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Lettre à une ado un peu perdue

10/06/2016 10:05 EDT | Actualisé 11/06/2017 05:12 EDT

Ma toute belle,

Je t'écris ces mots aujourd'hui, parce que ce sont exactement les mots que j'aurais voulu lire, à 15 ans. Des mots qui font du bien et qui donnent espoir. Des mots qui vont faire briller ton regard, des mots qui te rendront puissante. Tu sais, il y a quelques années, j'étais au même point que toi. Je n'avais pas vécu de grands drames, j'avais une vie calme et rangée, j'avais une famille tellement précieuse et des amies en or... Mais je le sais aussi bien que toi, ça ne suffit pas à faire taire les petites voix qui te disent que tu n'es pas assez belle, pas assez drôle, pas assez fonceuse, pas assez populaire.

Ces mots-là, même si tu refuses de l'admettre, te brisent un peu plus tous les jours. Avoir une belle vie, mais pas de confiance en soi, ça annule un peu l'effet WOW de ta vie de rêve. Et là, je t'entends déjà me dire que tu n'es pas à plaindre, que tu es loin d'être malheureuse, qu'il y a des ados qui vivent bien pire... Et je sais pertinemment que tu as raison. Et ça prouve à quel point t'es belle en dedans. Mais je sais aussi qu'avec une bonne dose de confiance en toi, tu serais mille fois plus forte et heureuse. Et tu sais ce qui te manque pour la gagner, cette confiance? Il te manque ces mots-là:

J'ai été à ta place. Ça ne fait que 6 ans que j'ai quitté le secondaire. Mais j'ai l'impression que ça fait 15 ans tellement j'ai gagné en confiance. Comme toi, j'ai trop souvent refoulé de grandes ambitions, préférant me blottir dans mon petit confort. Et c'est normal. À 15 ans, on ne comprend pas vraiment le trip des adultes qui cherchent à tout prix à sortir de leur zone de confort. Mais si tu essaies, juste pour le fun, juste pour toi, sans le dire à tes amis (je sais que tu as peur de leur jugement!), tu vas vite comprendre que c'est dans l'inconfort qu'on vit de belles choses magiques. N'aie pas peur. Il n'y a rien de bien effrayant, personne n'est mort d'être sorti de sa zone de confort. Tu vas essayer, promis?

Je veux aussi te dire que même si tu ne fais pas partie de la «gang des populaires», c'est bien correct. Tu vas vite réaliser qu'après le secondaire, les membres de cette gang-là sont soudainement pas mal moins impressionnants. Il y en a même certains parmi eux qui ramperont à tes genoux dans quelques années. Et bien souvent, ce sont ceux qui t'ont fait vivre des misères dans le couloir entre ton cours de maths et ton cours d'anglais.

Alors que tu réaliseras tes rêves, ils te supplieront de les aider à réaliser les leurs. Crois-moi, je l'ai vécu! Et à ce moment-là, c'est à toi de faire un choix: soit tu les aides, parce que tu es une personne incroyablement généreuse, soit tu les laisses derrière toi et tu continues ton chemin, parce que ce qui appartient au passé reste dans le passé. Moi, j'ai opté pour la deuxième option, mais à toi de faire tes choix.

Maintenant qu'on parle de choix... J'ai envie de te conseiller d'écouter ton cœur. On s'en fout que tes amis te jugent, que tes profs ne croient pas en toi, que tes parents s'inquiètent (bon, ça, on ne s'en fout pas complètement!)... La petite voix qui te dit de quitter le pays après le secondaire pour apprendre l'anglais en Angleterre, elle se trompe rarement. La petite voix qui te dit de lancer ton entreprise, même si t'as juste 17 ans, elle ne te dit pas ça pour rien. Et la petite voix qui te dit de faire le ménage de ta vie, elle a pas mal toujours une bonne raison de te balancer ça. Écoute-la!

Dans le fond, ce que je veux te dire depuis le départ, c'est qu'en dedans de toi, t'as tous les outils pour devenir une femme incroyable. Maintenant, il ne te reste qu'à apprendre à les utiliser.

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