Maxime Guérin

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Un parti pour les citoyens, par les citoyens

Publication: 16/04/2012 00:07

En partant, j'ai une confession à faire. Je suis un ex-Adéquiste. Ma démarche, vers le progressisme, a commencé avec mon baccalauréat en Droit à l'Université Laval. J'ai eu la chance de m'impliquer auprès d'organismes communautaires, ce qui m'a ouvert les yeux. Mon regard s'est alors porté plus à gauche, je me suis ouvert aux autres, aux individus plutôt qu'à l'individualisme. Je me considère dorénavant comme un partisan du progressisme, ayant moi-même contribué à la vague orange au Québec.

En même temps, j'ai appris qu'un ancien camarade de classe avait claqué la porte de la présidence de l'association de circonscription du PLQ dans Jonquière. Plus tard, j'apprenais qu'il créait un parti politique. J'ai pris contact avec ce vieil ami, Alexis St-Gelais, et nous avons jasé. J'étais mûr pour m'investir dans un projet politique progressiste. Là en sont mes valeurs maintenant. L'Union citoyenne du Québec m'a attiré, après que la CAQ m'ait déçu. J'avais besoin d'air frais et, surtout, d'un parti pour les citoyens par les citoyens. C'est là que l'aventure a pris naissance. Me voilà donc investi à grand temps et à grands efforts dans un groupe politique qui cherche à rejoindre les gens qui n'en peuvent plus d'avoir à supporter le Parti libéral du Québec comme seule option. Vous comprendrez que je suis un fédéraliste, mais comme mentionné dans mon blogue précédant concernant la CAQ, je me décrirais plutôt comme un provincialiste ou encore un fédéraliste de coopération. C'est ce vers quoi tend l'UCQ. L'UCQ cherche à développer un créneau peu utilisé dans l'historique québécois : la négociation interprovinciale. Voilà donc la position «constitutionnelle», pour l'appeler ainsi.

Nous, UCQuistes, tentons de rejoindre ceux qui croient au progressisme, c'est-à-dire au principe selon lequel les gens ne devraient contribuer qu'en fonction de leur capacité à le faire. C'est une idée à laquelle semblait vouloir s'agripper le PLQ. Par contre, on constatera que le PLQ déroge, de plus en plus, à cette idée. Quand je parle d'un parti pour les citoyens par les citoyens, c'est que nous croyons qu'il y a une l'élite politique au Québec et qu'elle est défraîchie, vieillotte et, à la limite, corrompue.

Nous croyons aussi qu'un État québécois prospère est un État vert, i.e. écologique et responsable. Nous croyons que nous devons nous donner les moyens de prendre possession de nos richesses et d'en faire la juste redistribution. Aussi, la classe politique et ses représentants doivent être des leaders afin de favoriser une économie forte, prospère et progressiste en s'assurant de tendre vers une conscientisation environnementale. Nous avons le fardeau d'une dette dont il faut s'occuper, un énorme lot de richesses naturelles à exploiter de manière durable et responsable, un système de santé public à préserver et à améliorer, un système d'éducation à rendre accessible et à financer tout en ayant à cœur le fait que les générations futures seront celles qui hériteront de chacun de nos faits et gestes.

Ce qui nous distingue, enfin, c'est que nous n'avons aucune prétention. Toutes nos propositions sont sujettes à adoption par les membres ( www.ucquebec.org ), un Chef est à élire, les représentants des régions aussi. Nous cherchons des citoyens, jeunes comme plus âgés, qui veulent s'investir de façon humaine dans un parti qui se veut être la voix de ceux qui n'ont aucune alternative dans leurs choix politiques au Québec. Je pense notamment aux anglophones, aux membres des premières nations et aux nouveaux immigrants. Nous nous devons d'être la voix de ceux-ci, entre autres.

Au plan strictement analytique, certains plaideront que notre cause ne fait que diviser le vote. Encore une fois, vous constaterez, en paraphrasant Thomas Mulcair, le leader du NPD, qu'il n'y a au Québec qu'une option claire pour ceux qui croient au fédéralisme canadien : le Parti libéral du Québec. Encore là, le fédéralisme du PLQ est à revoir, il est plutôt axé sur le statu-quo. Le reste des électeurs se diviseront alors le vote souverainiste. La CAQ, elle, ne fait que reprendre les parts de l'ADQ! Pour moi, en tout cas, une des beautés qui reste du parlementarisme britannique c'est la possibilité d'avoir plusieurs partis. Côté représentativité, par contre, ce serait sérieusement le temps de s'y pencher, de faire un choix de société non?