, nous achetons selon NOS valeurs. Il s'agit d'un changement culturel majeur.
La situation fâcheuse dans laquelle nous nous trouvons actuellement, autant sur le plan environnemental que social,n'est pas la faute du capitalisme. En effet - attachez bien votre tuque - elle pourrait bien être résolue PAR le capitalisme. Il y a quelque chose que nous n'avons pas bien saisi! Le capitalisme est simplement un modèle économique qui n'a pas de valeur morale (bonne ou mauvaise) intrinsèquement liée à sa structure.
Se battre contre le capitalisme, c'est comme vouloir éliminer les maringouins de la surface de la Terre. C'est ridicule, dangereux, voire impossible. Rappelez-vous donc que vous avez tout ce que vous avez GRÂCE au méchant capitalisme. Tous vos loisirs sont capitalistes. À moins que votre activité favorite ne soit de récolter de l'eau de pluie avec des feuilles vertes. Note : se promener à Bixi, c'est très capitaliste.