Camille Laurin

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Charte des valeurs et «primauté» du français: un recul - Michel Paillé

Dans son projet de Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse, le gouvernement du Québec propose d'amender la Charte des droits et libertés de la personne afin d'y insérer la notion de «primauté du français». D'aucuns pourraient se réjouir spontanément de voir notre langue officielle, le français, faire son entrée dans la plus fondamentale de nos chartes. Ce n'est pas mon avis.
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Québec Franco: un acrostiche inspiré par une lectrice du <em>HuffPost Québec</em>

En acceptant l'invitation du Huffington Post Québec d'écrire des billets à mon propre rythme, je ne croyais pas pouvoir intervenir très souvent. À d'autres blogueurs rencontrés à la soirée inaugurale de février 2012, je disais ne pas m'attendre à trouver dans l'actualité matière à interventions très soutenues. Or, non seulement ai-je produit 12 billets en 9 mois (mi-mars à mi-décembre), mais encore ai-je dû laisser filer quelques sujets interpelant un démographe.
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En 35 ans, la loi 101 n'a jamais conduit au moindre diktat touchant la vie privée

En affirmant que «la loi 101 n'a pas et n'a jamais eu comme objectif d'intervenir dans la vie des couples et des familles pour leur dicter la langue qui s'y parlera», M. Jean-Pierre Proulx (Le Devoir, 3 décembre 2012) ne courrait aucun risque. En effet, malgré tout l'ascendant que M. Camille Laurin, parrain de la loi 101, avait acquis sur ses collègues du gouvernement péquiste élu en 1976, jamais René Lévesque n'aurait accepté que l'on veuille «intervenir» et «dicter» quoi que ce soit, pas même à propos de la langue. Cette idée n'a jamais effleuré l'esprit de M. Laurin.
CP

L'anglais au Québec : Un gros mensonge encore tenace après 35 ans de loi 101

M. Stephen A. Jarislowsky, président d'une «société agréée de conseillers en placements», a fait récemment quelques semonces aux Québécois francophones: réfractaires à l'anglais, ils s'isoleraient de l'humanité toute entière. Le 21 septembre 2012, il dénonçait un Québec voulant «supprimer l'anglais pour que le français puisse survivre» et «maintenir le peuple dans l'ignorance». Il affirmait que «nulle part ailleurs sur Terre, l'apprentissage de l'anglais n'est découragé».