La semaine dernière, Stephen Harper montait au créneau pour imposer une loi spéciale aux employés d'Air Canada et empêcher un conflit de travail. La raison invoquée : sauvegarder notre économie. Lundi, ce même gouvernement refusait catégoriquement d'intervenir pour sauver les 2620 employés de la firme Aveos. Raison invoquée: Conflit privé. Ce que le monde peut changer en si peu de temps. Cette logique élastique, les conservateurs nous la servent à toutes les sauces et selon ce qui fait leur affaire. Mais cette malhonnêteté intellectuelle ne me convaincra jamais, surtout quand il est question de bons emplois qui pourraient bien s'envoler vers le Salvador. Les travailleurs d'Aveos méritent mieux. Ils méritent que l'on se batte pour eux.
La Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada est en train de devenir une véritable farce, ou plutôt une véritable honte. Il n'y a plus un aspect de cette loi qui soit respectée, tant en ce qui a trait aux langues officielles qu'en ce qui a trait aux centres de maintenance. Il y a à peine une semaine, la Chambre des communes votait sous bâillon une loi spéciale mettant un terme à la menace de lock-out chez Air Canada et empêchant les travailleurs de déclencher une grève. Le recours à la loi spéciale -ou à sa menace- pour nuire à la capacité de négocier des syndicats est une habitude récurrente chez les conservateurs.