Ces temps-ci, j'entends plusieurs expressions reliées à l'égo du genre: «Ça, ça fait mal à l'ego!» Et il me semble que, chaque fois que j'entends une de ces expressions, elle est formulée avec mépris. Comme si le fait d'avoir un ego était quelque chose de peu souhaitable. Comme si le fait d'être blessé dans son ego était quelque chose de méprisable, de petit, de péjoratif.
Pourquoi ne pas se simplifier la vie en acceptant de voir nos émotions, de les vivre pour qu'elles s'en aillent d'elles-mêmes? Peut-être parce que c'est difficile à faire. Peut-être parce que c'est un défi, de se regarder et de réaliser qu'on n'est pas parfait, qu'on a des failles, des vulnérabilités. Parce que ça prend une bonne dose de confiance en soi, d'amour de soi pour se voir tel qu'on est et arriver à l'accepter.
J'ai soufflé une bougie de plus récemment. Je constate que le temps passe vite, et je suis chaque fois ébahie par les nombreux changements qui peuvent survenir au cours d'une seule et même année. Lorsque des événements inattendus perturbent notre équilibre, il se peut que nous vivions un «cycle de changement» qui nous donne l'opportunité de réévaluer toutes les facettes de notre vie. C'est justement ce que j'ai accompli l'an dernier et dont j'ai tiré huit leçons de vie.
La tentation est forte de donner une direction précise à notre vie et d'avoir le dernier mot sur tout. Mais parfois, il vaut mieux laisser le courant nous emporter. En effet, nous créons trop souvent des blocages énergétiques qui empêchent l'abondance, la chance et la croissance personnelle de se manifester. Vivre au moment présent équivaut à laisser les choses survenir d'elles-mêmes, en toute simplicité.
L'année 2012 a été particulièrement difficile pour nous tous. Nous avons été les malheureux témoins des pires horreurs sur le plan humain. Pourtant, plus que jamais, je suis convaincue qu'il faut y croire! Croire qu'il existe des gens honnêtes qui travaillent d'arrache-pied pour faire de ce monde un monde meilleur, à l'importance d'inculquer nos valeurs fondamentales de respect, de partage, de compassion et d'amour à nos enfants au quotidien, que nos petits gestes de compassion et d'empathie peuvent changer la vie de quelqu'un pour le mieux.
Mes premières tentatives de méditer régulièrement, effectuées il y a quelques années, étaient sporadiques et de courte durée. Je croyais m'y prendre de la mauvaise manière, car mes pensées avaient tendance à accélérer plutôt qu'à ralentir. Mon mental courait dans toutes les directions et le « bruit de fond » était incessant. Plus je tentais de me concentrer sur ma respiration ou un mantra, plus mes pensées prenaient le dessus.