Ici comme ailleurs, c'est l'hécatombe. Les abeilles tombent comme des mouches. Leur disparition n'inquiète pas seulement les apiculteurs. Le jour où il n'y aura plus d'abeilles, il n'y aura plus de pollinisation. Sans pollinisation, les plantes ne peuvent plus se reproduire. Et quand les plantes ne pourront plus se reproduire, il n'y aura plus de salade frisée aux petits lardons, plus de fleurs de courgette frites, plus de poivrons farcis, plus de crème d'épinard aux poires, plus de gratin de chou fleur...
Le lendemain, comme après un bon match, comme après un bon film, comme après un bon show, j'avais juste envie de partager ma soirée, d'en parler, avec les amis, les collègues. Mamma mia... Pour aggraver mon cas, il se trouve que je suis un lecteur de la revue littéraire L'Inconvénient. Ça, ça reste entre nous par exemple, je n'en ai pas parlé aux copains, je la lis en cachette, je veux pas finir tout seul. Le prochain numéro, à paraître cet automne, traitera de ce sujet : L'anti-intellectualisme au Québec.