Cher manifestant,
Je te vois te préparer tous les soirs, armés de tes carrés de feutre rouge? Je te vois utiliser le #ggi de ton compte Twitter afin de transmettre au monde tes impressions sur la foule en direct. Fais gaffe, n'écris pas en marchant, tu pourrais heurter un policier masqué.
Comment te sens-tu, impliqué dans cette manifestation spontanée diffusée en direct sur LCN? Quels sont ces nouveaux slogans liés à la gratuité scolaire que tu énonces? Comment ces termes sont-ils devenus familiers à ton vocabulaire? Moi qui récemment m'époumonais à dire que les jeunes n'étaient pas atteints d'inertie socio-politique, ta très grande proactivité me surprend. Que s'est-il passé en l'espace d'une session?
Est-ce le printemps érable? Le ras-le-bol des libéraux? La corruption à Mascouche? L'ingérence des syndicats dans le dossier étudiant? Pourquoi, tout à coup, es-tu dans la rue pour dénoncer une décision gouvernementale? Sais-tu que l'enjeu discuté est le financement des universités?
Mes questions peuvent te sembler naïves, mais je ne te comprends pas. Tes 20 ans font de toi (tout comme moi) un contribuable au potentiel inégalé. Or, tu le sais, nous sommes moins que nos parents. Nous avons certes des meilleures perspectives d'emploi, mais nous sommes surtout moins,collectivement, à payer pour nos besoins. Notre gouvernement est également très endetté. Ce qui me questionne avec ta manifestation, c'est qu'une fois ta revendication accordée, qui va payer pour tous nos services sociaux? Encore nous.
Ne te rends-tu pas compte, cher manifestant, que la hausse dénoncée aujourd'hui aura nécessairement un impact sur la hausse de demain. La hausse de tous les tarifs de l'État, de l'électricité, en passant par la santé et les cotisations aux régimes de retraite. Détrompe-toi, je ne la veux pas plus que toi, mais n'est-ce pas mieux d'accepter les dernières offres liées à la bonification des prêts et bourses, obliger un meilleur financement des universités et ensuite, réclamer un véritable plan des générations? Un plan de match qui saurait répartir le poids financier de notre système équitablement par génération? Tu augmentes les frais de scolarité, j'accepte de payer 10$ pour la garderie et ma mère paie 300$ par année pour l'utilisation du système de santé. On développe notre potentiel énergétique québécois et on augmente les pénalités aux entreprises polluantes. Deal?
Tu vas me traiter de tous les noms. Me dénoncer dans la rue. Dire que je suis de droite. Que je me suis qu'une libérale. Non, manifestant. Je suis fière de ton action politique. J'essaie simplement de répondre collectivement à un problème collectif. Tu peux t'époumoner dans la rue. Tu peux dénoncer les dérapages de la corruption. Tu peux crier haut et fort que nous avons les moyens de nous payer la gratuité scolaire. À terme, ce sera toi et moi (et nos enfants) qui paierons. Si on offrait avec une solution plutôt qu'une manifestation?
Suivre Mélanie Joly sur Twitter: www.twitter.com/melaniejoly
Dans tout le brouhaha de cette contestation ¨étudiante" votre texte ramène les pendules à l'heure.
Propose-nous une "solution plutôt qu'une manifestation" . Voilà qui est bien.
À ce que je vois, la "solution du gouvernement" assurent l'accessibilité à l'instruction des classes pauvres et moyennes. Seuls les riches ont encore un problème . Ah ben....
Les associations doivent gagner sinon elles pleurent. EIles accepteront si la solution provient d'elles, sinon elles refuseront tout, même le meilleur et le raisonnable. Allons-y par l'absurde. Elles ne veulent pas de l'offre alors que le gouvernement retire son offre. (ce sera dommage pour les classes pauvres et moyennes) et vous verrez que les associations seront CONTRE ce retrait. Alors. elles sont POUR ou CONTRE. Ooups....
Entre temps il met sur pied une commission parlementaire, qui ne coûte rien aux contribuables, qui, dans un premier temps, écoutera tous les intéressés: les étudiants, les recteurs, les économistes, les élus, le public et qui, dans un deuxième temps, suggérera une ligne de conduite au gouvernement.
En contre-partie, les étudiants mettent fin à leur grève aussitôt cette commission annoncée.
C'est d'ailleurs ce qu'il aurait dû faire il y a des lunes plutôt que de laisser la situation se gâter comme actuellement.
Fait à noter, nous nous accomodons très bien du coût des F35. Qui au Québec se lève pour dénoncer les dépenses militaires en hausse constante? Personne. Mais par contre, nous voulons contraindre les étudiants à payer plus pour leurs études. A réfléchir.
