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Quand les CPE prennent les parents en otage

26/04/2013 11:54 EDT | Actualisé 26/06/2013 05:12 EDT
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Children playing with blocks on the floor - focus on the boy's face

Les CPE: un service gouvernemental au service des familles vous dites? Ah bon. Comment se fait-il que des responsables de service de garde puissent avoir autant de pouvoir pour transformer une petite vie de famille paisible en cauchemar?

Histoire vécue

Connaissez-vous le recours au « bris de confiance »? C'est le recours le plus courant pour les responsables de service de garde (RSG), quelle que soit la situation. Un parent veut demander une réunion de parent et la responsable ne veut pas? Bris de confiance! Un parent questionne l'état émotif de ses enfants suite à des changements au service de garde et la responsable ne les croit pas? Bris de confiance! Un parent tente de transmettre des outils d'intervention à une intervenante pour un de ses enfants! Re-bris de confiance!

Qu'est-ce que le bris de confiance? C'est le recours que le gouvernement a laissé aux responsables de service de garde en milieu familial pour mettre fin sans préavis (du jour au lendemain) aux contrats de service de garde qui les lient aux familles. Selon mon expérience vécue, le bris de confiance est la porte facile que peuvent choisir rapidement des RSG lorsqu'une situation ne leur plait pas, que leur opinion diverge, ou qu'elles n'ont tout simplement pas envie de régler une situation.

Conséquence?

«Maman, j'ai perdu tous mes amis», me dit mon fils en pleurant...

Ce sont les familles qui paient! Pour avoir vécu un épisode dans lequel notre RSG a injustement invoqué le bris de confiance pour résilier notre contrat de service de garde un vendredi soir à 19h alors que je lui demandais une simple réunion de parent pour comprendre le départ précipité d'une autre famille qu'elle avait elle-même provoqué, je peux vous dire que la facture est lourde à payer. Impact émotif sur les enfants (perte de leurs amis, insécurité, perte de leur routine, déstabilisation), impact émotif sur les parents (soudainement la priorité devient la recherche d'un autre milieu de garde pour les enfants), impact financier (pour des parents à la pige, passer du temps à chercher des garderies = perte de revenus nette). Le tout dans un contexte où les places de garderie sont rares.

Service public, vous avez dit?

Ben bravo. Si mes impôts paient pour ce service public, qui paiera ma facture de 450 $/semaine que je dois assumer pour compenser l'absence de services à 7 $ dans ma région? Qui compensera les dommages émotifs créés à mes enfants? Qui se souciera que nos vacances d'été viennent de prendre le bord parce qu'on doit soudainement payer des gardiennes et des haltes-garderies?

Croyez-moi sur parole, ce n'est certainement pas notre ancienne RSG.

Dieu la bénisse!

Et Dieu bénisse les CPE!

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