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Mon Homard de la Gaspésie est arrivé et je sais qui l'a pêché!

03/05/2013 11:07 EDT | Actualisé 02/07/2013 05:12 EDT
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lobster isolated

J'ai reçu 2 beaux homards de la Gaspésie ce matin et grâce à leur médaillon de traçabilité, je sais que c'est une femme qui les a pêché, Marie-Josée Moreau, de Anse à Beaufils.

Sans blague, on peut maintenant retracer la provenance de nos homards gaspésiens, rencontrer le pêcheur qui les a capturé, et même voir comment se déroule la pêche au homard, directement sur le bateau. C'est extraordinaire!

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« La saison de pêche au homard de la Gaspésie commence le 20 avril et dure 68 jours » me dit le biologiste Jean Côté (photo ci-dessous), qui est venu personnellement me livrer les homards à la maison et me parler du programme de traçabilité. M.Coté est directeur scientifique au Regroupement des Pêcheurs professionnels du Sud de la Gaspésie, et instigateur de ce fabuleux projet.

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Du pêcheur à l'assiette, un simple code sur le médaillon attaché à la pince du homard, nous permet de transcender notre expérience gastronomique en une expérience culturelle. On n'a simplement qu'à entrer le code via le site monhomard.ca, pour découvrir le pêcheur et son bateau.

Et quel délice! Le homard de la Gaspésie est particulier dans sa finesse et son goût car il est pêché au Nord du Golfe du Saint-Laurent, dans des eaux froides au fond rocailleux. Je le préfère nature, avec un peu de citron mais pour ceux qui aime le tremper dans le beurre fondu, voici une délicieuse recette de beurre parfumé à l'érable et au piment chipotle.

Pour 4 homards : faire fondre ¾ tasse de beurre salé avec ¼ tasse de sirop d'érable et ajouter ½ c. à thé de piment chipotle moulu et 2 c. à soupe de persil frais haché.

J'adore cette nouvelle vague de rapprochement entre notre assiette et les pêcheurs, cultivateurs et producteurs. Il est selon moi, de première importance, de mieux connaître l'être humain derrière ce qu'on mange. Il est devenu primordial de savoir comment notre nourriture est produite et/ou élevée, à quel endroit et par qui. Et également de mettre en valeur ces gens, ces artisans, qui dédient leur vie à cultiver, élever et pêcher notre nourriture.

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Ça humanise le processus! La viande sur l'étagère de l'épicerie ne sort pas d'une machine toute emballée. Il y a eu au départ un animal, un éleveur qui s'en est occupé, ensuite un processus d'abattage de la bête et puis un boucher qui l'a découpée et peut-être emballée, si ce n'est quelqu'un d'autre.

Je félicite cet initiative du Regroupement des Pêcheurs du Sud de la Gaspésie et j'espère qu'il y en aura encore beaucoup d'autre à venir et ce dans plusieurs de nos sphères alimentaires.

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