Je prendrai désormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le cœur en berne et j'éprouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donné pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Québec. Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif à retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Québec. Le soir de mon élection, ma première élection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le goût de célébrer.
Je prendrai désormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le cœur en berne et j'éprouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donné pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Québec. Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif à retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Québec. Le soir de mon élection, ma première élection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le goût de célébrer.
Dès leur élection, les conservateurs ont annoncé leur intention de couper dans le financement public des partis politiques. Au-delà du Bloc Québécois, du NPD et du Parti libéral, ce financement qui attribuait à chaque parti un peu moins de 2 dollars par vote a permis aux plus petits partis, le Parti Vert, par exemple, d'avoir l'argent nécessaire pour établir une permanence et financer une campagne électorale. En coupant dans ce financement, les conservateurs sabotent la pluralité politique sur la scène fédérale.