Anglophones

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Le double langage - François Paradis

Le dilemme de l'instruction au Québec ne consiste pas à se demander si elle devrait être dispensée dans la langue de Molière ou dans une autre, mais plutôt si elle doit être obligatoire ou non. Tant que les recteurs universitaires se targueront d'octroyer des diplômes aux détenteurs d'un analphabétisme vernaculaire, l'éducation y demeurera, à l'évidence, facultative.

Il n'y a pas de « demi-francophones »

Depuis plusieurs jours, je participe (par textes interposés) à un débat sur la condition du français au Québec. En fait, je défends ma position depuis maintenant un an et elle se résume de la manière suivante: le multilinguisme brouille les cartes sur le français. Cependant, j'ai compris récemment que ce qui inquiète vraiment ceux qui sont en désaccord avec ma thèse, ce n'est pas le supposé déclin du français. Plutôt, c'est la montée de l'anglais qui préoccupe les esprits.
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Je vous le redemande: de quelle crise du français parlez-vous?

Les résultats du recensement démontrent encore une fois des gains appréciables sur pour la langue française. Ceux qui parlent d'une crise en observant la diminution de la population de langue maternelle de langue française oublient de considérer que le déclin qu'ils observent s'explique simplement par le fait que la population d'immigrants allophones augmente plus rapidement que celle des francophones.
CP

L'anglais au Québec : Un gros mensonge encore tenace après 35 ans de loi 101

M. Stephen A. Jarislowsky, président d'une «société agréée de conseillers en placements», a fait récemment quelques semonces aux Québécois francophones: réfractaires à l'anglais, ils s'isoleraient de l'humanité toute entière. Le 21 septembre 2012, il dénonçait un Québec voulant «supprimer l'anglais pour que le français puisse survivre» et «maintenir le peuple dans l'ignorance». Il affirmait que «nulle part ailleurs sur Terre, l'apprentissage de l'anglais n'est découragé».