Fin de la guerre en Irak, George W. Bush et Dick Cheney sont intronisés parias nationaux. Les États-Unis ont bien changé en quatre ans. Que reste-t-il du courant néoconservateur qui prit les rênes après le 11-Septembre? La devise "nous créons notre propre réalité" imaginée par le conseiller de Bush, Karl Rove, a-t-elle de l'avenir après un mandat où Obama a voulu un monde multilatéral?
La politique étrangère demeure le plus souvent un enjeu mineur pour l'électorat américain. Pour le reste du monde cependant, la politique étrangère est la question fondamentale. Nous nous demandons tous, hors des États-Unis, comment le comportement de la superpuissance affectera le monde dans lequel nous vivrons au cours des quatre prochaines années.
Au cours de la campagne présidentielle de 2008, Barack Obama revenait souvent sur son mindset, l'état d'esprit qui l'avait amené à s'opposer à l'aventure militaire en Irak. Il se disait essentiellement porté vers la solution pacifique des conflits. Selon cet esprit, la guerre ne devait être envisagée que comme un ultime recours. On peut dire que le président est demeuré fidèle à cet esprit dans l'ensemble de sa politique étrangère. En témoigne sa récente déclaration en ce qui a trait à l'Iran.