Je crois que les projets de développement énergétique doivent faire l'objet d'évaluations environnementales sérieuses. On ne peut pas, par exemple, se lancer tête baissée dans la construction de pipelines sans réfléchir collectivement aux avantages et inconvénients que comportent des projets de telle envergure. Développer, d'accord, mais pas à n'importe quel prix.
Le développement est important, mais lorsqu'il est centré sur une seule industrie polluante, au détriment d'autres priorités économiques et de l'environnement, il n'a aucun sens. Que l'industrie et le gouvernement prennent des mesures si extrêmes afin d'encourager un intérêt à court terme et limité est une insulte aux traditions démocratiques que les Canadiens et les Canadiennes de toutes allégeances politiques ont bâties au fil des ans.
Le Parti québécois et sa chef Pauline Marois viennent de trouver en Harper un allié béton qui vient réveiller les vieux démons de notre aliénation collective et de notre sentiment d'infériorité : unilinguisme anglais de l'appareil fédéral, résurrection de la monarchie, attaque sur le pouvoir de dépenser des provinces, diminution significative de la représentation du Québec. Harper prépare notre assimilation.
Les lois sur l'environnement du Canada sont assaillies par le gouvernement fédéral et celui de l'Ontario. À Ottawa, le gouvernement a présenté le projet de loi C-38 afin de mettre en pratique des mesures d'envergure qui ont été annoncées dans son budget. Le gouvernement de l'Ontario, quant à lui, a déposé un projet de loi omnibus similaire qui aurait un impact profond sur l'environnement.
Entre deux coups sur les casseroles, c'est tout le Québec qui prend son air! Et tout le monde avec lui. Car pour des millions maintenant, partout, de Denver à Paris en passant par le Caire ou Ramallah, ce « printemps érable » s'inscrit clairement dans un mouvement mondial, qui va des révolutions arabes aux manifestations grecques et espagnoles, ou encore au mouvement Occupy en lutte contre l'austérité. La solidarité internationale qui déferle de partout est indéniable et quoiqu'en dise Monique Gagnon-Tremblay, ce n'est pas des futilités!
La loi 78 adoptée par le gouvernement du Québec et ses atteintes aux libertés individuelles ont occupé beaucoup d'espace médiatique au cours des dernières semaines. Ceci a fait tomber dans l'oubli l'assaut frontal que le gouvernement Harper a lancé contre la protection de l'environnement et nos institutions démocratiques dans son projet de loi C-38, qualifié de « mammouth » en raison de son envergure
Quand j'ai été élu à la Chambre des communes il y a un an, j'ai accepté le mandat de mes concitoyens le coeur rempli d'espoir. Bien que les conservateurs aient remporté l'élection, je croyais qu'il serait possible pour moi de travailler avec mes collègues de toutes allégeances au nom du bien-être des Canadiens. Douze mois et un budget plus tard, j'avoue m'être trompé.