L'histoire commune des francophones d'Amérique du Nord et des Premières nations est jalonnée de conflits et de rendez-vous manqués dont le dernier en liste est la crise d'Oka de 1990, où la gauche n'a pas su appuyer les revendications autochtones. Aujourd'hui, le mouvement #Idlenomore se présente comme une nouvelle opportunité. Est-ce que Printemps érable et Hiver rouge peuvent se rencontrer?? L'histoire le dira.
Depuis un peu plus d'un mois, les Autochtones qui se réclament du mouvement Idle No More multiplient les manifestations à travers le Canada. Des « flash mobs » rassemblent des centaines de participants qui dansent au son des tambours traditionnels. À Sarnia, dans le sud de l'Ontario, un groupe a bloqué les voies ferrées du Canadien National pendant près de deux semaines, avant de devoir démanteler ses barricades suite à une injonction des tribunaux.
Il suffit de traverser le pont Mercier et de rouler sur une distance de plus ou moins 10 kilomètres en direction de Châteauguay ou de ville Ste-Catherine pour constater l'ampleur du phénomène de l'économie à plumes. En roulant sur ces routes, on constate le nombre démesuré de petites cabanes pouvant offrir une panoplie d'articles répondant à tous nos désirs : cigarettes, cigares, alcool, essence, poker, bingo, et j'en passe. Nous pouvons obtenir tous ces articles et services en payant comptant, sans payer aucune taxe et, en prime, être servis dans un anglais impeccable.
Bien que la chef du PQ ait tenté de corriger son «improvisation», on voit ce qui se cache au fond du sac...Celle qui maîtrise l'anglais avec plus de peine que plusieurs des jeunes étudiants francophones à qui elle envisage barrer l'accès aux Cégeps anglophones, mène une campagne musclée, alimentée par une exclusion inconsciente des autres communautés et de leurs enjeux.
Le premier août, jour du déclenchement des élections, nous apprenions l'arrestation des deux Grands-Mères et celle de leur neveu Jacob. Quelque part, à la jonction entre deux chemins forestiers, à 250 km au nord de l'élection en cours, se joue un drame relaté uniquement par un média social, le seul qui ose nous relier, du Sud au Nord, avec une vision du monde que nous n'avons toujours pas intégrée.
La tragédie inuite. Le cul-de-sac du Nord. Le Nunavik décroche. Drogués à 7 ans. Ces titres d'articles parus récemment dans la presse québécoise suggèrent l'existence d'un intérêt renouvelé pour les questions autochtones. Le lancement du Plan Nord y serait-il pour quelque chose ? À première vue, on devrait s'en réjouir. Le traitement que ces reportages réservent aux Autochtones est toutefois loin de représenter une véritable amélioration par rapport à l'ignorance qui les précédait -- ils relèvent plutôt d'une curiosité malsaine, quasi pornographique, à l'égard de la pauvreté.