LES BLOGUES

Le maire d'un Montréal français, laïque et intègre

02/11/2013 12:12 EDT | Actualisé 01/01/2014 05:12 EST

Bonjour,

Je suis éditeur de livres depuis 20 ans et j'ai fondé Les Éditions des Intouchables en vendant mes livres dans les bars. J'ai mené ma barque contre vents et marées et malgré les embûches, j'ai réussi à vendre cinq millions d'exemplaires de mes livres, dont un million à l'étranger. Amos Daragon et Aurélie Laflamme sont mes plus grands succès, mais j'ai aussi publié des personnalités publiques de renom comme Normand Lester et Jacques Parizeau. En tant qu'éditeur, j'ai toujours dénoncé le copinage dans le milieu littéraire et mon franc-parler m'a fermé les portes des prix littéraires et des subventions.

Je me définis comme un homme d'affaires de gauche et les combines et les passe-droits m'ont toujours dégoûté. Je me suis lancé en politique dans le but de mettre de l'ordre dans la cabane. Mes deux chevaux de bataille sont la défense et la promotion du français et l'intégrité, d'où le slogan de mon parti, Intégrité Montréal : 100 % français ; zéro corruption.

Mes adversaires ne font pas la différence entre le bilinguisme individuel et le bilinguisme collectif. Sur une base individuelle, parler l'anglais, c'est très bien et j'encourage d'ailleurs à parler le plus de langues possible, mais dans toute ville bilingue, il y a toujours une langue qui empiète sur l'autre et à Montréal, depuis 15 ans, l'anglais progresse au détriment du français. Denis Coderre a récemment révélé au journal The Suburban qu'il était contre la loi 101 et Mélanie Joly a continuellement attaqué la loi 101 alors qu'elle siégeait au Conseil supérieur de la langue française. Le premier article de la charte de la ville dit que Montréal est français, mais c'est une coquille vide. Montréal se comporte comme une ville bilingue et moi, je veux que le français soit la langue commune de tous les Montréalais. Ma position est claire, nette et précise et contrairement à mes adversaires, je ne pratique pas le double discours.

Je suis le seul chef de parti à m'être prononcé pour la Charte des valeurs. Mes adversaires sont dans une dynamique partitionniste en voulant faire de Montréal une entité à part du reste du Québec. Je le dis et je le répète : Montréal est la métropole du Québec et non pas une banlieue d'Ottawa. Mon équipe et moi sommes fiers d'être Québécois et nous avons un profond attachement pour le Québec.

Mon parti, Intégrité Montréal, est le seul parti qui n'est pas associé au Parti libéral du Canada, considéré comme le parti le plus corrompu de toute l'histoire du Canada. Mélanie Joly n'a aucune crédibilité quand elle affirme qu'elle veut combattre la corruption, alors qu'elle entend donner l'amnistie aux entreprises qui ont escroqué Montréal. Même son de cloche pour Marcel Côté, qui veut continuer à donner des contrats aux entreprises qui sont sur la liste noire de l'AMF. En ce qui a trait à Richard Bergeron, son obsession du tramway prend toute la place et la lutte à la corruption ne sera pas une priorité s'il est élu. Quant à Denis Coderre, seuls les naïfs peuvent croire qu'il est la solution. En ce qui me concerne, je le dis depuis le début que je préfère mourir que d'être croche et je vais défendre le principe d'intégrité au péril de ma vie s'il le faut. Zéro corruption, un point, c'est tout ! Le contrôle des dépenses sera d'une transparence absolue et qui plus est, je m'engage à lutter contre le copinage et la surfacturation. J'ai des amis personnels, mais pas d'amis politiques et avec moi et mon parti, il n'y aura pas de retours d'ascenseur. À l'heure actuelle, la surfacturation est un fléau aussi grave que la corruption. Quand ça devrait coûter 100 000 $, les entreprises, qui ont des contrats de la Ville, facturent 2 M $ et on leur signe leurs chèques pareil. C'est inacceptable et si je suis élu maire de Montréal, je vais mettre fin à ce système. Pour y arriver, il faudra beaucoup de courage et de détermination et je suis convaincu d'être l'homme de la situation.

Depuis le début de la campagne, on m'a donné peu de visibilité. J'ai su de source sûre que les dés étaient pipés et que l'échantillonnage des deux sondages émanait de l'ouest de l'île pour faire en sorte que j'aie de mauvais scores et qu'on puisse m'exclure des débats. La présente campagne a été tout sauf démocratique. On a donné 97 % de visibilité médiatique aux quatre « principaux » candidats et à moi que 2 %. De toute évidence, l'establishment et les médias ne veulent pas que ça change. Pourtant, le peuple veut des changements et moi aussi, c'est ce que je veux. En m'engageant à m'attaquer à la surfacturation, j'ai mis le dos sur le bobo et l'establishment qui profite de ce système véreux a tout fait pour me barrer le chemin. Si voter pouvait changer le système, ça serait illégal, dit le vieil adage. Eh bien, voter pour Michel Brûlé, c'est défier le système !

Meilleures salutations.

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Ce que les maires ont laissé à Montréal

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.