Nous avons tous une part de responsabilité dans l'éducation et le bien-être de nos jeunes. Il est de notre rôle en tant que parent, éducateur, coach, voisin ou simple citoyen de veiller sur eux et les aider à discerner ce qui est acceptable de ce qui est inadmissible. C'est à nous de les rassurer et de leur faire comprendre que, contrairement à leur croyance, cette médisance, cette exploitation, ces abus et cette violence ne sont pas «normaux». Mais pour cela, nous devons d'abord entendre leur désespoir.
Il semble donc que le soi-disant phénomène pro-ana est moins le signe d'une pathologie des individus que celui de certaines insuffisances structurelles des systèmes de santé. Les communautés en ligne autour de l'anorexie et la boulimie remettent en cause des équilibres existants dans notre manière de gérer le suivi médical.
Lorsqu'on entend le mot "adolescente", on peut avoir instantanément à l'esprit l'image d'une horde de fans du groupe One Direction faisant le pied de grue en attendant l'arrivée de leurs idoles. Avec ce groupe d'âge, il est intéressant de constater que la réalité réserve des surprises dès lors qu'on se refuse à généraliser.
Je n'oublierai jamais mon excitation quand le garçon populaire que j'aimais bien m'a invitée à venir regarder un film chez lui. Je me suis pomponnée durant des heures (après tout, j'étais une adolescente qui se débattait avec sa propre sexualité). Quand je suis arrivée, il n'a pas mis le film que nous avions décidé de regarder mais un film porno. Je n'en n'avais jamais vu avant. Il a déboutonné son pantalon, m'a poussée et m'a tirée vers lui. J'ai pleuré sur tout le chemin du retour. Nous ne parlons pas avec assez d'honnêteté de ce que signifie vraiment être une adolescente, de ce à quoi cela ressemble.
Mesdames, j'ai toujours été précoce. C'est ça que ma mère disait en tout cas. En sixième année, j'avais déjà des seins. Et j'avais l'intention de m'en servir. Au début, ma mère n'a pas trop fait de cas de ma nouvelle poitrine. Mais elle a bien dû se rendre à l'évidence lorsqu'elle a reçu une note du professeur d'éducation physique. C'était écrit de m'acheter une brassière. Le lendemain, on est allés chez Sears pour m'acheter un modèle pour débutante.
Insomniaque, confuse, désorientée et lasse, mais d'un optimisme prudent malgré tout. Voilà quelques unes des émotions qui m'animent au lendemain d'une soirée électorale surréaliste, qui mettait un terme à un mois de campagne mouvementée. En premier lieu, les résultats sont tombés et ont prouvé, une fois de plus, que les sondages sont un pâle reflet des véritables intentions de vote. Rivés devant leurs écrans de télé, les Québécois ont vécu une surprise après l'autre.