ANNE SINCLAIR

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Matin de guerre, Jour 3

On est lundi, l'école, le travail. Tout devrait être normal, sauf que rien ne l'est. D'autres noms s'impriment dans notre mémoire: après ceux des frères Kouachi, ceux des frères Abdeslam. Après la filière des Buttes Chaumont, celle de Molenbeek en Belgique. Pour tenter de comprendre, les mêmes experts, et les mêmes mises en garde qu'en janvier: «le terrorisme peut encore frapper», disait Valls encore une fois ce matin. Mais on ne retrouve pas, loin de là, le même esprit de concorde. L'esprit du 16 novembre n'est pas celui du 11 janvier.
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Marche républicaine: l'espace d'un matin?

Mais que se passera-t-il demain ? Craignons les célébrations sans suite et les désillusions après l'euphorie. Dans un autre registre, celui de la joie partagée et non celui du deuil, la foule des Champs Elysées en juillet 1998, glorifiant sa jeunesse Black-blanc-beur lors de la victoire de la Coupe du Monde de football, devait aussi annoncer des lendemains qui chantent.
AFP

Pour Cabu, Charb, Wolinski et tous les autres...

Des amis sont morts. Des signatures familières ne sont plus, victimes d'une barbarie indicible. Des hommes ont été liquidés. Abattus comme des chiens, comme on n'oserait pas abattre des chiens. Un journal décapité. Pas n'importe quand: le jour de la réunion de rédaction dont les assassins étaient visiblement avertis. Et pas n'importe quel journal.
Four More Years

Four more years!

On peut déjà tirer des leçons et de la victoire d'Obama et de la campagne interminable qui s'achève. La première leçon à tirer, c'est que la crise n'est pas une fatalité. Il est le seul dirigeant occidental confronté à la grande débâcle économique et financière de ce début de siècle qui ait résisté. Souvenez-vous des premiers G8 ou G20 de l'ère Obama : Sarkozy, Zapatero, Berlusconi, Gordon Brown étaient autour de la table. Le seul qui se maintienne hors de l'eau, c'est Obama. Et cela amplifie encore sa victoire. Superman sort abîmé, quelques habits en lambeaux, mais vainqueur.
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D'une Convention à l'autre

À quoi sert une Convention? D'abord à rappeler aux électeurs qu'ils voteront dans deux mois, ce dont ils n'ont pas toujours pris conscience, malgré l'interminable campagne qui, aux Etats-Unis, entre les primaires et l'élection elle-même, s'étale au moins sur un an. La grand-messe d'une Convention a pour objet officiel de dévoiler le programme du candidat qu'elle intronise. Mais en réalité, c'est le moment où jamais pour modeler, voire modifier son image.
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Séparés depuis un mois

AFP
Dominique Strauss-Kahn et sa femme Anne Sinclair se sont séparés il y a environ un mois, a confirmé lundi à l'AFP une source proche de l'ancien patron du Fonds monétaire international.Cette source a p...