C'est le temps du renouveau, comme on dit, et tandis que le soleil tend à darder ses rayons hésitants et ambrés sur les gazons encore étourdis et hagards, la femelle, par trop longtemps retenue, entreprend sans attendre sa danse du blanc mollet, certes encore un peu ratatiné, mais plein de promesses. Le mâle, lui, s'accommodera sans rechigner de son appellation cromagnonesque. Mieux, il l'accueillera avec joie, dévirilisé par l'air du temps et un semestre sans cabanon. Et c'est aussi ratatiné que sa douce enfin épilée qu'il sortira de l'hiver, bedonnant, mais soulagé.
La pièce de Dennis Kelly, présentée à La Licorne, traite d'argent. Les personnages en sont obsédés au point d'abandonner des grands pans de leur humanité. Je suis persuadée que, dans la salle, plus d'un spectateur s'est reconnu, sinon dans les gestes posés, du moins dans les pensées qui agitent les personnages.
J'ai exercé le métier de détective privé ces 36 dernières années. Grâce à cela, je suis devenu expert à identifier les signes d'infidélité dans un couple, et je suis ici pour donner quelques conseils, basés sur ma propre expérience des signes à surveiller quand on suspecte son partenaire d'être infidèle.
Un billet de blogue n'est pas une étude académique rigoureuse. Mon dernier billet sur les couples franco-québécois(e) était influencé par mon expérience ici, des discussions sur le sujet, et de nombreuses observations des interactions dans les lieux publics. Comme je le soulignais au début de l'article, ce n'est qu'une vision « partielle et partiale » qui « force le trait pour mieux mettre en lumière les différences », allant parfois jusqu'à la caricature.
Le «nous» étant confortablement installé au vocabulaire, combien de personnes n'osent déjà plus demander à leur partenaire, ces marques d'amour dont elles ont envie? Combien se freinent dans leur spontanéité de crainte que la réaction ne soit pas réciproque? Par peur du ridicule? Par négligence? Bien souvent, on prend soin de verbaliser ce qui ne va pas dans son couple; on exprime ses frustrations, ses déceptions et ses peines. Mais quand ça va bien, est-ce démontré? La bonne entente est-elle célébrée au quotidien?
Être célibataire pendant la Saint-Valentin, c'est pénible, voire «chiant». Vivre une peine d'amour pendant que tous les couples semblent célébrer leur bonheur, c'est plus que dur pour certains, c'est même décourageant, démoralisant ou déprimant. Je comprends ce sentiment: celui où on peut avoir de la difficulté à exprimer notre peine, comme si les mots ne pouvaient mettre en évidence le poids qui nous occupe, la peine qui nous écrase le cœur.
Je suis morte un jour de mai 79. C'était soir de cyclone. Ma mère ne croit pas que c'était un cyclone à proprement dit. Mais elle est d'accord pour dire qu'il y avait de grandes pluies en ce mai 79. Je n'ai pas la certitude du mois que des indices. Je sais que le lendemain de ma mort, je suis restée à la maison, justement parce qu'une de ces deux parades avait lieu au Cap. Et qu'en ce jour un autre a essayé de me tuer à nouveau. Cette fois, j'ai pu me sauver. Depuis, je cours. Morte, mais je cours. Madichon!