AUGMENTATION DES FRAIS DE SCOLARITÉ

Une éducation pour l'égalité

La hausse vient renforcer les inégalités pourtant déjà flagrantes au Québec. En effet, obnubilés par le mensonge de l'égalité déjà-là, nous semblons oublier que les femmes, à travail égal, gagnent toujours moins que les hommes. En 2008, les statistiques du gouvernement du Canada démontraient que les femmes gagnaient en moyenne 71% du salaire des hommes. Donc, puisque les femmes, dans la majorité des cas, ont un statut économique précaire, demander à la population étudiante de faire sa juste part se résume à demander aux femmes de s'appauvrir davantage.
CP

Tort sur la hausse, mais pas le laissez-faire

Avec la probabilité d'une élection provinciale imminente, il y aura des débats et des décisions d'importance capitale et si la population peut s'intéresser avec autant de vigueur aux enjeux beaucoup plus graves, ce sera bénéfique pour tous. Cela dit, je crois que le mouvement de protestation des étudiants devrait plutôt être dirigé vers quelque chose de réellement inquiétant pour l'avenir, par exemple notre dette record qui va coûter bien plus cher aux étudiants que la hausse elle-même.
Flickr: TheCulinaryGeek

Un bac avec ça?

Depuis que Richard Martineau s'est permis de critiquer des étudiants qui ont osé déguster un verre de sangria à la lumière du jour, la question sur les dépenses des étudiants semble s'être multipliée. Martineau n'est certainement pas le seul à avoir utilisé cette tactique pour faire valoir son opinion, car on peut l'observer dans de nombreux débats sur la question de la hausse. L'argument suit toujours la même formule pathétiquement prévisible: «Les étudiants ont juste à se priver de leur (insérer objet de valeur) et ils pourront couvrir la hausse».
Radio-Canada.ca

Hausse des droits de scolarité: voir la forêt derrière l'arbre

Les études coûtent moins cher dans notre province qu'ailleurs, oui, mais qui analyse les revenus des diplômés québécois par rapport à ceux de l'Alberta, de Vancouver ou de Toronto? En maintenant des politiques salariales parmi les plus basses au Canada, doit-on s'étonner que les coûts de scolarité doivent être plus bas chez nous? On encourage ensuite ce travailleur (ex-étudiant déjà endetté avant sa première journée de travail) à consommer et à faire rouler l'économie, sans quoi le pays sera déficitaire. Du même souffle, on lui reproche d'être irresponsable et de s'endetter, la dette moyenne par famille au Canada étant plus élevée que jamais.
Le HuffPost Québec

Armé de mon carré rouge

Les enfants des « baby-boomers » sont en voie de prendre les rênes d'une société qui a été contrôlée par le premier groupe de l'histoire du Québec à avoir une masse assez importance pour faire basculer les décisions importantes en sa faveur lorsqu'elle le voulait. Ce facteur leur a permis de réaliser de grands avancements pour la société québécoise.
PC

Terroriser pour gagner?

Il y a une semaine, une quarantaine de jeunes cagoulés ont tenté de défoncer la porte d'entrée de l'Institut Économique de Montréal (IEDM). En plus de séquestrer ses employés, les jeunes manifestants ont commis des actes de vandalisme signe de violence et d'intolérance des opinions contraires. Cette information a à peine été discutée dans les médias, sauf par Mario Dumont. Alors que tous les étudiants sont encouragés à s'exprimer pacifiquement sur la hausse des frais de scolarité, certains utilisent la violence, les menaces et la séquestration comme outils de négociation ou d'expression.
PC

Ma grand-mère et les étudiants

Pauline Lortie, la mère de ma mère, est née en 1929. Il lui arrive parfois de suivre des cours de science politique à l'université du troisième âge. À 83 ans, elle fait partie de cette génération qui a vu naître un Québec moderne laissant place à un projet de société inspirant. De Maurice Duplessis à Jean Lesage, elle a vu le système d'éducation évoluer. Elle a été aux premières loges de la création de l'accessibilité aux études.
PC/Denis Beaumont

Étudiants: le vent a tourné

Le véritable tour de force de cette mobilisation sans précédent est d'avoir détourné le débat sur des horizons beaucoup plus larges. La question n'est plus: pour ou contre la hausse des frais de scolarité? La question est: dans quelle société voulez-vous vivre? Une société où l'éducation est d'abord considérée comme une valeur marchande, ou une société où non seulement l'éducation, mais la participation citoyenne sont valorisées en soi?

Pourquoi je suis pour la hausse et contre la gratuité

Chers étudiants en boycott, (et pas en grève), je vous aime. Mais nous ne sommes pas d'accord sur la hausse des frais de scolarité à l'université. Et sur la gratuité. Parce qu'à certains moments, je ne sais plus trop ce que vous revendiquez. Ce qui ne coûte rien, en général ne vaut pas grand-chose. À part le soleil, la mer, les papillons, etc. C'est vrai jusque dans l'inconscient.
Radio-Canada.ca

Les étudiants ne peuvent pas faire la grève? Ah, oui?

Je ne suis pas spécialiste du droit du travail, je m'y connais mieux en histoire et en linguistique, mais j'en ai contre cet argument qui veut que les étudiants n'aient pas le droit de faire la grève, parce qu'ils ne sont pas des salariés. Pour appuyer ce genre de sophisme, j'ai même lu que la grève est un droit inscrit au Code du travail, donc les étudiants n'étant pas salariés ou employés d'un organisme qui reconnaît le droit de grève, leur grève n'en est pas une... Holà!
Getty Images

Les Lois intolérables

Mon directeur de maîtrise, humaniste au savoir encyclopédique, nous disait avec un petit sourire en coin : «Les Anglais font des réformes et les Français font des révolutions.» Et les Québécois font des révolutions tranquilles, ai-je pensé. J'ai passé deux des plus belles années de ma vie au XVIIIe siècle et je m'y réfugie encore parfois, au milieu d'une rêverie révolutionnaire anachronique.
CP

Frais de scolarité: Une solution?

Le débat fait actuellement rage au Québec sur la décision du gouvernement Charest de procéder à une hausse des frais de scolarité pour les étudiants universitaires et de rattraper, sur cinq ans, les retards enregistrés en matière de financement. Bien peu de personnes proposent de solutions et l'on attend que les étudiants s'épuisent dans la rue et retournent en classe. Pour plusieurs, ce sont des enfants gâtés. Mais si nous prenions le temps de bien les écouter, les points qu'ils soulèvent méritent notre attention.
AP

Quelle est la place de l'éducation au Québec?

Le débat actuel sur la hausse des frais de scolarité m'interpelle. L'éducation joue un rôle important en matière de culture, et de citoyenneté, mais j'aborderai la question de la place de l'éducation dans l'économie québécoise. Je veux ici répondre aux arguments strictement économiques évoqués par plusieurs. Le Québec doit performer dans l'économie du savoir. Pour cela, il doit offrir une formation de pointe dans un contexte favorable. Contrairement à ce que certains allèguent, ce ne sont pas seulement les étudiants qui profiteront d'une bonne formation, mais toute la société québécoise. La prospérité économique du Québec en dépend.
Courtoisie

La nécessité de la hausse des frais de scolarité

Durant les dernières semaines, un sujet vient à la bouche de plusieurs, la grève étudiante vis-à-vis la hausse des frais de scolarité. Des images et de l'information sont transmises à travers divers médias. Des propos sont tenus prenant différentes positions. Ce que je me demande et me questionne est ceci : où les gens prennent-ils leur information afin de se forger une réelle opinion sur tous les débats entourant la grève étudiante?