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La Terre empoisonnée

02/11/2013 09:51 EDT | Actualisé 02/01/2014 05:12 EST

Le Devoir rapportait mardi qu'une coalition de groupes environnementaux du Québec m'a écrit une lettre à l'occasion de la Conférence annuelle de l'Association pétrolière et gazière avec l'intention de me provoquer.

C'est réussi! J'écris ce billet sous le coup de l'indignation.

Le groupe accuse mon industrie de chercher à empoissonner l'environnement. Il ajoute ensuite que leur accusation est fondée sur la position de la Banque mondiale, de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de la communauté scientifique.

Vraiment? La Banque mondiale, l'AIE et même la communauté scientifique croient donc que nous tentons d'empoissonner l'environnement?

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Notre industrie repose sur la science. Nos travailleurs sont en grande partie des ingénieurs, des géologues, des géophysiciens et de nombreux autres scientifiques hautement spécialisés. Ce sont aussi des professionnels régis par des normes et des lignes de conduite.

En outre, nos travailleurs vivent aussi dans l'environnement. Nous sommes non seulement des scientifiques, mais aussi des randonneurs, des skieurs, des chasseurs, des pêcheurs, des cyclistes et des parents. Hé oui, aussi vraisemblable que cela puisse paraître, nos travailleurs ont aussi des enfants! Nos travailleurs aiment boire de l'eau saine et respirer de l'air frais, tout comme leurs enfants.

Comment peut-on envisager que des travailleurs, qui se trouvent parmi les plus qualifiées, les plus savants et les plus expérimentés, ne mettent pas en application leurs savoirs dans leurs décisions au quotidien? Nos travailleurs sont les voisins d'enseignants, d'infirmiers, d'autres travailleurs du secteur pétrolier et même d'environnementalistes. Et ils vivent avec leurs enfants aussi.

Sans énergie, les hôpitaux, les écoles, les iPhones ou même les bicyclettes n'existeraient pas. L'énergie est le fondement de notre société et elle nous concerne tous. Les consommateurs font face à une multitude de choix énergétiques et peuvent décider de la façon d'équilibrer leur « régime » énergétique. Nous améliorons les choix énergétiques tous les jours, ce qui renforce du coup l'équilibre de notre « régime » énergétique.

Je suis fier de notre industrie. Nous travaillons fort, très fort... Ce n'est pas évident d'offrir l'énergie dont tout un chacun a besoin à un prix abordable, tout en réduisant constamment notre empreinte écologique. Pourtant, nous y parvenons. Nous y parvenons en mettant de l'avant de remarquables innovations technologiques.

Nous lisons également les rapports de la Banque mondiale et ceux de l'AIE. Nous sommes des scientifiques qui possédons une expérience concrète et qui sommes à même de comprendre la signification de tels rapports. Ils ne signalent aucunement que notre industrie essaie d'empoissonner l'environnement. N'est-ce pas le comble du ridicule? Ces rapports signalent plutôt qu'il faut poursuivre nos travaux. Il faut trouver de nouvelles et de meilleures technologies. Il s'agit de la seule façon de pouvoir continuer à profiter d'énergie abordable et à réduire notre empreinte écologique.

Nous partageons cette position. Nous la vivons au quotidien.

P.-S. Nos détracteurs devraient lire la section du rapport de l'AIE qui indique que nous sommes entrés dans l'âge d'or du gaz naturel. Barack Obama parle du gaz naturel comme de la future énergie verte de l'Amérique. Pourtant, les manifestants du Québec entravent le développement du projet de gaz naturel Utica, qui est sans doute la source de gaz naturel la plus propre qui soit en Amérique du Nord. Et ils se disent fiers d'eux?

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