Les sommes économisées par un futur Québec souverain sont proprement colossales.
Et le résultat est net: lorsqu’on a tout compté et tout décompté, un Québec souverain économiserait 2 milliards par an. C’est le coût du fédéralisme. Et cela inclut, évidemment, la péréquation. (Autrement dit, puisque le Québec reçoit 8 milliards de péréquation, il économiserait 10 milliards par an en se retirant de la fédération.
Crois tu qu'il va écrire un livre qui vente le Canada? Bien sur que non il vit pour le détester et il est découragé que 67% des québécois voteraient contre la séparation selon les derniers sondages
Sans rapport avec le sujet : trollage
Il faut pelleter des nuages avant de déplacer une montagne.
Toutes les grandes réalisations de l'humanité ont débuté par un rêve irréalisable.
Et tout ceux qui ont voulu éteindre le feu se sont fait brûler dans le brasier.
Vive le Québec libre et indépendant.
Il a beaucoup mieux à offrir à l'humanité que le Canada !
Par exemple, mettre à profit nos chers cerveaux de dernière génération pour augmenter la richesse collective.
Il faut faire confiance à la vie et cesser de se faire des peurs.
Ce qui me fait le plus peur ce sont ceux qui nous disent de faire confiance à la vie. On ne règle rien en pelletant des nuages.
On s'enrichit en investissant. L'éducation est un investissement.
.
sbelangerQc : «On ne règle rien en pelletant des nuages.»
On ne bâtit rien sans y penser en premier.
Si vous observez un peu plus loin, les pelleteurs de nuages sont allés sur la lune, bâti des cathédrales, institué les Droits de l'Homme et un paquet d'autres détails qui constituent le patrimoine mondial.
Si vous êtes né avec un signe de $ écrit dans le front, ce n'est peut-être pas votre problème, mais ça risque un jour de devenir le nôtre.
La vie est plus forte que la peur. Travailler contre elle rend malade.
D'où mon interrogation.
Malheureusement les etudiants sont conseillés par les syndicats! Et ces derniers ont un autre agenda...
On est deja les plus taxés en Amerique du Nord et vous suggerez d'augmenter encore la contribution de la classe moyenne ecrasée par le poid de toutes nos charges sociales???
Non seulement on est les plus taxés, mais nos services s'effritent. Ca vous dit quoi ca? Ca veut dire que nos procedes sont inefficients et qu'on n'en a pas pour notre argent.
Alors le probleme est du cote des finances publiques. Qu'on fasse le menage et qu'on coupe tout le gras dans notre bureaucratie a outrance. C'est la qu'est l'argent.
Et parlant de "payer plus", combien ça nous coûterait de plus en impôts pour maintenir le gel des frais de scolarité? Quelqu'un a déjà fait le calcul? Et là je ne parle même pas de gratuité scolaire, juste un maintient du gel des frais actuels; un sou par jour, deux? Est-ce si cher payé si cela permet à un plus grand nombre la possibilité de faire des études universitaires?
Dette brute ou dette nette?! !? Vous avez raison. Peu de gens connaissent la différence, mais plusieurs balancent des chiffres en l'air sans savoir de quoi ils parlent. Ils les lancent pour faire bonne «Huffpress»(!) Misère! Je suis loin de croire qu'ils ont fait les facs(!) Bref. Il ne sert à rien d'alimenter les «trolls» encore moins, si en plus, ils sont devenus néo-réactionnaires. S'ils connaissaient au moins les règles simples de la fiscalité, ils n'oseraient même plus parler de garderies à 7 $. M'enfin!
Discours populiste hier dans la file d'attente pour l'autobus : «On devrait leur mettre du plomb (lire des balles) entre les oreilles, les tirer dans les jambes...» Belle mentalité.
Du plomb (lire intelligence) en voici.
http://blogue.onf.ca/2012/03/23/vendredi-cinema-histoire-des-trois
L'université?! Gratos. Point barre. L'adversité!? Jamais. On ne naît pas à la masse ni percuté, on le devient avec le temps. Je ne jette pas de perles aux pourceaux, mais là, faudrait peut-être que certains fassent un effort. Et puis, merde! Vous les paierez les frais de scolarité de vos descendants et j'espère qu'ils soient de plus de 20 000 $ dans 7, 10 ans voire plus. Vous viendrez «gueulez», mais ils sera trop tard parce que moi je n'y serai plus pour vous couvrir avec mes impôts. Bande de...
Les plus fins (lire «smarts») liront «Le vieillard et les trois jeunes hommes». En espérant qu'ils comprennent, ce dont je ne doute pas. Les autres... Go, ogle!