Travaillons avec les mouvements sociaux en tant qu'allié et non en tant que gérant d'estrade. Oui, nous sommes leur relais à l'Assemblée nationale, mais non, ils ne sont pas nos faire-valoir. La meilleure synthèse que j'ai entendue sur ce sujet est: «Marcher côte à côte, mais frapper ensemble». J'adhère à l'objectif de faire de QS un parti des urnes et de la rue, mais nous n'y arriverons pas en tentant de remplacer ou d'inféoder les groupes déjà existants.
Il est de coutume pour les députés de tenir le lundi leurs « journée de comté ». Je m'y suis essayé, au début, mais j'ai préféré choisir le vendredi. Je me sentais trop préoccupé, le lundi, des tâches ministérielles que je devais accomplir dans la semaine et ne me sentais pas suffisamment concentré sur mon travail de circonscription.
Ce vendredi matin, je représentais la gent masculine dans un bel événement organisé par ma collègue de la condition féminine, Agnès Maltais. En ce 8 mars, Agnès lançait la campagne « Mairesse ou conseillère, pourquoi pas vous ? » À Montréal, Agnès et moi avons choisi un couple hors pair pour envoyer ce message: Louise Beaudoin et Liza Frulla...
L'idée du ministre Bernard Drainville de faire la vie dure aux vire-capot de la politique est séduisante mais je ne suis pas convaincu qu'elle deviendra loi. Le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne a laissé savoir au Soleil que le gouvernement songe à légiférer pour mettre des bâtons dans les roues des transfuges politiques.
La session qui vient de se terminer à l'Assemblée nationale nous a démontré de façon éloquente -trop éloquente à mon goût, pour tout dire- les différences d'approche entre le gouvernement Harper et le gouvernement du Québec en ce qui a trait à la démocratie et, en particulier, au financement des partis politiques.
L'automne qui s'achève s'est déroulé sous la domination du gel. Et je n'évoque pas ici la température extérieure qui nous fait maintenant réaliser que l'hiver est bel et bien installé. Je fais plutôt référence à cette tendance qui semble à nouveau bien installée à l'Assemblée nationale, du moins du côté du gouvernement minoritaire... Frais de scolarité, tarifs en garderies, investissements en recherche et dans le réseau universitaire, tarifs du bloc patrimonial, modernisation des infrastructures...
Une bien courte session parlementaire à Québec -- six semaines au total -- mais qui permet de mesurer déjà la performance en Chambre de la nouvelle équipe au pouvoir. Mme Marois s'est glissée avec aisance dans ses nouvelles fonctions. Depuis le temps qu'elle rêvait de remplacer Jean Charest! Quand les journalistes lui ont demandé lors de son bilan de session si l'emploi de premier ministre était plus difficile que prévu, elle a répondu que, non, elle savait exactement à quoi s'attendre en raison des postes qu'elle a occupés depuis 30 ans.
Parmi les bons coups, mentionnons la participation de Mme Marois au Sommet de la Francophonie et sa rencontre avec François Hollande, le président français. La première ministre en a surpris plus d'un en participant de façon constructive au Conseil de la fédération qu'elle dénonçait sur les banquettes de l'opposition. Par ailleurs, la liste des reculs est interminable et elle risque de s'allonger au cours des prochains mois. Taxe-santé, redevances minières, dégel du tarif d'électricité, compensation financière aux universités, compressions dans les dépenses, la loi 101 appliquée aux cégeps...les reculs sont en voie de devenir la marque de commerce du gouvernement Marois.
Ce n'est pas banal. L'Assemblée nationale a été unanime, ce mardi, pour adopter la résolution suivante: « Que l'Assemblée nationale invite le gouvernement du Canada à prendre acte de la décision de l'Organisation des nations unies reconnaissant le statut d'État observateur pour la Palestine et à maintenir l'aide canadienne précieuse prodiguée à la construction de l'état de droit en territoire palestinien... »